Chapitre 14

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-Luna ! Luna ! LUNA ! Réveille-toi ! 

Ma respiration est haletante. Mes draps et mon pyjama sont presque trempés. Mes cheveux sont mouillés et collent à ma peau. Mon visage ruisselle de larmes et de sueur. 

Ma meilleure amie me sert dans ses bras malgré mon état. Je me mets à pleurer dans ses bras. 

-Ça va aller, je suis là. Viens, il faut que tu prennes une douche. 

-Elle va bien ?

-Donne-moi juste un pyjama et des sous-vêtements propres, s'il-te-plaît, Élisabeth. 

Je reste assise sur le sol de la douche à pleurer, la chaleur de l'eau brûle ma peau. 

Je n'avais mis que ma meilleure amie dans la confidence dans un premier temps mais nous n'avons pas eu d'autre choix que de mettre -partiellement- nos camarades de chambres au courant. On leur a simplement dit que j'avais eu des soucis pendant ma ronde à cause de mon ex petit-ami. 

Je pense qu'elles se doutent un peu de ce qui a pu se passer mais elles ne posent pas de questions, je leur en suis reconnaissante. 

Depuis plus d'une semaine maintenant, je fais systématiquement des cauchemars toutes les nuits. Très souvent, j'ai même droit à des paralysies du sommeil ou à des terreurs nocturnes. 

Je ne suis plus que l'ombre de moi-même, un vrai zombie. 

C'est le dernier jour de cours avant les vacances. Je serai seule dans notre dortoir pendant 2 semaines. Je ne sais pas si je suis contente ou horrifiée à cette idée.

Malgré ce qu'avait dit le professeur McGonagall, je suis retournée en cours dès le lendemain de mon interrogatoire avec les agents du ministère.

J'ai, cependant, été temporairement destituée de mes devoirs et fonctions de préfète. Je ne pense pas que j'aurais été capable de refaire une ronde de toute manière. 

Pour ce qui est de Charlie, les professeurs ont simplement dit que sa famille et lui faisait l'objet d'une enquête au ministère, et -que donc- c'était top secret.

Certains élèves ont essayé de poser des questions mais ils n'y ont jamais répondu. Scorpius Malefoy n'a rien laissé fuiter non plus. Je ne sais pas si je devrais l'en remercier -directement- ou pas. 

Depuis ce qu'il s'est passé, Sebastian ne me lâche pas d'une semelle. Il m'accompagne presque partout -quitte à être en retard en classe-. 

Il m'a dit qu'aucun des professeurs ne lui avait fait de remarques, j'espère vraiment que c'est vrai. Je n'aurais pas envie qu'il s'attire des problèmes car il est inquiet pour moi... Il s'en attire suffisamment tout seul. 

Après 10 minutes sous l'eau bouillante, sans bouger, j'ai finalement réussi à me mettre en mouvement et essayer de me savonner. Mes mouvements sont sans conviction ni énergie. J'ai aussi tenté de me laver les cheveux, j'ai eu du shampooing dans les yeux mais je n'en avais que faire.

Cathy attend devant ma cabine de douche, debout, sans parler. Elle s'en veut de ce qui m'est arrivé. Comme si elle aurait pu l'empêcher, même-moi -la principale concernée- je n'ai rien vu venir. 

Quand j'ai eu fini de me rincer autant que mon état me le permettait, j'ai coupé l'eau et ai entrepris de me sécher le corps d'un mouvement lasse. Je suis sortie de la cabine avec ma serviette autour du corps et les cheveux dégoulinants. 

-Viens là. 

Ma meilleure amie m'a fait m'assoir devant elle et a entrepris de me sécher les cheveux. C'est la même rengaine depuis 9 jours. Je vais sûrement chopper la grève quand elle ne sera pas là. Pas que ça m'importe plus que ça... 

Il va me rendre folle ! - Sebastian PallowDes histoires addictives. Découvrez maintenant