J'avais douze ans lorsque j'ai vécu mes premiers grands traumatismes. Je n'avais que douze ans ... Je me rend compte que l'on peut être si bête à douze ans. Certaines personnes se pervertissent à peine sortie de l'enfance. Cela me désole.
J'avais douze ans et je venais de redoubler ma sixième, donc j'était la plus âgée de la classe. Je pense que j'aurais pût me fondre dans la masse des élèves toute l'année sans problème si je n'avais pas eu cette chose qui m'a pourri la vie : l'acné.
J'ai eu une acné absolument dévastatrice et bien évidement je n'ai pas été épargnée par les autres élèves. Plus j'y pense plus je m'en rend compte... Oui en fait c'est ça, tout à commencé parce que j'avais des boutons sur le visage, c'est si simple de ce moquer du physique. J'ai eu droit à tout les surnoms débile "calculette, cratère lunaire..." Et j'en passe... J'allais une fois toutes les deux semaines chez la dermatologue qui me disait toujours la même chose: que mon acné était très persistante et qu'il me faudrait plusieurs années pour m'en débarrasser.
J'était dévastée... Aujourd'hui je n'ai plus aucun bouton au visage et je me dit que tout ces gens qui me critiquaient n'était vraiment qu'une bande de petits cons. Je suis désespérée par la méchanceté des jeunes.
Je disais donc, tout à commencé par l'acné. Peu à peu ce n'est plus seulement ma classe qui se moquait de moi mais aussi le reste du collège. J'avais le droit à au moins une dizaines voir une vingtaines de critiques par jours. On n'hésitait pas à me frapper, m'humilier, me faire toutes sortes de choses rabaissantes. Ils trouvaient ça si amusent ... Et moi je ne disais rien... J'avais peur je crois...
Et surtout je ne comprenais pas, je ne comprenais pas pourquoi j'était devenu leurs souffre douleur, que j'était celles qu'on demandais en dernier pour intégrer une équipe en cours de sport parce que "personne ne voulait de moi" et qu'ensuite on se plaignait parce qu'on "ne me voulait pas" et qu'on n'hésitait pas à m'envoyer le ballon en pleine face parce que "c'était drôle".
Non je ne comprenais pas.
Il y a dix ans on ne parlait pas des souffrances scolaires, du moins pas dans mon école. Je ne trouvait d'aide nulle part. Les professeurs me disait que je n'avais pas à m'en faire, que personne n'avait rien contre moi. Même le jour ou mon professeur principale m'a vu me faire battre par une élève il nous à juste séparée en disant une phrase bateau du style "c'est pas bien". Et puis c'est tout.
Lorsque que j'allais chez la psychologue j'avais l'impression qu'il fallait que je cache ma douleur, alors je répondais toujours machinalement que "j'allais bien".
Je pense et j'espère qu'aujourd'hui les gens acceptent que cela existe, que ce n'est pas parce que l'on est jeunes que l'on est pas bête, il faut en parler vraiment, c'est dure mais il faut le dire, il ne fait surtout pas cacher sa douleur comme je l'ai fait. Il n'y a pas de honte à avoir.
Aujourd'hui je me suis endurci, je sais que cette période est loin maintenant mais je sais que en ce moment même d'autres personnes vivent ce que j'ai vécu et cela je ne peux pas l'accepter.
J'ai rencontrée beaucoup de personnes qui on subi de la violence scolaire et en les écoutant je me suis rendu compte que je n'avais pas été la seule... Ça m'a rassurée même si je ne souhaite cela à personne.
Je serais toujours à l'écoute de personnes qui on été ou qui sont dans une situation similaire à ce que j'ai subi.
Le soucis c'est que, hélas j'avais bien d'autres soucis que la souffrance scolaire ...
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La tristesse est bleue
Kurgu OlmayanJe ne sais pas si j'ai envie de raconter cela ...Peut être en ai je besoins... Peut être est ce une nécessité, afin de dire aux autres qu'ils ne sont pas seuls. Parfois la vie est dure et même si les années passent on n'arrive pas à oublier. Il arri...