C'était il y a des siècles, probablement plus, il ignorait exactement combien de temps il fut loin de ceux de son espèce. Il en avait presque oublié qu'il n'avait pas toujours été entouré d'Homme et d'orcs.
Une bataille avait touché à sa fin depuis quelques jours, le calme n'avait pas encore envahi les plaines. Différents groupes de soldats s'agitaient encore dans les environs. Allant et venant dans les villages, les bois, les grottes. Cette région corrompu et sombre avait abrité des souverains assoiffés de pouvoir et de lubies toujours plus sadiques et invraisemblables. Une soif de pouvoir qui a conduit un petit groupe, alors sous les ordres de Celeborn, à la mort. Ce groupe, parti en éclaireur des années plus tôt, devait se rendre au sud de la Lorien pour s'installer un temps dans un village et y aider les Hommes à ne pas tomber à leur tour sous la noirceur des cavaliers noirs.
Leurs missions avaient débuté sous les meilleurs auspices. Les villageois étaient heureux de leurs présences qui leur apportaient sécurité et connaissance, surtout lors de saisons difficiles qui menaçaient leurs récoltes.
Dans ce groupe de soldat de haut niveau, se trouvait une elfine, enceinte jusqu'aux ongles et qui n'avait peur des assauts des cavaliers noirs. Ils étaient forts et les battaient à chaque fois. Mais aucun de ces elfes, ou villageois, n'avait imaginé l'ego de ces ombres blessées au point qu'ils passent un marché avec le seigneur voisin.
Les deux royaumes avaient un commerce fructueux, le roi, encore assez raisonnable par rapport à ses autres voisins, finit par être gagné par l'avidité face aux propos des cavaliers, le marché était passé : lorsque ses troupes iront sur ces terres pour leur commerce. Ils devaient y créer assez d'agitation pour que les elfes baissent la garde vers la frontière du Mordor afin qu'ils puissent les attaquer.
Les cavaliers noirs avaient besoin d'un effet de surprise.
Une surprise qui resta amère tant pour le village qui se fit décimer que pour les elfes.
Soldat : « Que faisons-nous des survivants ? »
Cavalier : « Tuez les plus âgée et vous pouvez garder les autres. Je crois que votre roi a quelque chose pour eux. »
L'homme avait observé ces silhouettes noires s'éloigner avant de faire ce qu'il venait de lui être dit. A ce moment, il ne restait plus que six elfes qui furent envoyé au service du roi pour sa garde personnels. Le problème fut que même s'ils lui avaient paru jeunes, ils ne l'étaient pas tant et étaient bien trop raisonnés pour s'assujettir à ce roi. Le souverain eu la présence d'esprit de séparer le plus jeune du groupe pour une formation... différente. Espérant que son esprit ne soit pas encore assez fort pour pouvoir le manipuler et qu'en l'éloignant des siens cela aiderait à son « apprentissage ».
Cependant ce jeune elfe, bien qu'encore très jeune au moment de sa capture, n'était pas un adepte du sang et des méthodes de cette seule figure d'autorité qu'il avait et il refusa de se plier entièrement à toutes les demandes du roi. Il ne tuerait pour lui. Alors le roi dut ruser et il trouva une idée. Il l'invita à tuer ceux qui causaient du mal à son peuple. Ainsi, il était tout de même dans sa garde, faisait du ménage, mais pour la « bonne cause ».
Jeune et encore quelque peu naïf puisqu'il n'eut le temps d'apprendre ce qu'était un « vrai » dirigeant et « juste », il ne vit à ce moment pas la fourberie du roi. Il ne vit pas que ce n'étaient pas que des barbares qu'il envoyait sous sa lame, mais aussi des innocents.
Ce n'est que ce jour où, quand cet énième corps bascula, que le casque roula pour laisser percevoir le visage d'un adolescent, que l'elfe comprit que de sa main il n'avait pas seulement tué des mauvaises personnes. Il était naïf, mais pas quelqu'un de sombre ou foncièrement mauvais. Il comprit tout de suite que ce qu'il venait de faire n'était pas quelque chose de « juste ». Et son sang se mit à bouillir de rage, tant contre ceux qui l'avait manipulé, que contre lui-même. Il s'en voulait de s'être ainsi fait berner.
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Luinil
General FictionOlorin : « Il ne parle pas sindarin » [...] Luinil : « Il ne guérira pas en quelques semaines.» [...] Luinil : « Dis-moi ce qui te ronge » Eresrian : « Non » [...] Eresrian : « Je suis dangereux. Ne vous approchez pas » [...] Eresrian : « Vous êtes...
