Les Bandits

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Je rentrais, trophé à la main, sous cette lune qui éclairait un chemin de feuilles, de mousse et d'herbe. À peine eus-je fais quelques pas dans la forêt que je chancellais, mes jambes me lâchaient, et je finis par m'écrouler lamentablement, face contre terre.
Lorsque je repris connaissance, le soleil était haut dans le ciel et illuminait l'adorable visage d'un petit lapin en train de chercher son dîner, je me remis peu à peu sur mes pieds, l'effet de l'adrénaline s'étant estompé, toute la fatigue me retombait sur les épaules.

Je récupéra cette corne, à l'aspect de roche, noire et imposante et me remémora ce combat, cette folie qui s'était éprise de moi, ce plaisir ressenti, et je vomis, cela ne me ressemblait pas, ces mouvements, ces sentiments, et cela me terrifiais.

Il était temps de rentrer, annoncer au camp ces deux nouvelles, l'une bonne et l'autre sordide... L'extérmination de l'équipe.
Mon arc dans le dos, je me remis en route.
Après une bonne heure de marche, j'aperçus une colonne de fumée d'un point de la forêt non loin de moins, des voyageurs ? Des rescapés ? Des... Bandits ?
La faim me tenaillait le ventre, je regrettait de ne pas avoir attrapé ce lapin de tout à l'heure, mon choix fut donc rapidement pris, je me dirigea vers cette fumée.
Approchant, j'entendis de grosses voix au loin, elles étaient nombreuses, et c'était toutes des voix d'hommes, mes craintes se renforcèrent.
C'était justifié, je me trouva un poste d'observation et évalua la situation, c'était un groupe, armé, d'environ 15 hommes, tous portant un plastron de cuir sur lequel était dessiné un corbeau noir enchevetré dans des ronces rouges. Au vu de leur accoutrement, il n'y avait nul doute, j'avais affaire à des bandits

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