Comment faisait-elle pour lui échapper ? Il connaissait le lycée comme sa poche, et pourtant, cette fille lui glissait toujours entre les doigts. La frustration le gagnait à chaque détour. Il faisait les cents pas, les sourcils froncés, quand il aperçut au loin l'amie de Tenten. Un léger soulagement traversa son esprit... mais elle n'était pas avec elle. Perplexe, il décida de l'interroger. Puisque ses camarades étaient occupés avec leurs propres préoccupations, il devait se débrouiller seul.
— Eh toi ! appela-t-il.
Surprise, Matsuri s'avança, hésitante. Son regard sous le sien la fit rougir.
— Dis-moi où elle se cache.
Son ton ne laissait aucune place à la négociation. La brune se mordilla la lèvre, visiblement confuse.
— Je... je... je ne sais pas !
— Vraiment ? dit-il, un soupçon de menace dans la voix.
Alors qu'il s'apprêtait à se détourner, elle l'arrêta.
— Elle passe la plupart de son temps à la bibliothèque...
— La bibliothèque ? murmura-t-il, surpris. Comment n'y avait-il pas pensé ? Il y venait pourtant régulièrement pour ses recherches.
— L'aile gauche, sous les échelles, ajouta-t-elle à voix basse.
Un sourire en coin étira ses lèvres. Enfin, il comprenait pourquoi il avait échoué jusque-là : cette section était la moins fréquentée de la bibliothèque, à l'abri des regards indiscrets. Sans un mot de plus, il s'éloigna, laissant Matsuri légèrement tremblante derrière lui.
« Ah, quel idiot... dire merci, c'est trop demander ? Tenten, Tenten, toujours Tenten ! Pourquoi ? » fulmina Matsuri, à voix basse.
Lorsque Neji s'adressa à elle, la peur la cloua d'abord sur place. Mais ce n'est pas tous les jours que le roi du lycée vous interpelle, n'est-ce pas ? Rapidement, la peur laissa place à une étrange excitation... qui se fana aussitôt lorsqu'il posa sa question à propos de Tenten. Elle savait que son amie le fuyait depuis plusieurs jours comme si c'était une peste. Pourtant, elle pourrait au moins lui rendre ce petit service.
Tenten, absorbée par sa lecture, ne remarqua pas tout de suite la paire d'yeux qui la fixait depuis un moment. Neji, lui, était captivé par le tableau qui s'offrait à lui. Pour une fois, elle avait laissé ses cheveux détachés, et le léger pénombre qui filtrait à travers la pièce accentuait son aura mystique.
Sentant un regard insistant posé sur elle, Tenten releva la tête. Une minute... une longue, interminable minute où le temps semblait suspendu. Leurs yeux s'accrochèrent, et ni elle ni lui ne pouvait se détacher. La distance entre eux se réduisit en un instant, et avant même qu'elle ne s'en rende compte, Neji se tenait déjà à sa hauteur.
Consciente de leur proximité, elle balbutia à peine :
— Qu... qu... murmura-t-elle, incapable de finir sa phrase.
— Ça te surprend ? demanda-t-il doucement, presque sensuellement.
Elle resta figée, incapable de prononcer un mot, le rouge lui montant aux joues. Il esquissa un sourire, un léger rire échappant à ses lèvres face à sa réaction.
— Je t'ai manqué ? souffla-t-il en effleurant sa joue de ses doigts.
Un frisson parcourut tout le corps de Tenten, incontrôlable, tandis qu'elle sentait son souffle contre sa peau. Elle tenta de reculer, mais ses gestes semblaient hésitants, presque trahis par l'attraction qui émanait de lui.
— Va-t'en ! dit-elle en détournant le regard.
— Tu me chasses ? dit-il faussement contrarié.
Il saisit délicatement son menton, ramenant son visage vers le sien.
— Explique-moi... murmura Neji, les yeux plongés dans les siens.
— Je n'ai rien à te dire ! répondit-elle, tremblante.
— Vraiment ? Pour le baiser aussi ?
Tenten écarquilla les yeux. Elle avait espéré, naïvement, qu'il l'aurait oublié.
— Je... je ne sais pas... balbutia-t-elle.
— Dans ce cas, laisse-moi t'aider à éclaircir tes sentiments.
Sans attendre, il captura ses lèvres, glissant ses bras autour de sa taille. La surprise la paralysa un instant, mais bientôt, la chaleur et la pression de ses lèvres sur les siennes lui firent ressentir des sensations qu'elle s'interdisait depuis longtemps. Elle devait s'enfuir. Finalement, rassemblant tout son courage, elle parvint à le repousser, se dégageant de son étreinte, le visage brûlant et le cœur en désordre.
— Je ne t'ai jamais autorisé à m'embrasser ni à m'approcher, à ce que je sache ! réprimanda-t-elle, retrouvant son sang-froid et affichant son regard le plus sombre.
Il la scruta, un mélange de déception et d'amusement dans les yeux. Toujours aussi répulsive, pensa-t-il avec un sourire en coin.
— Je peux te retourner le compliment pour la dernière fois, tu ne crois pas ? lança-t-il, narcissique.
Tenten croisa les bras et lui répondit, imperturbable :
— Tu l'as voulu, non ?
— Oh, ma chérie, pourquoi nier la réalité ? murmura-t-il d'une voix mielleuse, laisse-toi aller. Laisse ton cœur parler. Je sais que tu me désires, autant que je te veux.
— Tsss, tu peux toujours rêver ! répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel.
Reprenant son livre, elle tenta de s'éloigner, mais il la rattrapa, la coinçant contre le mur.
— Qu'est-ce que tu fais, bordel ! Lâche-moi ! hurla-t-elle.
— Pas avant que tu me dises ce que tu ressens pour moi !
Tenten soupira. De toute façon, elle ne pourrait pas le fuir éternellement.
— Tu veux que je sois franche ? Alors très bien. Je ne sais pas si je t'aime ou pas. Tu me fais de l'effet, certes, mais pas plus. Et même si je ressentais quelque chose pour toi, je n'ai aucune envie de sortir avec toi.
Neji sentit son cœur se serrer. Ses poings se crispèrent à ses côtés.
— Pourquoi ? demanda-t-il, la voix emplie de tristesse.
— Je ne joue pas, Neji, dit-elle fermement. Tu dis m'aimer, mais c'est faux. Pour toi, je ne suis qu'un objectif à atteindre, un trophée que tu n'as pas encore ajouté à ta collection.
Le brun aux yeux nacrés éclata d'un rire cruel, si sadique que si elle n'avait pas été coincée contre le mur, elle aurait déjà fui. Neji n'en revenait pas : elle était intelligente, surprenante... mature. Il savait au fond de lui qu'elle avait raison. Il l'aimait à en perdre la tête, mais comme tous ses jouets, il risquait de se lasser lorsqu'il aurait obtenu ce qu'il voulait. Pourtant, elle était différente. Plus captivante.
Et comme il l'avait toujours été : Neji Hyuga, le roi, obtient toujours ce qu'il veut. Il avait misé sur elle, et qu'elle le veuille ou non, il l'aurait.
— Désolé, murmura-t-il faussement, mais on ne dit jamais non à un Hyuga.
Avant qu'elle ne puisse répliquer, il l'assomma légèrement, la surprenant, puis l'emporta avec lui, impassible, déterminé à ne rien laisser lui échapper.
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~JAMAIS, JAMAIS~
FanfictionOn aime souvent parler de mauvais garçon riche, arrogant et prétentieux harcelant une jeune fille douce et innocente et qui par la suite, tombe amoureux d'elle, ils filent l'amour parfait entouré d'agitation, de suspens et d'action pour finir à l'au...
