*Biip Biip Biip Biip*
Je me réveillais agacée, je ne voulais vraiment pas aller en cours et prévoir tranquillement ma vengeance. Pourquoi faut-il toujours me déranger ?
J'essayais d'arrêter la sonnerie de mon téléphone portable toujours les yeux fermés à cause de la lumière aveuglante.
Après plusieurs tatonnements sur ma table de nuit je ne le trouvais toujours pas et je décida d'ouvrir les yeux.
Je regardais l'environnement où j'étais sans rien reconnaître de ma chambre.
J'étais dans une chambre d'hôpital ? Je ne comprenais plus rien, j'étais perfusée de partout.
La porte de la chambre s'ouvrit à la volée et une infirmière entra en courant puis remarquant sue j'étais réveillée me sourit.
-" Tu es enfin réveillée ! Ton père et ton petit-ami se sont fait énormément de soucis ! Me dit-elle
- Mon petit ami ? Répondis-je perturbée
- Oui un jeune garçon qui t'a amené ici, il est très charmant d'ailleurs ! Bref, tu te souviens de ton prénom ma belle ?
- Oui je m'appelle Emma, mais attendez je ne comprends rien.. Qu'est ce qu'il s'est passé.
- Tu as fais un malaise, ils n'arrivaient pas à te réveiller et ils ont appelé les ambulances. Ce n'est pas normal ce que tu as, tu as déjà fait des malaises ?
-Non, pas à ce que je sache
-Tu vas devoir passer quelques examens ma belle.. me dit-elle gentiment en sortant de la pièce.
J'étais abasourdie, je n'étais en aucun cas malade ! Emma, calme-toi c'est juste des examens de contrôle, c'est normal après un malaise non ?
Je soupirais longuement, après m'être évanouie, quelqu'un que je suppose être Théo à essayé de me réveiller et a appelé les urgences.
Je n'eus pas le temps de réfléchir plus que mon père entra dans la pièce. Je n'eus pas le temps de dire un mot que j'étais déjà dans ses bras..
-"Papa ! M'exclamais-je soulagée de le voir
- Ma chérie, j'ai eu tellement peur de te perdre, tu es la seule personne qu'il me reste ne me fais plus jamais une frayeur pareille.. "
*Ellipse, quelques jours plus tard*
Et c'est là que le cauchemard commença, après de nombreux examens sur la durée de tout un mois, J'ai été déclarée malade.
Cancer de la thyroïde comme ma mère.
D'après google, le cancer de la thyroïde est une multiplication anormale de cellules de la glande thyroïde. Il peut prendre plusieurs formes. Si ses causes sont généralement méconnues, des facteurs génétiques ou une exposition aux radiations, en particulier dans l'enfance, peuvent favoriser son apparition.
En apprenant la nouvelle je n'ai pas réagis, je suis restée de glace, les sons ne parvenait plus à mes oreilles.
La seule image que j'ai pu voir est mon père s'effondrer avant de sombrer.
Je me réveillais quelques heures plus tard complétement sonnée. Je ne voulais pas y croire.
J'avais remarqué que mon cou avait légèrement gonflé, mais je n'y avais pas plus fait attention pensant à une simple piqûre de moustique.
J'ai l'impression que le destin, le karma ou même Dieu, enfin tout ce qui peut être contre moi le sont actuellement.
Après m'avoir enlevé ma mère, ils veulent désormais ma peau ? Vous savez quoi ? Cette fois-ci je ne me laisserais pas faire ! Il est hors de question qu'un foutu cancee commence à me pourrir la vie, et celle de mon père également.
Je promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vaincre ce putain de cancer et que même si je n'y arrive pas, je vivrais le plus longtemps possible.
Après ces belles paroles, mon père entra dans la pièce en poussant violemment la porte, énervé. Voyant que j'étais déjà réveillée, il se calma quelques peu et s'approcha doucement de moi. Il tendit sa main vers moi en tremblant.
"Ma petite fille.." dit-il avant de lâcher une larme en me prenant doucement dans ses bras.
Il me touchait comme si j'étais de la porcelaine, comme si un moindre mouvement aurait pû entièrement me briser.
Je ne dis rien profitant de cet instant avec mon géniteur. Je reniflais son odeur, qui petite m'avait tant apporté de réconfort, sachant que cette fois-ci c'est lui qui a besoin de cette étreinte
Après plusieurs minutes sans se lâcher, il stoppa enfin cette étreinte et me regarda attentivement. Non, in regardait mon cou plutôt.
Cette attention tout particulière sur mon cou me ramena à la réalité.
J'ai un cancer
Ce n'est en effet pas la chose qui n'arrive qu'aux autres, tout le monde peut mourir d'un cancer, aujourd'hui comme demain.
Mais dans ces moments là, il faut relativiser, il y aura toujours pire, des personnes qui souffrent plus que nous.
Ma mère n'a jamais relativisé durant son cancer de ce que m'a dit mon père . Je suis le genre de personnes convaincue qu'une maladie est seulement un élèment déclencheur pour profiter de la vie. Comme on dit "Ta vie commence lorsque tu comprends que tu n'en as qu'une"
Et puis on va tous mourir un jour non ?
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Chapitre terminé
Voilà ce n'est pas vraiment un nouveau chapitre mais j'ai rajouté une bonne partie
Alors pour le moment Emma relativise énormément mais est-ce que cela durera ?
Parfois la bonne volonté ne fait pas tout 😉
A bientôt les petites pâtes carbonara
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La Nounou
Teen FictionEmma, est une jeune fille qui vit entre les crises d'angoisse et les malaises depuis la mort de sa mère. Son père quant à lui, à toujours été là pour sa fille et à tout fait pour qu'elle soit heureuse, malheureusement son maigre salaire ne leur perm...
