Chapitre 12 : Le Grand jour

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Bonjour à tous,

Je sais que cette à pause a été plus longue que d'habitude et à vrai dire il n'y a pas véritablement de raison : Manque de motivation, syndrome de la page blanche et autres projets en cours... Je vous offre donc ce nouveau chapitre en remerciant tout particulièrement les afficionados qui sont toujours présents malgré les difficultés.

Bonne lecture...

Chapitre 12 : Le Grand jour

Ce fut bien essoufflé que Hughes et moi atteignîmes enfin les quelques marches menant au parvis de la Mairie de Central. Le bâtiment était à la hauteur de la capitale : majestueux, raffiné et sobre. Ses murs en pierres de taille blanches devenaient presque lumineux lorsque le soleil de la belle saison dardait ses rayons à leur surface. Quelques frises géométriques, finement sculptées, composées principalement de lignes, plus ou moins épaisses, couraient sur toute la façade et les pignons donnant une touche d'élégance supplémentaire à l'immeuble. Percés d'immenses fenêtres, la lumière naturelle baignait l'espace intérieur d'un doux éclat, que chacun savait apprécier à sa juste valeur. Mais le plus impressionnant de tout ce faste restait les toitures. Quand on prenait la peine de les admirer, on ne savait plus où posaient les yeux tant elles étaient riches en ornements de toutes sortes : elles semblaient hérissées de lucarnes au fronton décoré ; surplombées par des dômes, coiffés de lanterneaux portant eux-mêmes une coupole ou une flèche, mais aussi, çà et là des clochetons, dont certains protégeaient véritablement une cloche.

Passés la grand porte en bois massif sertie de clous à tête carrée et de ferrures aux courbes soignées représentant des volutes, nous tombâmes directement sur le comptoir occupé par les agents responsables de l'accueil du public. Rapidement, l'un d'eux nous guida jusqu'à la salle dédiée aux mariages. Cette dernière se trouvait au première l'étage de la Mairie, au sommet d'un bel escalier en marbre blanc, à double révolution, menant à une magnifique galerie inondée de soleil. Quant à la pièce qui nous intéressée, elle était à couper le souffle. D'immenses portes vitrées permettant un accès facile aux convives occupaient l'entrée de l'espace solennel. Ces dernières s'ouvraient sur une allée centrale qui menait directement à une estrade. De part et d'autres de cette dernière, on trouvait des bancs à l'assise rembourrée habillés d'un tissu en velours rouge satiné mis en valeur par l'éclairage tamisé du lieu. Le soubassement des murs blancs, tout comme leur partie aérienne, étaient habillés de caissons dont les moulures étaient agrémentées d'un fin liseré doré. Sur la plateforme légèrement surélevée, on trouvait quelques chaises à dossier parées de la même étoffe que les bancs, très certainement destinées aux mariés, à leurs témoins et aux membre de la famille proche ainsi qu'un bureau massif pour la signature des documents. L'ensemble était dominé par un splendide haut relief semblant représenté une scène mythique dont le personnage principal était une femme divinement belle dont la nudité ne pouvait échapper à personne. Néanmoins, cet aspect était astucieusement estompé par l'intervention de petites créatures ailées qui s'attelaient à envelopper soigneusement le corps de cette déesse avec de fines bandelettes de tissu...

Le souffle raccourci et les joues rougies par l'effort, nous entrâmes finalement dans la salle de cérémonie, escortés par les sourires moqueurs et enthousiastes des invités déjà présents. Soulagés malgré les délais serrés, nous primes fièrement place sur l'estrade, devant le bureau sur lequel l'acte serait prochainement signé, attendant plus ou moins patiemment la venue de la reine du jour...

Étant membre de l'armée d'Amestris, mon ami avait légitimement eu le choix quant à la forme que souhaitaient donner les futurs époux à la célébration de leur union : leur décision avait été claire et sans appel ! Aucun apparat militaire ne devait venir gâcher cette journée qu'ils désiraient agréable et chaleureuse.

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