×25 juillet / 18:50 : Maison des O'Malley's, Sydney, Australia×
Snow's head
- C'EST UNE BLAGUE ? Dis-je en criant.
- Snow, calme-toi, s'il-te plait... Demande ma mère.
- Me calmer ? Tu nous avait dit que c'était la dernière fois qu'on déménagerait quand on s'est installé ici. J'aime Sydney, maman, dis-je, plus énervée que jamais.
- Je suis sincèrement désolée ma chérie, mais mon boulot à besoin de moi à Toronto.
- Ah bah c'est la meilleure celle-là ! C'est hyper loin d'ici en plus. Je serais loin de tout mes amis.
- Tu t'en feras d'autre là-bas, comme à chaque fois qu'on a déménagé. Et tu pourras encore leurs parler et les voir pendant les vacances.
- Après Toronto on ira où, en Russie ? Dis-je d'un ton sarcastique.
- Non. J'ai eu une super promotion à l'hôpital le plus grand de là-bas, et on y restera le temps qu'on voudra.
Ma mère est médecin, chirurgienne pour être plus exacte. Elle est très douée dans son domaine, donc on voyage selon les bons hôpitaux où elle est demandée. Je suis née à Sydney, puis on est parti à Seattle, à Londres, puis à New York, on est allé à Berlin puis on est rentré à Sydney depuis 2 ans. J'ai 16 ans, et j'ai habité dans 5 villes différentes, et 3 continents différents.
- On part quand ? Je demande en croisant les bras.
- À la fin des vacances d'été, normalement, répond ma mère.
- Et comment Tris' à réagi ... ? Je demande.
- De la même façon que toi, c'est pas pour rien que vous êtes jumeaux, dit-elle en souriant.
Elle m'embrasse la joue, et sors de ma chambre.
Je claque la porte en prenant soin de faire beaucoup de bruit pour montrer mon énervement.
Je me regarde dans le miroir. Des petites larmes s'échappent des mes yeux. Pas des larmes de tristesse, seulement des larmes d'énervement.
Ma mère nous avait promis qu'on ne déménagerait plus.
Ces larmes sont sûrement dû aussi à l'atroce sentiment de ne pouvoir s'attacher à rien et personne. Mais je m'y suis habituée.
Je m'y suis habituée, car j'ai perdu tout à quoi je tenais, à part ma mère et mon frère.
J'ai perdu l'espoir de voir mon père un jour, j'ai perdu mes amis auxquels je tenais, j'ai perdu les affaires auxquels je tenais, j'ai même perdu l'espoir de pouvoir m'attacher à quelqu'un, quelque chose ou à quelque part un jour.
Le secret est de seulement se persuader que vous n'y tenez pas. Même si, ça peut être très dur, on s'y habitue après quelques années.
On me dit souvent que mon nom me va très bien, que mon nom est le seul adjectif qu'on pourrait donner à mon caractère ; tout le monde me trouve froide, comme la neige. À croire que ma mère m'a nommé comme ça en connaissant mon futur caractère.
On m'a déjà dit aussi, une fois seulement, que je suis la chose la plus froide dans ce pays au climat si chaud.
Je n'ai peur de rien. Je n'aime presque personne, et quand j'en aime une, ce qui est très rare, je ne m'attache pas à elle.
Imaginez juste à quel point je passe pour une sans coeur.
Mais toutes les personnes qui me jugent, comme ça, ne me connaisse pas. Elles ne savent rien à propos de moi.
Mais quand je m'attache à une personne, ça veut dire que je le serait durant toute ma vie. Quand je serait enfin attaché à une personne, je lui donnerai toute l'attention du monde, je serais attentionnée envers cette personne, et lui offrirait les étoiles. Si cette personne, cette personne à laquelle je vais m'attacher, existe, elle m'aura sauvé. Sauvé de cet horrible gouffre sans fond, qu'est le fait de ne rien aimer. De se l'interdire soi-même, sans le vouloir.
Ça fait 10 ans que je ne m'attache plus à rien.
J'attrape mes écouteurs, les branchent à mon portable et me balance sur mon lit avec *San Francisco* des 5 Seconds Of Summer à fond dans les oreilles.
Je ferme les yeux en laissant défilé ma playlist des 5SOS, en ne pensant à rien d'autre que les paroles de mon groupe préféré.
*
J'ouvre les yeux quand je sens quelqu'un s'assoir à côté de moi et poser sa main sur mon genoux.
- Ça va ? Me demande mon frère jumeau, Tristan.
- Ça pourrait aller mieux. Toi ?
- Pareil.
- On est pareil, dis-je en rigolant.
- On l'est pas ! Arrête de dire ça, répond-il en rigolant, lui aussi.
- Viens s'il te plait, j'ai envie de voir si on se ressemble autant que ça physiquement, dis-je en me levant et me dirigeant vers mon miroir.
On se met côte à côte. On à les mêmes yeux verts, les mêmes cheveux bruns et souple, les mêmes taches de rousseurs bien centrés sur le nez, les mêmes lèvres rosés.
Son teint est plus foncé que le mien, et ses cils sont plus courts mais pas moins foncés. Il est plus grand, d'à peu près 15 centimètres.
Ma mère dit que l'on tient la couleur de nos cheveux de notre père, mais c'est la seule chose qu'elle nous dit vraiment; elle déteste en parler. On ne l'a jamais vu. Ma mère est tombée enceinte à 17 ans, c'était une erreur et malchanceuse qu'elle était, elle est tombée enceinte de jumeaux. Notre "père" avait 19 ans et il s'est barré dès qu'il a appris pour la grossesse de maman.
Les gens ont l'habitude de nous dire que nous sommes la même personne, en deux corps différent, ce que Tris' déteste.
- On se ressemble vraiment en fait. Bien que je sois belle et toi dégueulasse.
- Inverse pas les rôles, la naine, dit-il en me tapant l'arrière de la tête.
- Arrêtes de me frapper connard, dis-je en rigolant et le poussant hors de ma chambre.
On va manger. Je fais un peu la gueule à mère jusqu'à ce que je vois qu'elle à commandé japonais; ma nourriture préférée.
HEY ! 💜
Ce chapitre est pourri mais bon, c'est le premier chapitre donc c'est normal 😁💙
J'ai hâte de vous publier le deuxième chapitre héhé 💕
Une question : Quelles sont vos fanbases ? 💘
Moi je suis Shawnie, Selenator, Potterhead et 5sosFam 💗🙆🏻
Love y'all, xx 💌
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Dear Snow » s.m
FanfictionDéménager et changer d'horizon, c'est à ça que se résume la vie de Snow. Beaucoup pourrait trouver ça difficile, de toujours se faire des nouveaux amis, de se détacher de ceux auxquels on tient, mais Snow ne tient à personne. Elle a appris à ne...
