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- Je trouve quand même que c'est une mauvaise idée, je soupire en m'asseyant sur la rambarde.

J'entends Harry souffler à l'intérieur de l'appartement. Je souris malgré moi et coince la cigarette entre mes lèvres. Mon petit-ami apparaît près de la baie-vitrée, s'essuyant les mains dans un torchon.

- Tu vas tomber.

- Ce serait embêtant, je ris en jetant un coup d'oeil derrière mon épaule. Tu me rattraperais ?

Il lève les yeux au ciel, tout en s'approchant de moi, puis il pose ses mains de part et d'autres de mon corps sur la rambarde. J'éloigne automatiquement mon bras pour éviter qu'il se prenne trop de fumée et plonge mon regard dans le tien.

- T'es vraiment insupportable, chuchote mon bouclé. Si j'avais su...

- Si t'avais su ? je murmure avant de picorer ses lèvres.

Je sens son sourire alors qu'il répond à mon baiser, tandis que je tends le bras à l'aveugle pour écraser ma cigarette dans le cendrier.

- Si t'avais su ? j'insiste en posant mes mains sur ses avants-bras.

- Insupportable, c'est ce que je disais, il rigole en reculant d'un pas.

Je le retiens par les hanches pour le ramener près de moi.

- Hé, hé, hé. T'étais en train de m'embrasser là.

- Les voisins vont encore se plaindre...

Je passe mon bras autour de sa nuque et embrasse la ligne virile de sa mâchoire.

- Tu parles du vieil abruti d'à côté ? Tu sais pourquoi il se plaint ? Parce-que sa femme aime un peu trop regarder par ici. On devrait lui donner de quoi regarder, tu crois pas ?

- Est-ce-que tu essayes vraiment de détourner mon attention parce-que notre discussion ne te plaît pas ?

- C'est toi qui a parlé des voisins alors que je te demandais ce que tu aurais fait, ou pas d'ailleurs, si tu avais su dès le début que j'étais insupportable. Ah mais en fait... je pense que ce trait de ma personnalité était plutôt évident avant que tu ne me fasses du rentre dedans, non ? Tu as quand même persévéré, donc ça veut dire que...

- Tu parles vraiment beaucoup trop parfois, il me coupe en me faisant descendre de la rambarde.

Je suis le mouvement, le sourire aux lèvres. On retourne à l'intérieur de l'appart, sans se lâcher. Je sens ses doigts remonter le tissu de mon t-shirt dès qu'on franchit la baie-vitrée. Je le laisse faire, ma peau se couvrant de chair de poule lorsque ses doigts glissent sur ma peau. Nos lèvres se retrouvent au moment où je sens le tapis du salon sous mes pieds. Il ne faut que 5 secondes pour qu'Harry se retrouve assit sur le canapé, et moi sur ses genoux. Je déboutonne lentement sa chemise, puis laisse mes doigts effleurer son torse.

On se fige tous les deux lorsque la sonnerie d'un bipeur retentit dans l'appartement. Je gémis et enfouis mon visage contre le cou de mon homme.

- Pardon mais... vraiment j'espère que c'est le tien.

Il glousse, son corps remuant sous moi.

- T'es vraiment pas sympa.

- Mais tu m'aimes ! je m'exclame en me mettant debout pour aller chercher l'élément perturbateur.

Je fouille dans les poches de la veste d'Harry et soupire en ne voyant pas de message.

- Je savais que c'était pas le mien, lance mon petit-ami en se levant.

Je suis vaguement distrait par son torse, mais je me concentre bien vite en entendant mon bipeur sonner à nouveau. Je le récupère et regarde le message.

A cœurs ouvertsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant