Chapitre 49 : Émeraude
*Saphir Obone
*Des semaines plus tard
Tandis qu'Émeraude pile les noix de palme que maman vient de bouillir, cette dernière et moi on décortique les feuilles de manioc pour le repas du soir.
Émeraude s'arrêtant : euh maman ?
Maman, sans la regarder : oui
Émeraude : j'aimerais aller travailler avec mon groupe d'amis samedi prochain, je peux ?
Moi, m'arrêtant pour la regarder : ton groupe d'amis ? J'imagine que Jérémie sera de la partie n'est ce pas ?
Maman, me regardant: Jérémie c'est qui ?
Moi, regardant toujours Saphir : oui,qui est ce ?
Emeraude : mais je t'ai dit que Jérémie c'est mon ami non ? On travaille beaucoup ensemble , il m'aide beaucoup en mathématiques. Vous savez bien que j'ai du mal à assimiler ces cours et comme il est très bon dans cette discipline c'est volontiers qu'il a voulu m'aider
Je ne lui réponds pas et recommence à décortiquer mes feuilles de manioc
Maman : et tu as dis que ton affaire là se passait quand déjà ?
Emeraude : samedi prochain
Maman : où ca ?
Emeraude : chez Jérémie
Moi : hum...
Emeraude : si vous pensez que je mens, vous pouvez m'accompagner et vous verrez que nous ne serons pas seuls
Maman : ok, Saphir te déposera donc
Emeraude : d'accord
Aujourd'hui nous sommes dimanche donc je profite un peu de la famille aujourd'hui. Dès que nous avons fini de préparer et manger. Je pars dans ma chambre pour me reposer jusqu'à ce qu'Emeraude rentre dans la chambre
Emeraude : Saphir ?
Moi, me retournant pour la regarder : hein ?
Emeraude adossé à la porte qu'elle vient de fermer : est ce que depuis le temps je t'ai déjà fait quelque chose qui t'ait déçu ?
Moi, m'asseyant pour la regarder : non, pourquoi ?
Émeraude : pourquoi tu ne me fais pas confiance alors ?
Moi : mais bien sur que je te fais confiance
Émeraude, venant s'assoir à côté de moi : non c'est faux. À chaque fois que je parle de mon groupe de travail plus précisément de Jérémie, tu te braques et tu es très réticente
Moi : ...parce que je m'inquiète tout simplement pour toi petite sœur
Émeraude, me prenant la main : tu sais bien que j'ai toujours été une fille studieuse, qui n'a jamais eu d'échec, tu sais très bien quelle genre de fille je suis, je ne sors jamais si ce n'est que pour l'école, je n'ai pas d'amis...c'est vrai que tu ne le connais pas, que tu ne sais pas qui il est mais apprends d'abord à le connaître avant de faire tout jugement...samedi prochain, tu auras même l'occasion de le voir et toi-même tu verras rien qu'en le verra une fois que c'est quelqu'un de bien. C'est mon ami, c'est le seul ami que j'ai et j'aimerais que tu l' apprécies quand même quand moi je l'apprécie...
Moi, poussant un soupir : c'est vrai tu as raison, excuse moi
On ne se dit plus rien, puis chacun vaque à ses occupations calmement
