Éros
Assis derrière mon bureau, mon genou tremble frénétiquement d'impatience. Marco m'a prévenu qu'ils étaient en route avec la bambina. Il m'a également raconté la bravoure de notre captive, lorsqu'elle a assommé Ignacio avec une casserole.
Je ne m'autorise que rarement à rire, mais celle-là je dois bien l'avouer qu'elle était excellente.
Je deviens vraiment impatient de voir la fameuse stronza et d'enfin avoir la réponse à la question qui me torture depuis des années maintenant.
Mon téléphone vibre, me notifiant d'un message.
« Elle est en bas »
Je sors rapidement de mon bureau et descend au sous-sol. Réalisant que je m'emballe un peu trop, je reprends une démarche assurée. Je sens un frisson d'excitation longer ma colonne vertébrale et finir par tendre mes épaules.
Arriver devant la porte, je saisis une cagoule noire de ma poche et entre d'un pas vif.
La pièce est lugubre, faiblement éclairée par une lampe à demi cramée. J'utilise cette pièce habituellement pour me défouler autrement dit torturer mes ennemis. Elle empeste l'odeur de sang séché et je hume avec un plaisir non dissimulé l'odeur de la peur qui se dégage de mon antre.
Traîne au milieu de la pièce une tête brune, maintenue par plusieurs cordes au niveau des bras et des jambes. Corde qui lui cisaille la peau à mon plus grand bonheur. J'ordonne à mes hommes de sortir de la pièce d'un geste de la main, et continue mon observation.
Elle est encore endormie, remarquais-je.
Je prends entre mes doigts son visage bouffi par la gifle de Marco, elle aura la trace pendant probablement quelques jours.
J'observe ses traits un à un. Elle a le teint hâlé malgré la pâleur qui traduit sa peur, son nez est fin et retroussé. Ses lèvres sont charnues malgré leur sécheresse visible. Ses yeux sont fermés ce qui laisse apercevoir de longs cils dénuer de maquillage.
Un grain de beauté attire mon œil sur le coin de sa lèvre mais je remonte vite le regard vers le voile de soie que représentent ses cheveux, ils ont l'air doux et leur couleurs châtain au reflet doré me donne envie de les toucher autant que de les arrachés.
Sentant un pic de colère me prendre, je l'attrape par les cheveux brusquement et lui enfile la cagoule pour masquer ce visage qui m'est insupportable.
J'appelle ensuite un de mes gardes et lui ordonne de ramener un de mes hommes qui a essayé de me baiser en voulant faire passer ma marchandise à son nom pour en récupérer les bénéfices lui-même.
L'information m'est parvenue quelques heures après et je l'ai directement attrapé. Nous l'avons emprisonné dans une autre cave beaucoup plus sombre.
Un gémissement me fait tourner la tête vers notre captive. Elle secoue la tête, et tente vainement de regarder autour d'elle. Je vois son corps se tendre et sa peau se couvrir de frissons.
Sa peur se manifeste et je sens monter en moi une vague de satisfaction. Je prends un malin plaisir à aller et venir dans la pièce pour titiller sa peur et mettre en alerte ses sens. Je veux la rendre folle.
La porte grince et mon garde entre avec le lâche .Marco les suit de près, il se dirige vers un coin de la pièce et reste en retrait.
À peine la porte fermée, que le figlio de puttana se met à gémir de peur. Encore une fois, voir l'effroi des gens me rend ivre de plaisir.
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Obsession destructrice
ActionUne obsession. Un mystère. Son âme apaise mes tourments mais sa présence déchaine mes démons. Il me berce pour dormir mais hante mes pires cauchemars. /// contenu violent et mature /// Œuvre commencé le 14/05/2022
