Chapitre 7

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Je me dépêchai de suivre mon amie, heureusement que je m'étais endormie toute habillée. Elle sortit de chez moi, ce que je fis après avoir prévenu ma mère que l'on sortait un peu prendre l'air et se dirigea vers la maison abandonnée.

– Rebecca, attend moi ! criais-je.

Une fois sur le seuil de porte, elle appuya sur la sonnette. La porte s'entrouvrit sur Hunter, les yeux gris mi-clos, comme s'il venait de se réveiller.

– On a à te parler ! dit-elle décidée.

Mon voisin ne répondit pas et referma la porte quand soudain, inconsciemment, je mis mon pied pour l'empêcher de fermer notre seule chance de comprendre ce qu'il se passe. Hunter écarquilla grand les yeux.

– je n'ai rien à vous dire de plus, fichez-moi la paix maintenant !

– Hunter, je m'y suis mal prise. Je vais recommencer depuis le début : je m'appelle Rebecca et dès que je t'ai vu entrer dans cette salle, je t'ai trouvé super beau, ton visage, tes yeux, me font fondre et je ne rêve que d'une chose, te parler et te voir, commença mon amie.

Hunter la regarda de haut et bas, s'attarda sur ses yeux en plissant les sourcils et après plusieurs secondes de silence qui faisaient régner une atmosphère suffocante, il répondit :

– Tu mens, et même si c'était la vérité, tu ne m'intéresses pas, tu es manipulatrice et surtout, beaucoup plus moche que ce que pense les autres.

– T'es sérieux là !? s'énerva Rebecca.

Ça ne sert à rien, il ne voudra jamais nous parler, même quand mon amie le drague, il s'en moque. Je retirai mon pied de la porte et sans aucune surprise, Hunter s'empressa de la fermer.

– Pourquoi t'as fait ça, ça allait marcher !

– Rebecca ! dis-je pour la faire revenir à la réalité.

Elle ne répondit pas et nous rentrâmes chez moi. Ma mère était partie entre temps pour voir un homme d'affaire, elle avait pris congé mais devait quand même faire son travail car ils manquaient d'employés en ce moment.

– Je peux rester dormir chez toi ? Avec toi, j'arriverais peut-être à m'endormir sans faire de cauchemar, me demanda mon amie.

– Bien sûr, je demanderais à ma mère.

Nous passâmes le reste de la journée à discuter de tout sauf du meurtre pour ne pas qu'on y pense la nuit mais au fond de moi, je ne pensais qu'à ça et je suis sûre que c'est pareil pour Rebecca.

Quand vint le soir, nous entendîmes un gros bruit dehors, comme un cri. Paniquées, nous nous dirigeâmes vers ma fenêtre et découvrîmes Hunter avec une fille dans les bras. Puis, il se mit à courir. Rebecca ouvrit ma porte de chambre en courant et descendis les escaliers quatre à quatre puis sortit de chez moi. Je la suivis, intriguée, jusque dehors où elle s'arrêta pour regarder autour d'elle.

– Viens, il est parti par là, me dit-elle en montrant la direction en face.

– Quoi ? Tu veux le suivre ?

Elle est complètement folle, il est tard, il fait noir, froid, et il va nous détester encore plus. Elle ne prit même pas la peine d'attendre ma réponse et couru dans la direction qu'elle venait d'indiquer, je n'avais pas d'autre choix que de la suivre. Une fois au bout de la rue, nous ne savions pas où était parti Hunter donc, impossible de le rattraper.

– Allez Rebecca, rentrons, c'est n'importe quoi, dis-je essoufflée.

Soudain, un cri retenti, le même que tout à l'heure et mon amie reprit sa course dans la direction d'où venait le hurlement.

TenebrisOù les histoires vivent. Découvrez maintenant