Jalousie quand tu nous tiens

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- Je n'ai jamais vu des yeux noisettes comme les vôtres, ils pétillent.

Nooon... C'est pas ça sa technique de drague, si ?

Je feignis un sourire gêné. Pourtant c'est bien la première fois qu'un humain me trouve jolie. Faut dire que c'est bien la première fois que j'apparais devant eux en chair et en os.
Travis m'entraîna un plus rapidement dans la danse et se rapprocha de moi. Il approcha son visage du mien et c'est là que je vis derrière Travis, Jay et une brune rire ensemble. Ça me fit l'effet d'une bombe. Enfin non. Après tout j'aimais Jay comme compagnon de voyage, voire même un poids parfois quand il m'énerve. Alors pourquoi ça me fais chier, utilisons le bon mot, que cette... cette... fille rit avec lui ? Pour qui, il et elle, se prennent-ils ? Et puis c'est qui c'te fille ?
Lorsque Jay remarqua min regard sur lui, je me jetai sur les lèvres, déjà bien  en attente, de Travis. Ce dernier remonta ses mains dans mon dos et me plaqua contre son torse. Nous nous détachâmes, et je n'ai pu m'empêcher de jeter un regard au-dessus de l'épaule de Travis pour voir la réaction de Jay. Il me fixait avec une lueur agressive dans le regard. Les sourcils froncés, il se pencha vers sa nouvelle amie, et l'embrassa à pleine bouche.

Putain enlevez-moi ce lavage automatique aux cheveux bruns  devant moi.

Mais s'il veut jouer à ça...

J'embrassai une seconde fois Travis. Il me poussa vers la sortie de la piste, et nous nous installâmes sur une banquette. Je souriais sournoisement de ma petite guéguerre. Nous bûmes pas mal d'alcool, qui ne m'affectait en rien contrairement à mon partenaire de jeu.
Puis de derrière un poteau, débarqua Jay et sa p****. Pardon. Jay et sa copine, (même en y pensant, ma gorge se serrait).
Je me levai et commençai à m'en aller, laissant Travis complètement bourré sur la banquette, ne pouvant même pas se lever. Sans aucun soucis, je le délaissai là. De toute manière, quand il se réveillera, il ne se souviendra de rien.
En sortant de la boîte, je repensai à ce que j'avais fait. Pourquoi ? Pourquoi l'avais-je fais ? Certes j'aimais bien énerver et agacer le monde, mais là je ne me comprenais pas.
Non mais en plus, pourquoi cette fille ? Elle était moche soyons honnêtes.

Avait-il donc gagné ?

Pfff. Quelle partie de toute manière ? Il n'y avait pas de jeu non ? Bon j'arrête.

Je retournai dans la boîte, dont je ne m'étais éloignée que de quelques mètres. J'ai voulu m'installer au bar et avaler des litres d'alcool, mais il y avait déjà Jay et sa chère amie. Ils s'embrassaient langoureusement.

Le retour du lavage automatique...

Il m'écoeura. Ok, il avait gagné. Je ne sais pas quoi, mais il avait gagné. Jay avait réussi à me dégoûter de lui. Finalement, je sorti en trombe, la mâchoire serrée à m'en faire mal.

Je rentrai à l'hôtel, tout en ayant Jay et sa pouffe qui dansaient dans mon esprit, mais je m'en foutais. Je n'étais pas prête à lui faire des excuses et à lui pardonner quoique ce soit, ni de faire comme si de rien n'était. Mais c'est vrai, j'étais peut être allée trop loin. Après tout, il m'avait provoquée aussi. J'étais tiraillée par le culpabilité et la colère. Non pas de jalousie, je sais ce que vous pensez, mais non. Je ne suis pas jalouse de... de... cette... chose avec qui Jay passait clairement du bon temps.
Je montai les escaliers lentement et entrain dans la chambre d'hôtel en enlevant mes chaussures. Je me changeai rapidement dans la salle de bain. Quelque chose me dit que Jay ne rentrera pas tout de suite. Peut être qu'il ne rentrera pas tout court. Peut-etre qu'il ne reviendra jamais. Et si ils s'aimaient vraiment après ça ? Et si il ne revenait vraiment pas ? Non pas que ça me fasse pas chier, mais c'est plus par rapport à son père. Et si...
Non, il faut que j'arrête. Il fait ce qu'il veut, c'est sa vie. Je m'endormis avec un petit pincement au coeur.

*****

Il était midi passé, et nous venions d'entrer dans Grover Hill, une ville que nous allons dépasser. J'avais demandé à Sam s'il ne voulait pas encore conduire, et il se mit au volant d'une berline familiale. Au départ, il voulait une Lamborghini, le vrai bolide hyper rapide, mais au vu de l'état de Jay le matin, Sam ne voulait pas salir une voiture de collection. Je ne savais pas ce qu'il avait foutu avec ou sans sa pouffe d'hier soir, mais ce matin, il n'était pas frais. Sam m'avait posé des questions et je lui avais simplement répondu qu'on était sortis et qu'il avait trop bu. Bien évidemment, il ne m'avait pas crue, puisque nous n'étions pas rentrés à la même heure. Jay n'était rentré qu'à quatre heures du matin et moi deux heures avant. Il était d'ailleurs rentré dans un état lamentable. Ivre, il n'arrivait pas à aligner deux pas l'un en face de l'autre. En entrant dans la chambre, il était tombé par terre et avait vomi. Il était tombé si lourdement que si j'avais eu un coeur je serais certainement morte d'une crise cardiaque.
Sam l'avait ensuite amené dans la salle de bain pendant que je nettoyais le parquet. C'était insupportable et Jay a dû passer la nuit dans la salle de bain à dégueuler dans les toilettes. Je m'étais recouchée après avoir mit beaucoup de Fébrèze dans la pièce, pendant que Sam était resté pour surveiller Jay, jusqu'à ce qu'il s'endorme.
A huit heures du matin, Sam et moi étions en train de ranger nos affaires avant de réveiller l'alcoolo qui nous servait de compagnon de voyage. Non, "poids en trop" serait plus qualifiant. Bref, Jay avait la gueule de bois et moi j'étais assez énervée pour lui foutre une gifle à chaque fois qu'il ouvrait la bouche.

Quelle magnifique journée.

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