Alma
J'ai besoin de vider ma vessie. Après avoir bu la bouteille d'eau entière que l'homme m'a donnée , ma vessie me brûle et l'envie devient de plus en plus pressante.Il paraissait gentil, il m'a désinfecté ma plaie et m'a donné à boire.
- Il y'a quelqu'un ? Réussis-je à articuler avant de tousser.
La porte s'ouvre sur un homme habillé en noir, droit comme un piquet. Il m'analyse pendant quelques secondes avant de lancer.
- Si bella ?
- Je peux aller au petit coin, per favore?
Il me regarde encore quelques instants avant d'éclater de rire.
- Che Carina ( trop mignonne)! Tu veux aller pisser ?
Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux.
- euh..je..mmh..oui. bafouillais-je.
- Je voudrais bien, mais le capo ne m'y autorise pas. Dit-il d'un ton désolé en haussant les épaules.
Il baisse les yeux et quitte la pièce. Je serre les cuisses aussi fort que ma faible force m'y autorise. Il est hors de question que j'urine sur moi. Je n'ai pas envie d'atteindre ce niveau d'humiliation.
Je baisse la tête et essaye d'imaginer autre chose que ce monde sombre où l'on m'a embarquée.
La porte s'ouvre à nouveau, mais cette fois sur le mostro aux yeux verts. Il entre lentement dans la pièce et j'ai l'impression qu'elle rétrécit en sa présence . Je retiens inconsciemment mon souffle tant la peur me tiraille l'estomac... Qu'est-ce qu'il va encore me faire.
Son regard sonde le mien avec une telle intensité que mes membres se mettent à trembler. Il prend une chaise qu'il met en face de moi et s'y installe. Je suis le moindre de ses gestes pour anticiper ses actions.
Il lève la main et automatiquement je recule sur ma chaise et ferme fort les yeux par peur de sentir un coup sur moi ou mon corps. Il fronce les sourcils et me lance en regard désapprobateur. Je tremble encore plus lorsque sa main caresse ma joue. Je suis prise par un haut de coeur en sentant sa peau sur la mienne.
Je le hais !
Qu'est-ce qu'il me veut ?
- Vous..je...vous voulez quoi de..de..moi ? réussis-je à articuler avec difficulté.
Sa main descend dans mes cheveux qu'il empoigne fermement dans sa main. Il se lève lentement en basculant sa chaise vers l'arrière, toujours mes cheveux dans sa poigne de fer. Il m'oblige alors à lever la tête pour croiser ses iris vert foncé.
- Faccio quello che voglio da te dolcezza. (je fais ce que je veux de toi ma douce) Dit-il d'une voix rauque qui me fit frissonner d'horreur.
Je ne réponds rien, sachant pertinemment qu'il a raison: Il peut faire ce qu'il veut de moi, je suis en position de faiblesse.
Je baisse la tête humiliée par ses paroles, mais sa main tire un peu plus sur mes cheveux, de manière à ce qu'il puisse me faire face.
Ses yeux cherchent les miens et s'ensuivent de longues minutes où l'on se dévisage. Il est d'une grandeur impressionnante, je dirais 1m90 ou 1m95, je dois faire tache avec mon mètre 65. Son visage est terrifiant, il porte une barbe courte et sombre tout comme son être. Ses yeux verts sont la seule source de lumière dans le furieux décor de son visage. Il dégage tellement de noirceur, son aura est aussi noire que son âme, pensais-je.
Son apparence glaciale se traduit par une carrure bâtie en force et imposante. La puissance émane de lui comme un parfum. Il est tout bonnement terrifiant.
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Obsession destructrice
ActionUne obsession. Un mystère. Son âme apaise mes tourments mais sa présence déchaine mes démons. Il me berce pour dormir mais hante mes pires cauchemars. /// contenu violent et mature /// Œuvre commencé le 14/05/2022
