Point de vue Tenten :
Les vacances s'étaient écoulées bien trop vite, à mon goût. Il était déjà temps de reprendre le chemin de l'école. J'étais avec Matsuri au premier rang ; nous filions vers notre classe en papotant de tout et de rien. Elle me reprocha d'abord de ne pas être allée à la fête de l'école, puis s'emporta sur ses week-ends. Moi ? Je répondais vaguement. En vérité, j'aurais pu en dire long... mais je n'avais pas envie de raconter.
Suna avait du charme, même si c'était un désert brûlant : quelques oasis, des habitants chaleureux et, sous les façades de sable, des immeubles surprenants. La maison de mon beau-père était immense — riche, assurément. Ils m'avaient même donné une chambre pour mes visites. Juste à côté, celle d'Amaru, qui venait souvent dormir dans la mienne la nuit. Mignon, non ? On avait passé nos week-ends à jouer, à nager, à courir ; j'adorais ces moments. Peut-être suis-je trop vieille pour ces jeux ? Peu importe : avec des enfants, on retombe en enfance, et ça protège des soucis d'adolescente.
Au lieu de raconter tout ça, je me contentais de sourire et de répondre aux questions de Matsuri de façon évasive. Elle me connaissait trop bien pour insister.
Bien qu'elle soit discrète, l'arrivée de Tenten ne passa pas inaperçue. À travers la vitre de la salle privée, Neji l'observait rire au récit de son amie. Et il bouillonnait. Il ne comprenait pas pourquoi, mais jamais il n'avait ressenti une telle envie de détruire. La voir sourire, légère, insouciante, alors qu'il se souvenait de ses yeux éteints et vides quelques mois plus tôt, le crispait au plus haut point.
Aux yeux des autres, cela ressemblait à une capitulation : Tenten avait « cédé », et lui avait gagné. Mais Neji n'était pas dupe. Il avait compris son jeu. Elle s'était volontairement montrée soumise pour les piéger. En réalité, elle les avait obligés à reculer, à cesser leurs attaques. Personne, jusqu'ici, n'avait osé un tel affront. Et lui, Neji Hyûga, s'était fait avoir par une gamine qu'il jugeait insignifiante. Insignifiante ? Non. Elle était fine, calculatrice, bien plus intelligente qu'il ne l'avait cru.
Il n'allait pas laisser passer ça. Elle allait payer, tôt ou tard. Tout n'était qu'une question de patience. Parfois, il faut se jeter à l'eau pour attirer les requins.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas l'ombre derrière lui.
— Tu devrais être plus discret, si tu comptes l'observer.
Neji sursauta. Sasuke s'était déjà installé dans un fauteuil, le fixant d'un regard lourd de reproche. Ne me dis pas que tu ne m'as même pas entendu arriver.
Sasuke était le plus silencieux de tous, certes, mais Neji avait toujours ce sens aiguisé qui lui permettait de percevoir chaque mouvement autour de lui. Le réaliser le mit hors de lui : cette fille occupait tant son esprit qu'il en perdait ses réflexes.
— Je ne l'observais pas, lâcha-t-il sèchement.
— Hn. (Si tu le dis. Mais ce n'est pas l'impression que tu donnais il y a deux secondes.)
Neji détourna les yeux.
— Bref... où sont les autres ?
À peine avait-il posé la question qu'un vacarme explosa dans le couloir.
— SALUT NEJI !!! Ça va ?! cria Naruto en débarquant comme une tornade. Tu sais, Sai et moi, on pensait s'inscrire au concours de ramens cette année !
Sai arqua un sourcil.
— J'ai jamais dit ça.
— Si ! Et t'étais d'accord, insista Naruto avec aplomb.
— Non.
— Mais siiii ! Et écoute : le gagnant aura des ramens gratuits pendant un an et... un voyage à Kiri pour les vacances d'été ! Tu sais bien qu'on a toujours voulu y aller ensemble !
— Je n'ai pas le temps pour tes idioties, Naruto. Si tu veux aller à Kiri, on y va quand tu veux. Tu le sais.
— Mais... et mes ramens ?!
— Sérieux, Naruto, arrête un peu avec tes gamineries, soupira Sakura.
— Attendez ! protesta le blond en agitant une feuille. Ils ne demandent que deux candidats, regardez !
Il brandit l'affiche sous leur nez.
— Naruto... tu n'aurais pas « oublié » de préciser qu'il s'agit d'un concours... pour couples ? gronda Ino en lui arrachant la feuille des mains.
Sakura lut à voix haute, médusée :
— « Une semaine en amoureux à Kiri pour les gagnants ». Tu crois vraiment qu'on va participer à ça ?
— Pourquoi pas ? lança Naruto sans se démonter. Si vous voulez pas, j'irai chercher quelqu'un d'autre. Y a plein de filles prêtes à dire oui, de toute façon !
— Non.
La voix était timide mais assez claire pour geler la pièce. Tous les regards se tournèrent vers son origine.
— Hinata ?!
— Oui... enfin... non... je... je veux dire... je veux bien... participer, balbutia-t-elle, rouge comme une pivoine.
Le sourire de Naruto s'illumina aussitôt.
— Hina-chan, t'es la meilleure ! Vous voyez ? J'ai trouvé ma partenaire ! C'était pas si compliqué !
Il était tellement heureux de son « duo » qu'il ne remarqua pas l'onde de gêne qu'il venait de provoquer.
Hinata, cramoisie, triturait ses doigts. Ino souriait jusqu'aux oreilles, déjà prête à tout commenter. Sakura restait bouche bée, partagée entre surprise et un soupçon de joie. Sasuke, lui, observait la scène avec une lueur d'amusement rare dans ses yeux noirs. Shikamaru haussa les épaules, blasé comme toujours. Sai affichait son éternel sourire faux. Temari étouffa un petit rire, trouvant le spectacle délicieux. Et Neji... Neji lançait un regard meurtrier capable de réduire Naruto en cendres.
— Ça suffit, Neji ! Arrête de me fixer comme ça ! ricana le blond sans même comprendre le danger. Maintenant, en route pour les ramens !
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~JAMAIS, JAMAIS~
Hayran KurguOn aime souvent parler de mauvais garçon riche, arrogant et prétentieux harcelant une jeune fille douce et innocente et qui par la suite, tombe amoureux d'elle, ils filent l'amour parfait entouré d'agitation, de suspens et d'action pour finir à l'au...
