Je vis chez ma mère et ma soeur, c'est pas facile quand l'on est tous radicalement opposé, mais heureusement j'ai une meilleure amie virtuelle qui m'aide parfois... Oui parfois, ma vie est déjà bien rempli d'émotions mais notre relation l'est tout a...
Je me réveillais par la lumière entrante dans ma chambre, je serrais de plus en plus fort ma couette, je ne voulais pas me lever, je ne pouvais pas. Je sentis la vibration des escaliers jusqu'à moi, quelqu'un montait et se diriger vers ma porte.
- Julie ?
Maman.
Non je n'ai pas envie d'y aller, je ne veux pas sortir de ma chambre, je ne veux pas voir le jour, je veux rester dans cette pièce noire avec ses quelques rayons délinquants pénétrant la vitre et traversant les rideaux. Non je ne veux pas aller chez un psy.
- Julie, on part dans dix minutes, soit prête quand je remonte te chercher.
Je l'entends soupirer derrière cette porte qui nous sépare, puis elle s'éloigne doucement, peut être dans l'espoir que je sortirais si je m'apercevais qu'elle se dirigeait plus loin... mais non. Je suis là toujours dans mon lit à serrer contre ma poitrine ce bout de tissu humide par mes larmes.
- Julie, on y va !
Quoi déjà ? Je suis donc réellement une marmotte à plaindre ? Dix minutes sont passées et je n'ai fait que penser et râler dans mon propre cerveau. Elle m'attend, je le sens.
Je sens cette odeur de stress pas naturel, et cette sueur venant me chatouiller les narines, elle va ouvrir le seul bardage qui nous sépare, elle va angoisser à l'idée de ne pas vraiment savoir quoi me dire.
Elle ouvre.
Elle me regarde, puis s'approche doucement de moi, elle a l'air perplexe de cette situation, mais surtout sans défense, sans armes pour m'aider.
Et je l'a comprend. Elle est entre mon père trop strict et vite énervé au moindre problème, jusqu'à ne plus pouvoir lui parler tant que rien ne se règle, et moi. Moi le petit vilain canard comme on dit. Celui qui accumule les emmerdes.
- S'il te plait, lève-toi, on y va juste une fois. Après tu feras ce que tu veux.
Elle avait l'air honnête en prononçant cette courte phrase. Je pouvais lui faire confiance, mais je n'avais aucune envie de me lever, ou même de m'habiller.
Je l'a vis m'observer encore et encore, jusquà attendre un simple regard, une banale réponse. Elle était si compréhensive avec moi, je lui devais bien ça.
Je me levais super motivé en me tournant du lit, marchant sans lever les pieds, et me dirigeais vers la porte.
- Tu ne vas pas partir en pyjama tout de même ?!
Je me regardais, elle avait raison. Jamais avant je n'aurais osé, mais je n'avais clairement aucune envie de faire quoi que ça soit. J'enfilais un manteau, puis descendis les marches et me dirigeais tel un pantin jusqu'à la voiture.
Elle ne dit plus un mot, elle me suivit sans protester puis m'emmenait à l'hôpital chez le psy.
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