Le pilote et la monitrice emboîtent le pas au reste des pilotes qui prennent la direction de l'hôtel. Ils se séparent sur le seuil de l'étage, chacun regagnant sa chambre pour se préparer. Emmy met en charge son téléphone avant de se déshabiller et de se faufiler sous la douche. Elle en sort quelques minutes plus tard, une serviette autour du corps, une autre emprisonnant ses cheveux. Elle les démêles tant bien que mal d'un coup de brosse puis les laisse sécher naturellement. Après avoir effacé les dernières traces d'eau sur son corps, elle se dirige vers sa valise, y cherchant des sous-vêtement ainsi que des vêtements propres. Elle opte finalement pour un body noir simple qu'elle associe à un pantalon droit beige, resserré au niveau des chevilles. Alors qu'elle allait pénétrer à nouveau dans sa salle de bain, on toque à la porte de sa chambre.
— J'arrive !, s'écrie la brune en ramassant les affaires qui traînaient par terre. Je suis bientôt prête, dit-elle au pilote qui se tient devant elle, en ouvrant le pan de bois. Mais tu peux rentrer si tu veux.
Le pilote RedBull prend place sur le lit de la jeune femme qui s'est à nouveau retranchée dans la salle d'eau.
— Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai galéré pour enlever les restes de champagne, je collais de partout avec vos conneries.
— Tu vois ce qu'on subit après chaque podium !
— Oui !, rigole la brune en sortant de la salle d'eau, maquillée simplement.
— WoW ! Tu es magnifique, sourit le pilote.
— Arrête tes bêtises Max. C'est juste du mascara et un peu d'eye-liner.
— Mais je le pense sincèrement.
— Merci, c'est vrai que tu n'es pas mal non plus. Ça te change de la combinaison.
— Tu mets des talons ?
— Je te rassure, si j'ai trop mal aux pieds, il y a de fortes chances que je remonte pour mettre mes converses, avoue la brune en enfilant sa paire de mocassins à talons. C'est bon je suis prête !
— Mademoiselle..., sourit le Néerlandais en tendant son bras.
Emmy récupère son téléphone ainsi que son paquet de cigarettes qu'elle range dans sa poche avant d'enrouler son bras autour de celui du pilote pour rejoindre les autres qui se sont mis sur leur 31 pour l'occasion. Max s'éloigne de la brune pour revenir quelques minutes plus tard deux coupes à la main.
— Joyeux anniversaire encore une fois !
— A ta P2 !, sourit Emmy en claquant son verre contre celui de Max.
Ils boivent une gorgée avant que le Néerlandais s'éloigne à nouveau, appelé par son coéquipier et laissant la brune seule quelques instants. Cette dernière est vite rejoint par un des pilotes des flèches d'argent qui plus est le vainqueur du Grand Prix de France. Ils discutent pendant de longues minutes, faisant ainsi plus ample connaissance.
La soirée se poursuit tranquillement quand la jeune femme remarque qu'un des pilotes est assis seul au bar, les yeux rivés sur son verre.
— Heureusement que je t'ai dit que j'allais régler cette histoire seule.
— C'est ce petit con qui ne m'avait pas vu !
— Aller Pierre ! Profite de la soirée.
— Mais elle est pour toi ! Et puis j'ai honte de ce qu'il s'est passé.
— Ce sont des choses qui arrivent !
— Ne pas finir le GP dans son pays, non mais tu te rends compte !
— Arrête de faire le rabat-joie et profite bordel ! Tu feras mieux au prochain.
— Oui tu as raison.
— Bon maintenant je vais remonter dans ma chambre pour enlever ces instruments de torture, rigole la brune en montrant ses chaussures.
— Je t'accompagne, sourit Pierre en emboîtant le pas à Emmy.
Ils montent ensemble à l'étage où se trouvent leurs chambres avant de se retrouver dans celle de la monitrice. A peine la porte ouverte, la jeune femme balance ses chaussures d'un coup de pied, faisant rigoler Pierre que ne la quitte pas des yeux.
— Qu'est-ce qui te fait rire ?, demande Emmy.
— Tu n'es vraiment pas fan de ce type de chaussures, n'est-ce pas ?
— Je t'avoue que je préfère faire 24h de poste de secours avec des Rangers plutôt que de rester une minute de plus sur ces quilles, avoue la brune en enfilant une paire de fines chaussettes blanches.
Elle se chausse de ses converses, blanches également, et pousse un râle de soulagement lorsqu'elle se met debout. Elle agite ses orteils en souriant.
— Ça va mieux ?
— Tu ne peux pas savoir à quel point je revis ! On rejoint les autres ?
— Après vous Mademoiselle, rigole le pilote en ouvrant la porte.
— Merci Jeune Homme !
— Mais avec plaisir.
Ils rebroussent chemin et poursuivent leur soirée. L'alcool coule à flot et les trois premiers de la course fêtent leur podium comme il se doit. Les esprits sont embrouillés, et seules quelques personnes sont encore sobres. C'est notamment le cas de Pierre, Charles et étonnamment Emmy, qui pourtant fête son anniversaire.
— Pourquoi tu ne bois pas ?, demande Pierre. C'est ton anniversaire pourtant.
— Je n'ai pas besoin de me bourrer la gueule pour profiter d'une soirée. En réalité je veux me souvenir de tout, d'avoir fêté mon 24ème anniversaire en compagnie des meilleurs pilotes du monde, de mes idoles.
— C'est légitime.
— Et toi ?
— Je n'ai pas envie. Et puis, il va falloir aller coucher les deux zigotos.
Pour accompagner ses propos, Pierre montre les deux pilotes RedBull, complètement éméchés. La jeune femme rigole en les voyant danser d'une drôle de façon. Le numéro 10 s'éloigne pour partager un moment avec d'autres de ses concurrents, laissant la monitrice seule. Mais ce petit moment de solitude ne dure pas, puisqu'un autre pilote vient à sa rencontre.
— Alors, tu profites ?
— Oui oui.
— Tu vas faire quoi quand tu seras rentrée demain ?
— Bon tu sais, la routine. Mais je sais que je vais avoir du mal à me remettre de mes émotions. Et après, pendant que tu voyageras dans le monde entier, je retournerais à mes petits élèves et à ma mécanique. Et puis le dimanche, je vous regarderai à travers la télé.
— C'est un bon programme.
— Mouais.
— Ça ne va pas ?, demande le pilote inquiet.
— Comme tout à l'heure. Je ne crois pas au fait que vous n'allez pas m'oublier. Je suis persuadée du contraire même.
— Mais qu'est-ce qui te fait dire ça ?
— Ouvre les yeux Esteban ! Je ne suis qu'une simple fan !
— Non, toi ouvre les yeux ! Pour certains pilotes, tu es bien plus que ça.
— Il faut vraiment que tu arrêtes de boire.
— Je n'ai bu qu'un verre. Et toi, il faut que tu arrêtes de te sous-estimer.
— N'importe quoi !
— On pari ?
— Quoi ?
— Je te pari qu'on se revoit avant la fin du mois de Juillet.
— Ok, et le gain ?
— Si je gagne, un resto ?
— Vendu et si JE gagne, je veux monter dans ton baquet.
— Pari tenu.
Les deux français se tapent dans la main pour conclure leur accord avant de rigoler. Ils discutent pendant de longues minutes, calmement, tout en s'envoyant de légères piques.
— Tu vois que tu peux être quelqu'un de bien quand tu le veux.
— Je sais, avoue le brun en baissant la tête. Mais c'est plus fort que moi, j'ai l'impression que jouer au petit con est le seul moyen de me protéger...
— Je ne suis pas sûre. Et ça peut te jouer des tours.
— Comment ça ?
— Imagine, tu passes à côté de la femme de ta vie ou un truc du genre. Tu t'en mordras les doigts...
— Ouais, tu as peut-être raison.
— Tu verras, J'AI raison.
— Non mais oh ! Ça va les chevilles oui ?
— Nickel, merci de t'en soucier. Regarde ! Elles sont belles hein ?, sourit Emmy en lui montrant ses chevilles.
— EMMY TU VIENS M'AIDER À COUCHER LES DEUX ZIGOTOS ?, s'exclame Pierre.
— J'ARRIVE ! Tu m'excuseras, mais le devoir m'appelle.
La monitrice s'éloigne pour rejoindre Pierre qui se charge de Max, complètement soûl et qui essaye de convaincre Daniel de le suivre. Emmy se précipite vers l'Australien qui a énormément de mal à rester debout. Ils parviennent à atteindre leur étage tant bien que mal et se séparent, Pierre poussant le Néerlandais dans sa chambre tandis que la brune pénètre dans celle du numéro 3 avec un peu de difficultés.
— Aller Daniel, il faut te mettre au lit, souffle Emmy.
— Mais Emmy...
— Daniel...
— Tu m'oublieras pas hein ?, lâche le pilote en tombant de tout son poids sur le lit en entraînant la brune dans sa chute.
— Mais qu'est-ce que tu racontes ?, demande la jeune femme en essayant de se redresser mais en vain car Daniel la bloque contre lui.
— Tu m'oublieras pas une fois qu'on t'aura ramené demain, avoue le numéro 3 tristement. Promets le moi s'il te plaît...
— Daniel, voyons ! Tu es une de mes idoles ! Je ne peux pas vous oublier comme ça du jour au lendemain !
— Dors avec moi... s'il te plaît ....
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| THE DRIVERS & THE DRIVING INSTRUCTOR |
Fanfiction- Dans le cadre du Grand Prix de France, nous allons piéger une de nos fans..., sourit le pilote néerlandais en fixant la caméra devant lui. - Emmy suit la Formule 1 depuis sa plus tendre enfance et n'oublie jamais de regarder un Grand Prix, continu...
