Alors qu'on sort de l'entraînement, tout enjoué avec mon nouvel ami, je repère Scaramouche qui m'attends devant. Je ne comprends pas, il a dû préparer autre chose.
Dire que ma journée se passait bien...
-Qu'est-ce que tu me veux ?
Ma voix s'irrite seule. Je lui en veux d'avoir coupé mon instant avec Aether. J'attends sa réponse, si ce sont des conneries...
-Rentrons ensemble.
Je me fige, mes yeux s'ouvrent en grand. Il est venu jusqu'ici pour me demander ça ? Je suis curieux de connaître son plan.
Ses yeux bleus descendent sur Aether, rien que cela m'énerve encore plus.
-Oh... Le petit blondinet. Tu es devenu ami avec notre chère Kazuha.
Il s'approche en le regardant d'une manière qui ne me plait pas. En plus Aether a l'air prit au dépourvu, même effrayé. Qu'est-ce qu'il me saoule !
-Scara, laisse-le tranquille, tu n'as pas intérêt à le toucher.
Aether vient se glisser discrètement derrière moi. Je ne lâche pas Scara, rien que par le regard j'essaie de le prévenir. S'il fait quoi que ce soit, je le détruis.
Cette attitude l'amuse encore plus. C'est un sociopathe !
-Aller, vient on rentre.
Je soupire, je vais laisser Aether en-dehors de tout ça. Je ne veux pas le traumatiser avec cet énergumène. Surtout qu'il doit être déjà bien occupé avec Xiao...
-J'y vais, à plus tard Aether.
Je rejoins Scaramouche, faisant des grands signes à Aether pour ne pas l'inquiéter davantage. Une fois que je suis assez éloigné, je me retourne pour fixer droit devant moi.
-C'est quoi ce plan ?
-Pour trouver ta fail, je dois tout savoir de toi. Donc je ne te lâcherais plus.
Oh merde...
-Qui sait, peut-être que même ça, ça finira par t'agacer et tu partiras seul.
A part penser que j'ai un chien... Enfin. Si cela lui fait plaisir, je ne pense pas qu'il puisse trouver que que ce soit de dérangeant.
-Je dois aller m'acheter du shampoing. Tu vas me suivre en course aussi ?
-Bien sûr.
Il a l'air si calme. Son arrogance c'est envolé. Je prends le chemin de la supérette, celle à côté du campus. Je dois recharger mon shampoing pour la douche. Avoir les cheveux un peu long c'est bien, mais cela demande de l'entretien. Je n'ose imaginer Aether avec sa longueur. Il doit s'arracher les cheveux.
On arrive dans le magasin, étrangement, il a été silencieux tout le trajet. Cependant, des qu'on rentre dans le bâtiment, je sens son regard m'oppresser. Il analyse chacun de mes pas, chacun de mes faits et gestes. C'est chiant.
Je ne m'attarde pas, je me contente de piquer des chips pour grignoter et mon shampoing.
-Les chips ce n'est pas bon pour la santé.
-J'en ai rien à foutre Scara.
Cette réponse l'irrite. Une fois mon shampoing en main, je retourne vers les caisses du magasin, rejoignant la file.
Je ne sens, enfin, plus la pression que son regard me mettait. Il analyse tous les environs comme si c'était la première fois qu'il fréquentait les lieux.
En tout cas, cela me permet de décompresser quelques instants.
Des instants très courts en fixant l'entrée et surtout la personne.
Nos regards se croisent et je me crispe. Raide comme un balai. Je ne parviens à le lâcher, lui non plus. Cela n'échappe en rien à Scara.
-Oh... salut Kazuha...
J'avais oublié qu'il avait tendance à venir souvent ici avec moi pour acheter des affaires de dernière minutes. Je regrette de lui avoir montrer ce magasin.
-Bonjour...
Scara s'approche vers moi, comme s'il me sentait pas à l'aise du tout, sachant que c'est le cas.
-Euh... Tu n'as pas répondu à mes messages. Je pense qu'on devrait parler.
Gêné, je tourne la tête. Je le suis encore plus en sachant que mon colocataire assiste à tout ça. La file avance d'une telle lenteur que s'en est déconcertant.
-J'ai retiré toutes tes notifications.
Cette réponse le fait grimacer. Bien sûr que je ne veux pas lui parler. Encore de nous, de ce qu'il s'est passé ou quelque chose en rapport avec lui.
-Je ne pense pas que parler soit nécessaire non plus.
-Je pense que si, surtout pour présenter mes excuses.
Ce qui m'agace le plus c'est le silence de Scara qui semble se délecter de la scène. Même si j'aurais pensé trouver plus d'amusement dans ses yeux, il garde un côté très sérieux. Voir même irrité.
-Tu es accompagné ?
Tu daignes enfin remarquer mon colocataire... Il est vraiment horrible quand il veut.
-Oui. Mon colocataire.
-On est venu acheter notre shampoing, et de quoi grignoter pour regarder notre film ce soir.
Scara s'approche davantage vers moi, lançant des regards niais à Heizou qui tire soudainement la tronche.
Je ne comprends pas ce qu'il cherche à faire mais si cela peut éloigner mon ex, c'est bénéfique.
-Je vois, vous êtes ensemble ?
-Non.
Notre réponse a été tellement coordonnée que cela la rend plus vrai qu'elle ne l'est déjà.
-Ok... Bon. Je vais vous laisser, mais s'il-te-plaît répond-moi...
Si c'est pour encore entendre ses excuses, je n'en veux pas. Il a beau ne pas être entièrement coupable, il a trop rempli le vase, jusqu'à le faire déborder.
-Je verrais.
C'est enfin mon tour, je détourne mon attention vers la caissière. Heizou en profite donc pour s'éloigner. Il ne reste que l'autre emmerdeur derrière moi qui recommence a me fixer comme une proie.
Je termine mon achat, avant de quitter rapidement le magasin. Ce n'est qu'une fois à l'extérieur, que Scara daigne ouvrir la bouche.
-C'était qui ?
-Mon ex.
Cela ne sert à rien de lui cacher. Il le sait sûrement déjà.
-C'était tendu.
-C'est le cas.
-C'est genre un lourding ? Tu veux que je m'en débarrasse ?
Je m'arrête pour lui faire face, lui aussi s'arrêtant donc. Je trouve déjà cette proposition étrange venant de lui. Mais je passe outre.
-C'est mon problème, donc reste éloigné. Ne te mêle pas de ma vie. Merci.
Je reprends mon chemin. Je passe ma colère sur lui alors que pour une fois il me propose son aide. Je pourrais être plus sympa, mais à chaque fois que je le revois, je me mets dans tous mes états. Puis ces quoi ces messages ? Maintenant qu'il m'en a parlé, ma curiosité est beaucoup trop forte, je dois absolument savoir...
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Teyvat University - T2 - Kazu x Scara
FanfictionKazuha décide de quitter son appartement où les souvenirs y sont douloureux. Il se retrouve à emménager dans les dortoirs de sa faculté, dans la chambre que personne ne veut a cause du colocataire arrogant. Il n'aurait jamais pensé que son cœur bri...
