vingt quatre heures sous emprise 3/4

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Chapitre 8 : vingt quatre heures sous emprise 3/4

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J'ouvre la porte en vitesse, trop vite d'ailleurs, trébuchant presque sur le seuil. Mon équilibre vacille, mais un rapide coup d'œil me stabilise. Face à moi, se tient une jeune femme, peut-être mon âge, grande et élancée. Ses longs cheveux bruns tombent en cascade autour de son visage, et ses yeux noirs me scrutent d'un air tranquille. Elle est en pyjama... et quel pyjama ! Un tissu léger, finement découpé, presque provocant.

Je la dévisage, un peu abasourdie, et finis par lâcher d'un ton incrédule :

— Ma tête ressemble vraiment à ça ?

Elle me répond d'un simple sourire, presque amusée.

— Oui.

Son regard se fait soudain plus doux, et elle me demande, d'une voix aussi douce que la soie :

— Vous auriez du sel, s'il vous plaît ?

Je hoche la tête, me reprenant tant bien que mal.

— Oui... ne bougez pas, je vais chercher ça.

Je me détourne pour attraper le sel dans la cuisine, mais mon attention est soudain détournée par Bryane, qui est en train de piocher un morceau de viande directement dans la casserole. Mon sang ne fait qu'un tour.

— Bryane ! m'écriai-je.

Il lève les yeux, l'air pris en flagrant délit, mais il arbore aussitôt son expression de fausse innocence.

— Ce n'est pas ce que tu crois, dit-il en posant le morceau de viande, comme si de rien n'était. J'étais juste en train d'éteindre le réchaud, voilà tout.

Je roule des yeux, exaspérée, avant de revenir vers la table pour prendre le sel. Je reviens vers la porte, mais je m'arrête net. Ma mystérieuse voisine est en train de s'ajuster son pyjama d'une façon un peu trop suggestive. Un sourire narquois me monte aux lèvres alors que je comprends soudain la situation : le sel n'était qu'un prétexte.

— C'est quoi ton nom ? lui demandai-je.

— Cassidy, me répond-elle en évitant mon regard.

Je prends un instant, la regardant avec un mélange de pitié et de tendresse.

— Cassidy, écoute-moi bien... Celui que tu désires n'est pas un homme qui te mérite, dis-je doucement en lui tendant le sel.

Elle acquiesce, un peu surprise, puis s'éloigne sans un mot, la tête baissée. Elle avait l'air si jeune, presque innocente. Je murmure, juste pour moi :

— Désolée de gâcher ton coup, ma puce... mais je t'évite des larmes.

Une fois seule, je retourne dans la cuisine, les nerfs un peu à vif. Bryane est toujours là, et il s'apprête à reprendre un morceau de viande.

— Arrête de manger dans ma casserole, Bryane. C'est pas très poli, lançai-je, agacée.

Il me lance un regard provocateur, un sourire en coin.

— Bah femme, c'est quoi ton problème ? L'homme a faim, il mange.

Je le fixe, un mélange d'agacement et de défi dans le regard, et sans hésiter, je lui pique un morceau de viande sous le nez.

— Eh bien, bon appétit, dis-je en croquant dans le morceau.

Il grogne, mi-amusé, mi-agacé, et s'éloigne. Cette scène m'épuise. Sans un mot de plus, je me dirige vers la salle de bain pour une douche bien méritée. Sous l'eau chaude, je laisse retomber la tension de la soirée. Après quelques minutes, je sors, m'enveloppe dans mon pyjama rose bonbon, et me dirige vers la porte.

— Bryane, tu es dans le couloir ? criai-je.

En ouvrant la porte, je le trouve là, appuyé contre le mur, me dévisageant de haut en bas avec une lueur moqueuse dans les yeux.

— Ça fait une heure que tu es enfermée là-dedans, tu sais.

Je soupire, levant les yeux au ciel.

— Comme tu vois, je suis sortie.

Il hausse les épaules et fait mine de partir.

— Bon, moi je vais me coucher, dit-il.

Un élan inattendu de vulnérabilité me traverse, et je lui demande, un peu gênée :

— Ça te dérange si... je dors avec toi ? J'ai peur du noir.

Il me regarde, mi-sérieux, mi-amusé.

— À ton âge ? Sérieusement ? Bon, attends un peu, le temps que je range.

Intriguée par cette soudaine prudence, je le regarde s'éloigner. La curiosité m'emporte et, sans attendre, je le suis jusqu'à sa chambre. J'ouvre la porte à la volée, prête à découvrir ce qui pourrait bien nécessiter un "rangement".

— C'est quoi tout ça ? demandai-je, inquiète.

Il se retourne, un mélange d'embarras et de malaise dans le regard.

— Je vais tout t'expliquer...

SUGAR DADDY ET MOTHER Des histoires addictives. Découvrez maintenant