Chapitre Quatre

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Papa m'avait encore frappé, et je m'étais encore cacher dans les toilettes. C'est la seule pièce où on peut fermer la porte à clef.

Mes larmes coulaient à flots. Je ne comprends pas. Pourquoi ? En quoi suis-je si différent des autres ? Je n'ai rien fais de mal, je suis comme tout le monde. Est-ce de ma faute ?
C'est peut être le cas, je le sais. C'est peut être mal mais, est-ce que je mérite réellement les foudres de papa, la tristesse de maman et la pitié d'autrui?

-Arrête de chialer et sort de là espèce de merde !! Criais-t'il en tapant fortement contre la porte.

La peur me tordais l'estomac et à force de pleurer, j'avais si mal à la tête. Les coups que papa m'avait infligé me brûlais la peau.

La porte s'ouvrit dans un lourd claquement. C'était la première fois que je voyais tant de haine dans ses yeux..

Et j'avais beau hurler, j'avais beau supplier. Personne ne me venait en aide. Personne, parce que tout le monde était bien trop occupé à pensée que ce n'était pas leur problème et qu'étant son fils, il n'irait pas jusqu'à me tuer.

Mais ce jour là, j'avais reçus tant de coup, j'avais perdu tant de sang que dormir pendant trois jour n'étais pas assez pour récupéré.

*

-Anna !

J'ouvre les yeux, mon cœur battait si fort et si rapidement que j'en perdis mes mots. Encore sous l'effet du cauchemar, je hurlais à plusieurs reprise croyant que j'avais en face de moi papa, alors qu'il n'y avait que Gabin qui essayait de me calmer à plusieurs et triste reprise.

Les larmes aux yeux, je saute dans ses bras tout en pleurant bruyamment. Je le serrais si fort que même lui en perdait les mots.

Il me caressa les cheveux en me chuchotant des mots rassurant. Comme pour calmer un bébé. Je m'agrippais à lui autant que je pouvais, comme si j'étais entrain de tomber.

La tête enfouie dans le creux de son cou, même après avoir fini de pleurer, je ne pouvais m'empêcher d'avoir le hoquet.
Ses mains chaleureuse monta jusqu'en haut de mon crâne pour redescendre jusqu'en bas de mon dos.

J'imagine que je l'ai encore réveiller, que je l'ai encore déranger..

-Désolé.. Reniflais-je, pathétique.

-Ce n'est rien. Tout le monde a des démons.

Je souris à son choix de mot. "Démon", c'est le bon mot pour qualifié le monstre qu'est mon père. J'embrassa sa nuque avant de m'écarter de lui et de sortir du lit, tout en chuchotant un pauvre "merci".

OoO

Il est onze heure du matin et Gabin et partie je ne sais où, faire je ne sais quoi. Il ma juste prévenu de son départ avec un signe de main et un sourire adorable.

Ce gars est totalement mon type. Malheureusement, il n'a pas l'air très réceptif aux signaux que j'envoie.

Allongée comme un mort sur son canapé, je regarde la télé, en attendant impatiemment son arrivé tardif..

Nathan TERMINÉ Où les histoires vivent. Découvrez maintenant