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Le ciel bleu azur brillait intensément, presque trop. Le soleil blanc, pâle, était seul dans ce ciel dégagé de tout nuage. Il faisait beau. L'air doux et chaud de l'été caressait mes épaules dénudées. Un banquet était installé dans le jardin de la demeure Parkinson. Les hôtes avaient fait les choses simplement pour une fois. La décoration sobre loin de toutes leurs extravagances habituelles contrastait avec l'allure "trop" voyante du couple Parkinson. Mais pour ce jour ils avaient su faire un effort et laisser de côté leur besoin d'être au centre de l'attention pout céder cette place à leur fille unique. Elle le méritait, après tout Pansy était une femme fabuleuse, elle méritait son heure de gloire. 

Je me sentais un peu étrange dans cette longue robe élégante qui ressemblait plus à ma petite amie qu'à moi-même. Elle était lourde et épaisse mais j'avais cette impression en la portant d'être à nue devant tous ces gens qui me fixaient de leurs yeux avides et curieux. Malgré la situation les parents de Pansy ne m'avaient toujours pas adressé la parole mais cela n'avait que peu d'importance. C'était pour le petit être que je tenais aux creux de mes bras que je m'inquiétais. Je priais chaque seconde pour qu'un jour ses grands-parents l'acceptent. Dès qu'on leur avait présenté le nouveau venu de la famille Parkinson au sang-melé, ils avaient tournés les talons sans un regard de plus pour le nourrisson. Ils n'avaient même pas demandé son nom. Un tel comportement me déchirait le cœur, mais je n'avais pas vraiment eu le temps de m'y attarder. 

Pendant que Molly, Cloth et moi étions occupé à aider Pansy dans son accouchement, Harry avait vaincu Lord Voldemort. Nous étions libre. Malheureusement l'heure de la victoire n'était pas encore aux réjouissances ces derniers jours... La journée qui suivit fut destinée aux blessés et à prévenir les familles des décédés. Les corps des rafleurs et des mangemorts sans famille avaient été incinéré dans l'après-midi sans plus de cérémonie et les cendres jetées dans une fosse commune creusée à cet effet. Avant d'être emmené à Askaban Rodolphus avait réussi à me faire parvenir un message en plaidant être le père d'une "héroïne de guerre". On me fit donc parvenir dans la soirée une lettre avec une unique exigence : Placer les cendres de ma femmes dans le caveau familiale. Bien entendu on m'avait très mal regardé quand j'avais fait suivre sa demande. J'avais que faire leurs regards, ils pouvaient dire ce qu'ils voulaient et leur bouches aussi. Oui j'étais une Lestrange et je savais aujourd'hui que jamais je ne renierai ce nom. J'étais une Lestrange et fière de l'être, car mon nom ne faisait pas vie. Il ne me définissait pas. J'étais la Lestrange qui avait participé à la chute du Mage Noir presque plus que n'importe qui. Seul Harry, Ronald, moi-même et Neville qui avait égorgé Nagini, avions eut à faire avec les horcruxes de Voldemort. Seul nous l'avions vraiment affronté de face. 

Le deuxième jours qui succéda la bataille, ainsi que le troisième fut une succession d'enterrement dont celui de Percy dans la matinée d'hier. Ronald semblait légèrement distant ces derniers jours avec moi et la nouvelle personne que j'étais. Harry m'avait sauté dans les bras dès qu'il m'avait aperçu descendant les escaliers. Il m'avait soulevé du sol et fait tournée dans les airs. On s'était accordé un rire de bonheur heureux de nos retrouvailles, avant de nous effondrer dans les bras l'un de l'autres. Nous pleurions encore quand le champs de bataille se fut vidé et qu'il ne resta que nous. Puis il avait dû rejoindre les Weasley et j'étais restée seule parmi les décombres. Blaise était parti, Pansy aussi. Je ne sais combien d'heure j'étais resté là sans bouger assise sur la première marche des enfers.  Une main s'était soudain posée sur mon épaule avec toute la compassion du monde. Drago était revenu avec sa mère. Mon cousin m'avait relevé et serré contre lui avec toute la passion tragique de ce monde délabré. Narcissa derrière tenait le petite être nouveau né qui m'avait été confié le temps que les Parkinson le reconnaissent. À la première heure Narcissa belle comme jamais et Drago légèrement tremblant s'étaient rendus au ministère. Pour s'être rendu on leur imposa de rester chez jusqu'à ce qu'un procès soit mis en place pour étudier leur cas, ils acceptèrent. Lucius ayant fuit, s'ils le retrouvaient c'était  Azkaban qui l'attendait sans détour. 

Hermione Rigelle Black LestrangeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant