Chapitre 2

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Je me réveille sans savoir si je suis endormie depuis 10 minutes ou depuis 5 ans. Je repense à ce qu'il s'est passé la dernière fois que j'étais réveillée. J’étais prisonnière d’Hydra puis on s'est battu. Je suis sûrement encore dans leur base. Prise de panique je me lève en quatrième vitesse tombe de mon lit et me rue à quatre pattes vers la porte. Aucune alarme ne se déclenche et les seuls objets qui me retiennent sont un appareil pour mesurer mon pouls et une perfusion. Je relève la tête et vois un grand A en gris clair sur le mur blanc. Et je me rappelle que je me suis évanouie, les Avengers à mes côtés. Dans ma tête, tout se met en place: je suis dans la base des Avengers. Je me redresse et la porte de ma chambre coulisse. Natasha entre dans la pièce et me voit debout en train d’arracher ma perf.

-Tu devrais te recoucher et laisser ça tranquille.

Je suis son conseil sans vraiment savoir pourquoi. Peut être parce que c'est la chose la plus logique à faire. Mais je prends quand même la peine d'enlever ma perfusion qui contenait sûrement un anti-douleur dont je n’en avais que faire.

-Je suis guérie je n’en ai plus besoin, je me justifie.

-Tu te souviens de ce qu’il s’est passé hier ?

-L’attaque et tout, ouais je m’en souviens.

-Tu t’es pris une balle dans l’épaule.

-Ouais ça aussi je m'en souviens.

C’est vrai quand j’y repense j'ai encore mal. Je porte une main à mon épaule pour constater la chaleur qui passe à travers les nombreuses couches de compresses de mon pansement. C'est le signe que je guéris : mon corps surchauffe à l'endroit blessé.

-Je vais te laisser. Un médecin viendra pour voir ton état dans quelques instants.

-Ok merci d'être venue.

Elle part en me laissant seule. Je repense à ce qu’il s'est passé la veille. Hydra est venu me chercher. Ils savent où je suis et maintenant qu'ils m’ont retrouvée, ils ne vont pas me lâcher. Je pense à la manière dont je vais encore essayer de défier et d'échapper à leur vigilance quand quelqu'un frappe à la porte avant d'entrer.

-Bonjour Aliénor, dit-il souriant.

-Salut répondis-je avec beaucoup moins d’enthousiasme que lui.

Il se frotte les mains énergiquement comme une habitude, avant de se jeter sur mon épaule.

-Qu’est ce que vous allez faire, je demande en m’éloignant un peu, méfiante.

-Etant donné que tu guéris dix fois plus vite que n'importe quel être humain normalement constitué, il faut que je t’enlève tes points de suture, annonce-t-il dans une excitation retenue comme si j’étais un cas étrange de plus qu'il pourra examiner.

Je jette un coup d'oeil à la pendule et m'aperçois qu'il est presque dix huit heures. Cela fait plus de 24 heures que j’ai mes fils, il a INTÉRÊT à me les enlever maintenant ou c'est moi qui le fait.

-Ok ba allez y.

Il entreprend de défaire avec soin et délicatesse mon pansement, ce qui m’énerve. Alors je tire dessus et lui tends devant son air ahuri. Il sort une paire de ciseaux et une pince à épiler ou quelque chose dans le genre. Il commence par prendre le fil avec la pince et tire puis coupe. Le contact du métal froid contre ma peau brûlante me fait sursauter. Etant donné que j'avais appris à canaliser la douleur et que le médecin était plutôt doué je peux sentir le fil qui glisse de ma peau. Ce n'était pas désagréable juste un peu gênant.

Lorsqu'il a fini, je remonte mon tee-shirt blanc d'hôpital. A peine le médecin est sorti que quelqu’un d’autre frappe à la porte. Cette fois ci, il n'entre pas et je dois lui répondre.

PrisonnièreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant