Chapitre 7 : Retour d'Ishbal

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Bonjour, en espérant que le chapitre précédent ne vous aura pas trop choqué... Celui-ci cache aussi une certaine noirceur mais dans un autre genre... En espérant que cela vous plaira aussi... Bonne lecture !

Chapitre 7: Retour d'Ishbal

Mais en réalité, la grande discussion ne vint jamais... Que cela soit Hughes ou moi, nous avions pris le parti de prendre les choses comme elles étaient venues, en les acceptant tout simplement. Peut-être étions-nous un peu lâches de ne pas assumer clairement la situation ? Mais pour être honnête, à Ishbal, au beau milieu du désert, nous ne pensions faire de mal à personne mais cela nous permettait de rester vivants et de tenir jusqu'à ce que cette maudite guerre prenne enfin fin.

Perdu dans mes souvenirs, je ne me rendis pas immédiatement compte que de gros nuages noirs avaient progressivement envahi le ciel, par la fenêtre de mon bureau, voilant totalement le pâle éclat de l'astre lunaire. Dans le lointain, un éclair éblouissant et un grondement assourdissant me tirèrent brutalement de ma torpeur, me faisant violemment sursauter... Instinctivement, Hughes resserra son étreinte sur moi, comme s'il cherchait à me rassurer. Puis, il tendit le bras vers un câble électrique. Du bout des doigts, il trouva et actionna l'interrupteur. La douce lumière tamisée de ma lampe de travail illumina bientôt l'espace où nous nous trouvions assis, laissant le reste de la pièce plongé dans l'obscurité.

« Tiens, il va bientôt pleuvoir... » Constata-t-il, morne, en levant à présent les yeux vers les grandes baies vitrées de mon bureau.

Rapidement, un sourire espiègle se dessina sur ses lèvres tandis que la foudre continuait, inlassablement, de zébrer les ténèbres, accompagnée par le tonnerre de plus en plus retentissant.

« Dis-moi, Roy, te souviens-tu de cet incroyable moment passé sous l'eau ? » Me lança-t-il d'un air taquin, entre deux craquements sonores, avant de poursuivre : « Qui aurait pu parier que l'Alchimiste de Flamme pouvait autant l'apprécier ? »

« Maes... » Soupirai-je, profondément agacé par cette énième remarque concernant le fameux liquide. « Combien de fois devrai-je encore le répéter ? Je n'ai aucune aversion ou phobie concernant l'eau ! Simplement, lorsque mes gants sont mouillés ou que la météo est trop humide, je suis complétement... »

Ma langue avait presque fourché mais heureusement pour moi, j'avais su me reprendre bien vite : « Hmm, hmm... Je veux dire, l'Alchimie de Flamme est totalement inutilisable. »

Je l'avais échappé belle mais c'était sans compter sur la perspicacité de mon incorrigible frère d'arme.

« Lapsus révélateur, mon cher Roy ! Impuissant ? N'était-ce pas là, le mot que tu cherchais, par hasard, à l'instant ? » Ricana-t-il, un peu trop fier de lui.

« Quel imbécile, ce Hughes ! » Pensai-je, en lui lançant un de ses regards noirs dont j'avais le secret. Il ne put retenir un bel éclat de rire qui mourut, emporté par un nouveau coup de tonnerre. Cette douce euphorie suffit, cependant, à réchauffer l'atmosphère glaciale de la pièce, sporadiquement éclairée, par d'extraordinaires éclairs. Il y avait bien longtemps qu'on n'avait pas vu un orage aussi violent à Central City : celui-ci paraissait presque irréel.

Malgré toute la compassion de mon ami, la douleur qui tambourinait sans ma tête, depuis le début de nos retrouvailles, se rappela, vivement, à moi, me contraignant à fermer les yeux.

« Sérieusement, Maes, qu'attend-on ? » Soupirai-je, las de résister, sentant mes forces s'amenuiser, au fur et à mesure que le temps s'écoulait. « Je suis si fatigué... »

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