Chapitre 25 : L'incroyable famille Abessolo
*Vanessa ALIWA
Nous sommes le samedi matin aujourd'hui et dans l'après midi nous devons nous rendre chez la famille de Laurent et sans le vouloir je me mets à stresser aussi pire encore quand je me rappelle de ses mises en garde la vieille. Est-ce qu'ils vont se mettre en colère en apprenant que leur fils ou frère ce serait marié sans leur en informer ?pfff...Je ne sais même pas pourquoi je me mets dans cet état. Je n'ai pas à stresser par rapport aux états d'âmes de ses parents puisque de toute façons nous ne nous reverrons plus au bout de quelques mois, je me rassure. Je me lève du lit et met mon peignoir avant de descendre faire le petit déjeuner mais je suis surprise de voir Laurent en train de s'affairer aux fourneaux
Moi, très surprise et hésitante : euh...bonjour
Laurent, me regardant l'air de rien : Bonjour, ça va ? Tu as bien dormi ?
Moi : oui merci et toi ?
Je profite à m'assoir sur l'une des chaises de la table disposée à la cuisine.
Laurent : hum...J'ai eu des sommeil plus paisibles
Moi : ....
Je ne sais pas quoi lui répondre à ça. Il me tourne le dos et je peux l'observer aisément. Et en l'observant je me rends compte qu'il n'est pas du tout zen ou serein comme il veut le faire croire. Il est stressé et tendu, je constate en remarquant son visage qui révèle un état d'angoisse mais aussi la raideur de ses épaules. Qu'est ce qui le met dans cet état ? La lecture du testament de son père ?
Moi : ça va ? Je lui demande sincèrement
Laurent, toujours sans me regarder : repose moi cette question ce soir quand nous serons rentré de la réunion
Moi : c'est la lecture du testament de ton père qui te stresse à ce point ?
Laurent : j'aurais tellement voulu que ce ne soit que ça. Mais...
Il n'arrive pas à finir sa phrase. Il est vraiment pas bien, le stress le ronge et à ce moment Je n'ai qu'une envie le prendre dans mes bras et le serrer très fort mais je me retiens alors je le regarde et essaye de le rassurer comme je peux
Moi : ne t'en fais pas, tout ira bien. Et puis, même si je ne sais pas vraiment ce qui te fait autant stresser, n'oublie pas que nous sommes dans le même bateau maintenant. Tu ne seras pas seul. Je serais avec to, d'accord ?
Pendant que je parlais, il s'était retourné pour me servir un plat de œufs brouillés et bacon.
Laurent, me regardant : d'accord...merci. Mange s'il te plaît ça va refroidir
Moi, prenant une fourchette : d'accord. Tu ne manges pas ? Je lui demande en le voyant s'assoir en face de moi avec une tasse de café dans les mains
Laurent : non. Je n'ai pas d'appétit ce matin. Mais je vais t'accompagner avec ma tasse de café
Moi : d'accord
Je prends une première bouché et me rend compte que c'est vraiment pas mal. C'est très délicieux même
Moi : c'est très bon, merci. Tu as souvent l'habitude de cuisiner toi-même ?
Laurent : oui, quand je suis stressé, ça m'aide à m'occuper l'esprit, j'essaye de m'occuper .
Hum...
Laurent : Et aussi quand j'étais à l'étranger, non seulement durant mes années d'étudiant, je préparais souvent moi même mes plats. De même quand j'étais aussi à l'étranger récemment
