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Depuis que j'avais apprise qu'Harry et Ron avait tenté de pénétrer dans le coffre fort de ma mère, c'est à dire Bellatrix Lestrange, je n'avais qu'une idée en tête. Il fallait que m'y rende. Tout les liens c'étaient faits dans ma tête : ma mère me torturant croyant que j'avais volé l'épée de Gryffondor dans son coffre, la question qu'elle répétait en boucle "Qu'avez vous pris d'autre ?", sa panique... J'étais presque sûr que Harry pensait y trouver un horcruxe et je sentais qu'il avait raison.

Théoriquement étant en fin de compte une "Lestrange" rien ne m'empêchait d'y acceder. Dans la pratique, j'étais captive de ma famille et n'avais aucune bonne excuse pour m'y rendre...

Je me renfermais sur moi même à cogiter sur mille et une solution, et mille et un plan. Si seulement les livres pouvaient m'offrir des réponses rien qu'en les ouvrants ! Harry et Ron me manquaient tellement... Plus le temps passait plus le vide de leur absence s'agrandissait tel un poids dans mon ventre. On était le trio d'or ! L'un sans les autres ne pouvait pas fonctionner. Si Ron avait été là il aurait sortit une bêtise tellement stupide qu'excédée je l'aurais contre-dit et un plan logique serait apparut comme par magie dans ma tête. Bien sûr sans Harry l'idée serait resté à l'état de plan sans jamais vraiment voir le jour, c'est lui qui nous pousse toujours à l'action. Pour le meilleur et pour le pire on peut le dire.

C'étaient mes meilleurs amis. Comment pouvaient ils seulement me croire morte sans aucune preuve ? C'est vrai qu'habituellement les mangemorts n'étaient pas réputés pour épargner des vies, mais ne la sentaient ils pas ? Après tout mon energie magique n'avait pas disparu de cette planète.

Depuis notre confrontation Narcissa s'adressait à moi avec des pincettes. Malgré tout je la surpris à plusieurs reprise à m'observer avec inquiétude et tristesse, je crus même apercevoir un instant un élan d'affection. Cependant je n'attendais rien de sa part, elle n'avait pas été capable de sauvé Drago, son propre fils de cet enfer ;comment aurait elle pu m'aider ?

Pourtant contre toute attente c'est ce qu'elle fit.

- Hermione j'aimerai que tu nous retrouves dans le salon après le déjeuné. Nous avons à te parler.

M'avait elle fait savoir en désignant d'un geste élégant du bras Rodolphus, Bellatrix et Lucius. Les deux hommes affichaient un air grave comme si la gravité de leurs futurs paroles leurs pesaient déjà sur la conscience. De son coté Bellatrix fronçait le né et grinçait des dents, gesticulant de mécontentement.

-C'est une mauvaise idée. Je vous aurais prévenu ! Des imbéciles voilà ce que vous êtes !

Cracha t-elle avant de quitter la pièce n'y tenant plus.

-Bellatrix !

Rodolphus avait grogné contre son épouse en rogne sans vraiment tenté de la retenir.

Ma curiosité éveillée par cet échange, je dus me faire violence pour ne pas poser de question et patienter jusqu'à l'après -midi.

Par la suite, l'heure venu, Bellatrix était absente quand j'arrivais dans le salon. Les trois autres occupants du manoir étaient installés sur les divans de cuire noirs. Après un instant de silence tendu mon père m'invita à m'assoir face à eux sur un fauteuil dans le même style que les divans. Ce fut Narcissa qui engagea le sujet auquel mon oncle et mon pere semblaient encore émettre une certaine résistance, du moins à aborder de vive voix.

-Drago est parti depuis maintenant deux semaines et il est tout à fait compréhensible que ce soit encore dur pour toi de t'habituer à nous... et de vivre dans un environnement, comment dire... pesant ? Mais cela bien sûr cessera une fois la guerre finit.

Hermione Rigelle Black LestrangeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant