Chapitre III

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Alma

J'ai la bouche pâteuse, j'ai soif et j'ai envie de vidanger ma vessie. La pièce où je me trouve est très clair, elle me fait mal au yeux, il y'a trop de lumière, puis le lit sur lequel je suis allongée n'est absolument pas confortable.

J'essaie de me lever du lit, mais une douleur lancinante au niveau de la tête m'arrête net dans mon mouvement. Je me masse le crâne douloureusement et observe la pièce.

Un lit d'hôpital, une petite table de chevet, une minuscule fenêtre à droite qui donne vu sur les toits de la ville.

- Il y'a quelqu'un ? Articulais-je difficilement tant ma bouche était sèche.

Pourquoi je suis ici ? Je ne me souviens de rien. Je viens d'emménager hier, comment est-ce possible que je me retrouve à l'hôpital ? Je réfléchis encore au motif de mon hospitalisation quand tout d'un coup je me souviens :

DIO MIO ! (mon dieu) 

Mon premier jour de travail !!

C'était aujourd'hui ! J'ai raté mon premier jour de travail! Quelle bonne impression je vais leur donner !

J'ai passée une journée à l'hôpital ?

La porte s'ouvre sur une infirmière qui me sors de mes pensées.

- Ciao Segnora ! Stai bene ? (vous allez bien ) dit-elle en vérifiant les différents dispositifs qui me relie à une poche de sérum.

Je la regarde faire en oubliant de répondre tant je suis perturbée.

- Tutto bene grazie. (tout as bien merci). Dis-je avec difficulté. Est-ce que je pourrais avoir de l'eau ?

Elle me tend une bouteille d'eau. Je vérifie minutieusement qu'elle soit bien nouvelle et fermer comme me l'a appris mon père, avant de l'ouvrir et la boire d'une traite. La fraîcheur de l'eau qui s'écoule dans mes entrailles me fait lâcher un soupire de bien-être. A nouveau de mesure à communiquer avec l'infirmière, je me réinstalle dans mon lit.

- Savez vous comment j'ai atterrie ici segnora ? Et depuis quand je suis ici? 

- Un vieil homme vous a retrouvé inconsciente dans la rue, il y a 3 jours. Je m'arrête et la regarde avec stupéfaction. Vous avez reçu un choc sur la tête qui vous à créer un traumatisme crânien. Vous avez évité de justesse une commotion cérébrale segnora. Dit-elle avec un regard compatissant.

Je garde le silence, le temps d'analyser la situation dans laquelle je suis.

Pourquoi je ne me souviens de rien ? Le dernier souvenir que j'ai c'est moi entrain de vider mes cartons chez moi. Comment j'ai atterrie dans la rue inconsciente ? Et d'où vient le choc ? MIO DIO ! Je me suis faite agressé ? Ils ne m'ont pas ...

- Segnora ! Est-ce que ... euh... il y'a des traces de viols sur moi ? Dis-je paniquée.

- Rassurez-vous, vous n'avez rien, heureusement que le vieil homme vous a retrouvé, sinon je crains que vous auriez subit ça, les rues le soirs ne sont pas sécurisées. Me dit-elle en se reprochant et chuchotant presque. Entre nous, même la police est corrompue, donc la protection n'est nulle part.

Un frisson me parcours à ses paroles. Je dois vraiment faire attention, cette fois j'ai frôlée l'irréparable. L'infirmière m'explique que je sors d'ici dans quelques heures, le temps de réaliser des examens complémentaires. Je me remets de mes émotions et cherche mon sac pour appeler ma mère et la rassurer, J'ai dormis 3jours quand même !

Aucun signe de mon sac. Mierda ! Ils ont du me le voler ! Je soupire de frustration et planifie les heures à suivre:

Il faut que j'achète un nouveau téléphone, que j'appelle un serrurier pour changer la serrure, que je contacte mon lieu de travaille pour m'excuser de mon retard et leur fournir un certificat et il faut que j'aille déclarer la perte de mes papiers au commissariat.

Obsession destructriceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant