Emmy se réveille aux alentours de 6h30 en ce dimanche 8 juillet. Elle file sous la douche pour enlever les dernières traces de sommeil qui ornent son visage. Une fois propre, elle rabat ses cheveux démêlés en un chignon strict sur sa nuque. Une tonne d'épingles, de gel et de laque plus tard, la jeune femme sort de la salle de bain pour déjeuner. Elle prend un premier repas copieux car elle ne sait quand sera son prochain. Elle termine sa tasse de café puis se rend dans sa chambre où elle enfile ses sous-vêtements avant de se diriger vers la housse qui est suspendue dans un coin de la pièce.
Elle ouvre cette dernière pour en sortir son uniforme orange et bleu avec lequel elle s'habille. Polo dans le pantalon, boutons fermés, ceinture. Elle couvre ses pieds d'une paire de chaussettes hautes de type chaussettes de ski puis enfile ses rangers parfaitement cirées. Elle y rentre également l'ourlet de son pantalon puis ferme les fermetures éclairs présentes sur le dessus du pied et qui remontent de chaque côté de la cheville avant de se lever pour se regarder dans le miroir afin de peaufiner sa tenue. Elle scrute et ajuste le moindre détail, traque le moindre faux pli pour l'aplatir d'un geste de la main. Elle jette un coup d'œil à sa montre et s'aperçoit qu'il est l'heure pour elle de retrouver ses collègues secouristes. Emmy enfile sa veste puis son éternel sac Dimatex avant de quitter son habitat.
15 minutes plus tard, sa voiture se gare sur le parking du bureau de l'association après un rapide détour pour récupérer sa meilleure amie. Elles partent effectuer, comme à leur habitude, la vérification des sacs d'intervention puis s'autorisent quelques minutes de pause et Emmy en profite pour fumer une cigarette avec le chef de poste qui vient d'arriver. Lorsque le bâton toxique est terminé, les mégots finissent leur vie dans un cendrier et les deux secouristes chargent ensemble le matériel nécessaire au poste de secours.
Quelques minutes plus tard, Emmy s'installe derrière le volant de l'ambulance, Thaïs à ses côtés pour prendre la route avec deux autres collègues secouristes. Ils arrivent à destination et la monitrice stationne le véhicule avant de monter le poste médical avancé. Le ballet des secouristes se joue à la perfection et est réglé comme du papier à musique. Emmy dépose le dernier sac d'intervention quand son téléphone se met à sonner. Elle le sort de sa poche pour regarder qui peut bien l'appeler à 8h30 un dimanche matin. Elle jette un regard à son chef de poste qui lui donne l'autorisation de répondre d'un signe de tête.
— Hey Honey Badger !
— Hey Frenchie ! Comment tu vas ?
— Bien et toi ?
— Nickel. Mais pourquoi tu as les cheveux aussi tirés ? Et c'est quoi toute cette agitation ?
— Relax Daniel, je suis en poste de secours. Regarde.
Emmy change la caméra de côté et montre l'environnement dans lequel elle va évoluer durant son poste.
— Mais ils se sont crus au Moyen ge ou comment ça se passe ?
— C'est justement le principe de « La fête des remparts », sourit Emmy.
— Daniel avec qui tu... Oh salut Emmy !
— Salut SuperMax ! Les gars je suis désolée mais je vais devoir vous laisser. Je dois partir en volante.
— Pas de soucis ma belle. Sois prudente !, sourit Max.
— Je vais quand même essayer de suivre la course... enfin si je peux.
— D'accord Frenchie. Gros bisous !
— Bisous Guys ! Et surtout n'oubliez pas : « Cours, accélère mais reviens en entier ».
— Merci Emmy, on t'aime, dit Max tendrement.
— Je vous aime aussi.
La brune sourit en leur envoyant un baiser virtuel avant de raccrocher. Elle range son téléphone dans la poche latérale droite de son pantalon, avant de saisir la radio qu'elle attache à sa ceinture et le micro qu'elle accroche au col de son polo. Elle prend une rapide photo d'elle qu'elle envoie aux garçons, accompagnée d'un message d'encouragement.
— C'est bon je suis prête !, s'exclame Thaïs en attachant la sangle abdominale du sac d'intervention.
— Et c'est parti !
Les deux jeunes femmes arpentent les petites rues du village revenu à l'époque médiévale le temps d'une journée. Elles discutent tout en admirant les ruines de l'Abbaye quand le téléphone d'Emma émet en continue des sons de notifications.
| TEXT MESSAGE FROM : @HoneyBadger |
Toute mignonne la Frenchie HoneyBadger !
Tu penses quand même à nous hein ?
| TEXT MESSAGE FROM : @SuperMax |
Je te préfère quand même avec le polo RedBull 🤣
Ta bonne humeur manque sur le circuit.
Bisous SuperFrenchie 🦁
| TEXT MESSAGE FROM : @Lord Perceval |
Mais c'est les couleurs de Mclaren ça !
Ne copine pas avec l'ennemi. 🤣
Bon courage pour ton poste.
| TEXT MESSAGE FROM : @Gas10 |
Ça fait bizarre de ne pas t'avoir avec nous, je m'étais habitué à ta présence moi 😢.
On va faire en sorte de te rendre fier 💪🏼
| TEXT MESSAGE FROM : @Estie31 |
Tu sais que tu me dois toujours un resto ! 😜😜
Bon courage pour ton poste, on se capte après la course.
| TEXT MESSAGE FROM : @Chile |
Merci pour l'encouragement Chica !
Passe le bonjour à Thaïs, je sais qu'elle est avec toi 😉😝
— Bon ben tu as le bonjour de Chile, dit Emmy en rangeant son téléphone dans la poche de son pantalon.
Thaïs, qui était en train de boire une gorgée de sa bouteille d'eau, la recrache et manque de s'étouffer au passage, faisant rire la monitrice.
— Non mais t'es sérieuse ? Tu lâches ça comme ça toi !
— Ah ah, mais tu me tues, rigole Emmy. Mais ce n'est pas de ma faute, je te jure que c'est vrai, regarde !
La monitrice tourne l'écran de son téléphone vers sa meilleure amie qui écarquille les yeux en lisant le message de Carlos. Un grésillement se fait entendre, suivi d'une voix grave. « Alpha, Alpha pour Chef de poste ». Emmy décroche le micro de son col pour l'approcher de ses lèvres.
— Chef de poste pour 2Alpha, transmettez.
— Victime au niveau de l'Abbaye, plaie par arme blanche type couteau, infirmier sur place. Il vous y attend.
— Reçu fort et clair, Alpha en route.
— Reçu. Terminé.
Emmy replace le micro sur son col, et les deux jeunes femmes pressent le pas pour se rendre sur le lieu de l'accident, tout en enfilant une paire de gants bleus d'intervention en nitrile. Il leur faut moins de deux minutes trente pour arriver auprès de la victime. Elles prennent place de chaque côté de la victime, à genoux. Thaïs pose le sac d'intervention sur sa droite tout en l'ouvrant tandis qu'Emmy fait un premier bilan. Les deux secouristes connaissent parfaitement leurs gestes et n'ont pas besoin de parler, un seul regard suffit pour communiquer. Emmy constate qu'un infirmier comprime la plaie de la victime avec une de ses mains, alors que Thaïs s'occupe à sortir un pansement compressif. La monitrice saisit celui-ci avant de coordonner ses gestes avec ceux du soignant déjà présent sur place. Une fois le plaie comprimée, Emmy s'éloigne de la victime, toujours sous la surveillance de Thaïs. Elle ôte les gants qui recouvrent ses mains avant de les jeter dans le sac D.A.S.R.I et de faire une rapide désinfection avec le gel-hydroalcoolique. Elle saisit le micro noir accroché à son col, presse le bouton noir de son pouce afin de passer le bilan définitif à son chef qui prendra la décision finale, l'évacuation vers le centre hospitalier le plus proche par les sapeurs-pompiers.
Une fois la victime installée dans le véhicule de secours rouge et jaune, les deux jeunes femmes retournent au poste médical avancé en débriefant de la première ide la journée, pour y réarmer le sac.
— Bon ben le poste commence bien, rigole le chef de poste. On ne t'a pas appelé le chat noir pour rien.
— Je sais mais que veux-tu !, rigole à son tour la concernée.
— Allez les filles, c'est l'heure de manger.
Les secouristes se réunissent autour d'une table et dégustent le repas, soigneusement préparé par les bénévoles du village. Mais ce petit moment de répit est de courte durée quand la radio de la jeune femme annonce une nouvelle victime. Emmy s'empresse de quitter la table suivit de sa coéquipière qui enfile en même temps le sac d'intervention qu'elle gardait aux pieds. 20 minutes, une prise de tension, une mesure d'oxygène et un pansement plus tard, les amies reprennent la route vers le PMA. Elles prennent le temps de grignoter un petit peu avant de repartir en vadrouille dans les rues étroites du village.
Le téléphone d'Emmy se met à sonner et elle sourit en voyant le nom du contact. Elle décroche et les visages de ses amis pilotes apparaissent sur son écran. Ils discutent quelques minutes avant que la radio lui communique une nouvelle victime, la troisième depuis le début de la journée.
— Bon les gars, le devoir nous appelle !, dit Emmy en pressant le pas. On vous aime !
Les deux brunes arrivent peu de temps après pour prendre en charge leur troisième victime qui présente une brûlure sur le haut de la cuisse. Les gestes sont précis, sans aucun tremblement. 15 minutes plus tard, les amies s'autorisent une petite pause, sur les ordres de leur chef de poste. Elles se posent sur un banc derrière le PMA, et Emmy dégaine son téléphone pour suivre le Grand Prix, tout en allumant une cigarette. Elles se connectent juste à temps pour voir le départ de la course et l'accrochage au troisième virage entre Hamilton et Raïkkönen. Mais malheureusement, leur pause se voit écourtée par un nouvel appel radio.
Dans sa poche, le téléphone d'Emmy n'arrête pas de vibrer au fur et à mesure des notifications qui lui parviennent de l'application F1. Mais la brune n'a pas le temps de s'en soucier, les interventions s'enchaînent, ne laissant que très peu de répit aux secouristes.
— Emmy, si tu le souhaites, comme c'est toi qui conduit l'ambulance, tu peux aller faire une petite sieste derrière.
— Merci chef.
La monitrice patiente un petit peu avant de se décider à suivre les ordres de son chef de poste. Alors que sa tête se pose sur l'oreiller, la porte latérale s'ouvre sur sa meilleure amie.
— Emmy, on rentre. Le poste est fini.
— Mais non ! Dis-moi que c'est une blague !
— Malheureusement non.
Les secouristes démontent rapidement le poste de secours et reprennent la route vers leur centre. Durant le trajet, Thaïs fait un résumé du Grand Prix à Emmy qui est concentrée sur la route qui se dessine devant elle.
— Non mais c'est quoi ce Grand Prix de m*rde, s'énerve la monitrice.
— Ouais, j'espère que Chile et Romain n'ont rien.
— Ben on va leur demander ! Tiens appelle les !, dit Emmy en donnant son téléphone à Thaïs.
— QUOI ?! MAIS QU'EST CE QUE TU RACONTES ! EMMY IL EST MINUIT ! ET PUIS JE NE VAIS PAS APPELER CAR...
— Holà Chica !, dit une voix grave à l'accent espagnol.
— Salut Carlos ! Je viens d'apprendre ton crash, ça va tu n'as rien ?
— Non Emmy, plus de peur que de mal.
— Ah bon ça va alors.
— Tu veux parler aux autres ? Je suis avec Charles, Daniel, Max et Pierre.
— Salut les gars ! Bon vous avez prévu quoi pendant ces 15 jours de repos ?
— Je vais en France avec Pierre, sourit malicieusement le Monégasque en jetant un regard complice au pilote Français.
— Je pense que je vais rentrer voir ma famille, annonce Max.
— Pareil, disent en chœur Daniel et Carlos.
Ils discutent encore quelques instants, et Emmy raccroche pile au moment où l'ambulance pénètre dans le parking. Ils déchargent le matériel et se dépêchent de nettoyer le matériel, pour pouvoir se coucher le plus rapidement possible. 30 minutes plus tard, les deux amies quittent le centre de leur association pour regagner leurs habitations respectives. Emmy se débarrasse rapidement de ses rangers et de son uniforme pour détendre ses muscles sous l'eau chaude. Elle met sa tenue à laver dans le lave-linge et part se coucher pour rejoindre les bras de Morphée....
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| THE DRIVERS & THE DRIVING INSTRUCTOR |
Fanfiction- Dans le cadre du Grand Prix de France, nous allons piéger une de nos fans..., sourit le pilote néerlandais en fixant la caméra devant lui. - Emmy suit la Formule 1 depuis sa plus tendre enfance et n'oublie jamais de regarder un Grand Prix, continu...
