(Trois jours plus tard, devant le lycée)
Léane inspira un bon coup. Elle dit au revoir à sa mère et passa les grilles de l'internat. Elle se dirigeait vers le bureau du directeur pour confirmer son inscription et chercher son numéro de chambre au dortoir quand quelqu'un l'interpella. Elle se retourna, et vit un garçon lui tendre un livre. Son livre. Les « Mystères anciens de la Mythologie Grecque ». Elle avait dû le faire tomber en marchant dans la cour. En effet, elle se retourna et vit que son sac n'était pas totalement fermé.
— Tiens, tu l'as perdu, je crois, lui sourit-il.
— Oui, merci, répondit Léane, toujours polie.
— De rien. À plus tard, j'espère...
Il lui fit un signe et partit dans la direction opposée. Sans plus se préoccuper de lui, Léane entra dans le bureau du directeur. Celui-ci vérifia son inscription et lui donna sa chambre, la cent quarante-trois, avant qu'elle ne parte au cours de français ; le premier d'une longue année. La jeune fille alla déposer ses affaires dans sa chambre et partit vers sa salle de classe aussitôt. Le bâtiment des dortoirs était à l'opposé du campus et elle avait fini par être en retard — le premier jour, quelle angoisse ! Elle se précipita dans le bâtiment des salles de classes et après s'être perdue, arriva enfin devant la pièce numérotée trois cent quinze. Avec soulagement, elle constata qu'elle n'était pas la seule à arriver après l'heure. Le professeur n'était même pas là.
Elle entra et vit toutes les rangées de devant déjà occupées. Il ne restait que quelques places, au fond. Il n'y avait aucune place qui était disponible sans que quelqu'un soit déjà à côté. Aussi, elle choisit de s'asseoir à côté d'un jeune homme déjà en train de s'ennuyer alors qu'autour, ses nouveaux camarades de classe faisaient du bruit, se chamaillaient et parlaient de leurs vacances.
— J'étais à la montagne... une fois, le ferry est tombé en panne ! cria presque un jeune homme blond.
— Y a pas de ferry à la montagne... répondit son interlocuteur en soupirant.
— Tu sais quoi ? J'ai un nouveau petit copain ! annonça une autre à son amie.
— Ah... moi, j'ai rompu avec le mien.
— C'est où les casiers, au fait ?
Cette fois, c'était son voisin de table qui avait parlé.
— Ah mais, t'es la fille de la cour ! s'écria le même jeune homme qu'elle avait croisé plus tôt.
— Euh... une fille tout court. Je crois pas que y ait de casiers, nos affaires sont dans nos chambres...
— Mais elles sont de l'autre côté du campus ! Au fait, moi, c'est Narcée.
— J'sais bien. Léane.
Narcée continua à lui parler de tout et n'importe quoi jusqu'à ce que le professeur arrive. Il était très bavard. Il lui parla d'années qu'il avait passées dans les pensionnats. Il avait des parents qui gagnaient très bien leur vie, mais il avait surtout été sous la garde de sa tante jusqu'à ce que celle-ci décède. Ses parents voyageant partout autour du monde, ils avaient envisagé de l'emmener avec lui, mais ils voulaient que ses études aboutissent. Ainsi, il avait passé sa scolarité dans des pensionnats et des internats.
Léane, quant à elle, avait passé la plupart de son enfance et son adolescence en posant pour les créations de son père. Ses yeux si particuliers l'avaient aidée dans sa carrière de mannequin, mais elle n'avait jamais aimé ce genre d'activité. Aussi, lorsqu'il était mort, sa mère et elle avaient vendu son entreprise de mode et déménagé à l'autre bout du pays — à l'un des bouts du pays, devrait-elle dire ! Léane n'avait jamais regretté ce choix, même si son père lui manquait terriblement. À présent, cette vie était derrière elle.
Et elle ne croyait pas si bien dire.
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LE PHŒNIX
Paranormal[TERMINÉ] TOME 1 : L'Appel du Phœnix Il y a bien longtemps, alors que les humains n'existaient pas, que les nymphes et les elfes peuplaient la Terre et que la magie existait, une plume de Phœnix tomba sur un fleuve. Magie. Déesse. Prophétie. Terre...
