J'essuie mes joues humides de deux revers de main, le fusillant du regard. Quel connard, je comprends mieux.
-Connard.
Alors qu'il s'avançait pour rejoindre son bureau derrière le lit, il se stop en chemin, à mon niveau. Il fait volt-face pour me regarder droit dans les yeux. On ne se lâche plus, se lançant des regards meurtrier.
-Pardon ?
-Je ne suis pas dépressif connard. Peut-être que tu ne connais pas les peine de coeur, cela ne me surprendrait guère vu cette réaction infantile.
Il râle, son air s'assombrit.
-Tu vas te calmer la blondasse ?
-Tu n'as aucune reparti pour t'attaquer à mon physique. Je comprends mieux tes anciens colocataires, même bonjour tu ne sais pas dire.
Il serre les poings, se tournant pour poser ses sacs au pied de son bureau, puis reprenant son souffle vers la fenêtre.
Lorsqu'il se retourne, sa colère marquant fortement ses traits, je m'en vois satisfait.
-Tu vas vite dégager.
-Ah ouais ? J'aimerais bien voir ça.
Mon arrogance est dû à ma peine et sa réaction première à ma vu. Pour avoir connu une dépression, je trouve cela vraiment déplacé de sa part, me mettant en rogne.
-Tu m'excuseras, le blondinet, je dois aller manger. Mais je te promets que d'ici deux jours, tu auras quitté cette chambre.
Sur ces mots, reprenant son téléphone en main. Il quitte la chambre.
Je fixe la porte un long moment avant que la colère ne retombe. Il pense me faire partir si facilement ? Il va regretter.
En me relevant pour déballer mes affaires afin de me changer les idées, je remarque son badge sur la porte.
Mon sourire s'élargit, il commence bien. J'ai du tellement le déboussoler qu'il en a oublié ses clés. Je peux marquer des premiers points avec ça !
Sur une note plus positive, et joyeuse, je commence à ranger mes affaires. Plaçant soigneusement les vêtements dans l'armoire, ainsi que les affaires scolaires dans les placards du bureau. Je finis par accrocher l'affiche au plafond, là où je peux la voir.
Je m'installe sur la chaise de bureau, les yeux rivés sur mon portable que je n'ai pas touché depuis tout à l'heure.
Mon attention dérive lorsque j'entends des grognements derrière la porte. Je comprends alors qu'il est de retour. Et qu'il cherche probablement son badge.
Il toque, me faisant pouffer.
-Ouvre !
Pour réponse à ses interpellations sans politesse, je sors une feuille, un stylo et je dessin un majeur dressé sur le papier. Je déverrouille mon portable pour lancer spotify.
D'un pas joyeux, trottinant, je me lève et je vais glisser mon magnifique dessin sous la porte, lançant la musique à fond en même temps.
Juste quelques secondes après, il commence a taper de plus en plus contre la porte, moi j'augmente le son de la musique, QUEEN pour être plus précis.
Ses insultes s'envolent dans le refrain de la musique ambiancante jusqu'à que tout s'arrête. Je ne l'entends plus marteler contre la porte, comprenant qu'il a abandonné. Déjà si vite ? J'en serais presque déçu.
Je laisse la musique, mais je baisse par respect pour les autres locataires. Même en diminuant le son, je n'entends aucun grognement. Il a dû partir.
Je m'assois sur le bord du lit, soupirant longuement. Je devrais préparer mon sac pour demain. Ce sera toujours ça de fait.
En même temps que je me lève, la porte s'ouvre violemment après un bip discret. Plus furieux que jamais, il traverse la chambre en quelques foulées pour s'arrêter devant moi.
-C'est quoi ton problème ?!
-C'est toi.
Je coupe la musique, la personne qui lui a ouvert fait les gros yeux. Il reste là un petit moment, assistant à cet échange de regard, un énervé et l'autre -moi- plus neutre que jamais.
-J'ai qu'une hâte c'est de te dégager d'ici. Sale couillon.
Il passe à côté de moi, prenant sa clé qu'il glisse dans sa poche. Puis après, il prend son pyjama dans son placard avant de repartir, passant devant le gars de l'accueil.
-Lui il ne rigole pas.
Je pouffe, je m'approche et sors la tête de l'embrasure pour regarder sa démarche furieuse jusqu'à la salle-de-bain commune.
-Tu sais comment il s'appelle ?
-Scaramouche. Il est détestable avec tout le monde...
Scaramouche. Son prénom ne met pas inconnu, j'en ai déjà entendu parler. Les gens racontent que son arrogance n'a pas d'égal. Je comprends mieux pourquoi.
-J'en fais mon affaire.
-Fait attention à toi. Le dernier locataire qui lui a tenu tête s'est retrouvé sans vêtement du jour au lendemain.
-Oh ? Vraiment... Un connard jusqu'à l'os quoi.
Le gars hoche la tête en rigolant nerveusement. Ce petit détraqué ne me fait pas peur, loin de là. D'ici une semaine, c'est résolu. J'ai l'habitude des gars comme ça grâce à Beidou.
-Bon courage...
-Merci, la prochaine fois ne lui ouvrez pas. Ce sera sûrement une punition prématurée.
-Je suis désolé, j'aurais aimé participer à cette punition mais si je ne lui ouvre pas, je peux perdre mon titre de gérant de ce dortoir.
-Oh... Pas de soucis. Je trouverais d'autres trucs dans ce cas.
Il me regarde avec un sourire crispé. Je peux l'entendre marmonner avant de s'éloigner « je me demande lequel est le plus effrayant ». Il ne fait nul doute que je serais le plus effrayant. A ma façon. Ce Scaramouche va vite redescendre de plusieurs étages.
__________ note auteure __________
Qui a dit que ce serait la paix ? 🤣
J'ai trop hâte de vous surprendre, sachant que vous connaissez un peu leur relation dans le tome 1, je vais vous faire suivre un vrai drama sur leur relation pas si calme que ça...
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Teyvat University - T2 - Kazu x Scara
FanfictionKazuha décide de quitter son appartement où les souvenirs y sont douloureux. Il se retrouve à emménager dans les dortoirs de sa faculté, dans la chambre que personne ne veut a cause du colocataire arrogant. Il n'aurait jamais pensé que son cœur bri...
