Il est temps que l'aurore embrasse l'écume,
Afin que le château de verre apparaisse,
Et que les Sept Nains honorent la coutume
Celle qui a pour but de trouver une Altesse.
Avant que le Prince ne devienne Roi,
Il a le devoir de se marier.
Fini le tem...
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L'après-midi, Rafael n'avait pas été en mesure de se concentrer. Désespérant, Joyeux l'avait laissée seule sans un mot et il n'était pas revenu le lendemain matin ni après le déjeuner. Pour se changer les idées l'après-midi, la jeune fille s'était rendue dans le salon à leur disposition pour pouvoir profiter des nombreux loisirs. Elle pensait n'y trouver personne et fut donc surprise en apercevant une brunette. Cette dernière leva la tête de son livre pour découvrir la nouvelle arrivante :
— Je ne voulais pas te déranger dans ta lecture, s'excusa Rafael.
— Oh, ce n'est rien.
L'Allemande s'installa dans le canapé en face de la lectrice et se mit à feuilleter les magasines qui traînaient là. Elle aurait tout donné pour pouvoir croquer à pleine dent les tabloïds de chez elle mais à son plus grand regret, il n'y avait que des journaux sur l'actualité du Royaume Enchanté. Déjà qu'elle n'y comprenait rien à la politique de l'Allemagne, elle n'allait certainement pas s'atteler sur celle d'un pays étranger dont elle ne connaissait même pas l'histoire. Au moins, elle connaissait celle de son pays et c'était déjà bien suffisant. Certes, si elle voulait impressionner le Prince Orion, elle devrait se pencher sur la situation du Royaume mais...disons qu'elle n'avait que très peu de motivations concernant la lecture d'articles barbants.
Rafael balaya la salle joliment décoré de quelques étagères sur lesquelles reposaient quelques livres et des bibelots de décoration. Deux trois plantes venaient casser l'aspect monotone des tapisseries accrochées sur les murs sans étagères tandis que le parquet renvoyait la lumière du jour dans toute la pièce. Les quatre canapés disposés en carré trônaient au centre et tout autour se tenaient des tables avec divers jeux, une télévision ainsi qu'un piano. Détailler la pièce ainsi l'occupa une minute avant qu'elle ne replonge dans l'ennui.
Alors elle se mit à inspecter la candidate qui lui faisait face. Plongée dans son livre, la jeune femme donnait l'impression d'être une personne sévère. Il n'y avait aucune distinction entre son cou et son menton, ceci étant sûrement dû à sa tête baissée dans le bouquin. De même que sa posture courbée prouvait qu'elle tentait de se faire invisible.
Rafael n'avait rien à envier à cette fille d'un point de vue physique. Ses cheveux bruns attachés en queue-de-cheval ne cachait pas le fait qu'ils n'étaient pas entretenus d'où leur aspect terne. La blancheur de sa peau devait rencontrer avec difficulté un teint qui lui atténue sa couleur livide. La blonde en était persuadée : cette brune devait rougir comme une pivoine à la moindre occasion. En réalité, seuls ses yeux chocolat adoucissaient l'ensemble.
Une fois de plus, Rafael retrouva son sempiternel ennui et trouva donc un autre moyen de se divertir :