Chapitre 34: Fausses rivales

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Chapitre 34 : Fausses rivales

Charelle Divassa

Je suis au bureau et je prends mon téléphone pour appeler ma copilote

Joëlla décrochant à l'appel : oui la go

Moi : ça te dit qu'on aille manger ensemble tout à l'heure ?

Joëlla : hum...Laisse moi le temps de finir et je te fais signe . Je suis sur le terrain en recouvrement

Moi : où ça ?

Joëlla : chez un papa là, un vrai bandit je suis même déjà fatiguée

Jéclate de rire. Joëlla travaille dans une micro finance en tant que chef du service du recouvrement. Et son travail lui demande souvent d'aller réclamer les impayés des clients à leur domicile ou lieu de travail. Et quand elle me raconte souvent ses « bagarres » avec ses clients ça me fait toujours rire.

Joëlla, reprenant : mais sinon je compte finir en moins de 20 minutes

Moi : d'accord, donc on se retrouve là bas directement. J'y vais déjà

Joëlla : mais tu ne m'as même pas dit ou on se retrouve. Quel restaurant ?

Moi : notre restaurant fétiche non ?

Joëlla : le restaurant de ton gars là ?Dit elle en riant sous cape

Moi : ce n'est pas drôle

Joëlla : mais comment ça ? C'est notre restaurant fétiche mais aussi de ton « embrasseur » ou bien ?

Moi, boudant : ce que tu fais là, c'est vraiment un coup bas, de toute façon je m'y rends déjà. Je lui dis en raccrochant et prenant mes affaires pour le restaurant.

Je meurs de faim mince. Je me dis en quittant les locaux de ma boite. Lorsque je suis dans la voiture je reçois l'appel de Bob. Je pousse un soupir juste fatiguée avant de décrocher

Moi : oui allo ?

Bob ; bonjour bébé comment tu vas ?

En l'entendant m'appeler bébé j'ai levé les yeux au ciel d'exaspération

Moi : bonjour bob, comment tu vas ?

Bob : je vais bien chérie. On dit quoi ?

Moi : bah rien. On est là. Un souci ?

Bob : euh non, je pensais qu'on pouvait se voir tout à l'heure pour dîner ensemble

« même cadeau »

Moi : désolé je suis très prise déjà. Mais en plus on se voit déjà demain non ? Pour l'anniversaire surprise de ta maman

Bob : oui, mais je voulais qu'on se voit rien que nous deux

Moi : je ne peux pas, désolée. Bon je vais te laisser, je suis en train de me rendre à un rendez vous. Au revoir

Je ne lui laisse pas finir que je raccroche aussitôt. Comment me débarrasser de ce type. Je sens que je perd de plus en plus patience. Je le sens...comme je sens aussi que cette histoire va très mal finir, je me dis en démarrant la voiture et fonçant directement au restaurant.

*Anthony Aliwa

Aurore : quoi ? Vous voulez dire que vous vous êtes embrassés comme ça simplement ? Et dans les toilettes pour dames ?

Moi : oui

Aurore et moi, nous nous sommes retrouvés à mon nouveau restaurant préfèré où le cuisinier fait le poisson braisé à damner un saint. Depuis cette première fois où j'ai goûté à son poisson, je ne m'en lasse plus. Je suis pratiquement ici tout le temps pour ne pas dire tous les jours. Mais dans le fond aussi, je reviens à chaque fois dans l'espoir de la revoir, elle ! Mais depuis là rien. Je ne la croise nulle part. Cela fait plusieurs jours déjà que nous avons échangés ce baiser dans les toilettes et que mes yeux se baladent aussi partout dans les rues à sa recherche. À croire qu'elle est disparu de la nature.

SECONDE CHANCEOù les histoires vivent. Découvrez maintenant