12

428 28 0
                                        




_____________________

PRÉCÉDEMMENT

-PAPA !!!!!!!

Je vais mal.

Très mal.

Et là, pour la première fois depuis 5 ans, des larmes coulent sur mes joues.

____________________






4:45am
WOOD'S HOME




Je hurle.

Je hurle de douleur.

Les larmes qui avaient décidé de s'absenter pendant 5 ans, ont refait surface.

En l'espace de quelques secondes, mon visage est inondée. Je pleure ma peine, je pleure l'absence et le vide de mes parents. Ma poitrine me fait atrocement mal, j'ai du mal à respirer. Je pleure à m'étouffer, je suis secouée par les sanglots que j'ai refoulé depuis fort longtemps.

Nena, qui s'était réveillée après mon cri, me regarde complètement choquée. C'est la première fois qu'elle me voit pleurer la mort de mes parents. La pauvre, elle doit être complètement bouleversée.

Elle s'approche de moi les larmes aux yeux.

Nena: Merce...calme toi por favor.

Mais c'est comme si je n'entends rien. Je crie, hurle, je suffoque. Je ne sais pas, j'ai l'impression de mourir, ma poitrine comprimée. C'est horrible comme sensation. J'entends la porte s'ouvrir en fracas et je reconnais leurs parfums.

Mis hermanos

-Papa...Mama...

Les larmes coulent, comme le sang de mes parents ce jour là. C'est la première fois que je rêve de ce jour. Bordel, j'ai envie de vomir. Je me lève en courant et me jette la tête la première dans la cuvette des toilettes pour vomir. Je me redresse une dizaine de minutes après avoir rendu mes tripes.

Kelan tire la chasse pendant que je me rince la bouche toujours en sanglotant. Il me porte et m'installe sur ses pieds sous les regards des autres.

Je m'effondre littéralement sur lui, submergée par toute cette tristesse qui provient des tréfonds de mon âme. Les souvenirs de mes parents, autrefois si chaleureux et vivants, défilent devant mes yeux, leurs rires, leurs conseils réconfortants et leur amour inconditionnel. Les larmes jaillissent de mes yeux, dévalant mes joues avec une intensité bouleversante.

Chaque goutte est comme un rappel de l'amour que j'ai perdu, un témoignage silencieux de mon chagrin profond.

Je me sens si seule, comme un oiseau dont les ailes avaient été brisées, incapable de voler loin de cette douleur qui me maintient captive.

Captive

Je suis captive depuis 5ans.

Je sers fort mon doudou contre ma poitrine, cherchant désespérément un peu de réconfort dans mon étreinte.

Je ferme les yeux, laissant les souvenirs heureux de mes parents danser devant moi.

MERCEDESOù les histoires vivent. Découvrez maintenant