Chapitre 58 : On rentre
Laurent Abessolo
Depuis que Vanessa a quitté la maison, je suis assis sur mon lit face à la grande baie vitrée...je n'ai plus bouger d'un pouce depuis que je me suis assis...je n'arrive plus à bouger, ne fusse qu'un doigt tellement je suis lourd...tellement lourd que bouger devient impossible. Cette grande lourdeur est juste le reflet de la lourdeur de ma douleur. J'ai tellement mal que même respirer devient pénible.
J'entends mon téléphone sonner dans ma main. Je décroche tout en collant le téléphone à mon oreille
Rodrigue à l'autre bout du fil : elle est bien arrivée monsieur
Moi : l'as-tu bien suivi jusqu'à chez elle ? Tu l'as bien vu rentré dans la maison ?
Rodrigue : oui monsieur je l'ai vu rentrer à l'intérieur. C'est sa grand-mère qui lui a ouvert la porte
Je ne lui réponds plus et raccroche simplement. Le cœur toujours lourd...Vanessa...et pourtant tout avait l'air de bien se passer entre nous, tout était alors merveilleux. Qu'est ce qui s'est alors passé pour qu'on se retrouve alors dans cette situation. Je passe une main sur mon visage et c'est à ce moment que je réalise qu'il y avait une larme qui coulait de mon œil droit ... la douleur que je ressens en ce moment est juste indescriptible. Et pourtant tout était prédisposé pour que nous passions une merveilleuse soirée et fêtons nos retrouvailles comme il se devait.
Je suis rentré plus tôt à la maison parce que je n'en pouvais plus d'être loin d'elle alors j'ai tout laissé en plan pour rentrer au pays au près d'elle. Non pas que j'avais fini mon travail à Tokyo mais j'avais déjà accompli le plus gros du travail pour ne pas dire le plus important car le reste je le laissais simplement au soin de mon assistant qui est resté sur place.
Je suis arrivé à la maison et j'ai vu qu'elle n'y était pas. Sur le coup j'ai compris qu'elle était encore chez ses parents alors ne voulant pas l'appeler et voulant toujours lui faire une surprise, j'ai pris mon mal en patience et je suis simplement aller à l'étage pour me prendre une bonne douche avant de redescendre et l'attendre au bas des escaliers...Je me rappelle de comment on s'est littéralement jeté l'un sur l'autre. En me rappelant de sa réaction tout portait à croire qu'elle était heureuse de me voir nous étions heureux de s'être enfin retrouvé. Tout était bien jusqu'à ce que je reçoive ses photos qui ont tout détruit comme le souffle du vent sur un château de sable
*flashback
*deux heures plus tôt
J'attends patiemment que Vanessa prenne sa douche allongé sur le lit. Lorsque j'entends sonner en bas. Je me demande bien ce qui peut se passer pour que j'ai de la visite à cette heure et surtout que je suis censé même ne pas être la. Je descends rapidement les marches et ouvre la porte pour tomber sur mon gardien de nuit
Moi : oui Étienne, il y a un problème ?
Étienne : bonsoir monsieur. Non il n'y a aucun. Vraiment désolé du dérangement mais je dois vous remettre un colis personnellement mais aussi urgemment
Moi, intrigué et regardant l'enveloppe sans la prendre : un colis ?
Étienne : oui, c'est un jeune homme qui me l'as remis au portail et vu la façon dont il m'a dit sue c'était urgent, je n'ai pas voulu attendre le lendemain. J'ai cru que peut être vous aurez besoin de l'apprendre maintenant. Encore désolé si je vous dérange
Moi, prenant l'enveloppe : non c'est bon, t'inquiète merci. Bonne nuit . Je dis en refermant la porte.
Je remonte à l'étage tout en regardant l'enveloppe intriguée. J'arrive dans la chambre et je comprends que Vanessa est encore sous la douche en entendant l'eau qui coule toujours. Bon dans ce cas, j'en profite donc pour regarder le contenu de ce colis. Je m'assois aisément sur l'un des fauteuils et ouvre l'enveloppe. Je déverse le contenu sur la table et découvre des photographies de Vanessa et...Armand !
