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PRÉCÉDEMMENT
Je baisse les yeux un instant, pas pour pleurer, mais pour savourer ce silence après la tempête. Puis, sans un mot, je tourne les talons, je retourne dans mon véhicule et je redémarre.
Adieu, mes chers amis.
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J'inspire profondément avant de me baisser et de ramper sous la grille en métal pour rentrer dans la pièce ou sont les garçons. Le bruit que je fais attire leur attention et automatiquement, ils me tiennent tous en joue sauf Eight. Je me redresse sous leur regard et m'époussète.
-Sympa l'accueil.
Rosko: Bordel..
-Surprise.
Darnell: Qu'est-ce que tu fous ici putain ?!
-À peu près la même chose que vous.
Lacri: T'es censée te reposer Mercedes.
Je lui lance un de mes regards les plus froids. De quoi je me mêle.
-Je t'ai parlé toi ?
Je croise le regard de Eight et un sourire m'échappe en voyant son air inquiet.
-Je vais bien.
Darnell: Pourtant ton poignet gauche est légèrement incliné. Tu as eu quoi ?
Je laisse échapper une grimace avant de soupirer. Comment quelqu'un peut être aussi observateur ?
-J'ai eu des légers contretemps en arrivant ici.
Eight: Contretemps ?
-Jessyca, Najat et Mamba.
Darnell hausse un sourcil en me fixant.
Kalash: Donc ils sont tous-
-Morts ? Ouais, ils le sont.
Des applaudissements percent le silence autour de nous. Je sursaute légèrement en regardant autour de moi. Quelqu'un sort de l'ombre, un homme, massif, comme une montagne figée dans un costume sur mesure. Ses épaules larges semblent presque trop vastes pour lui. Malgré son âge, il conserve une prestance brute, presque écrasante. Sa peau, burinée par les années, porte une teinte hâlée qui trahit l'opulence dans laquelle il vit. Des rides profondes sillonnent son visage carré, mais aucune ne parvient à entamer l'autorité glaciale de son regard.
Ses yeux, d'un bleu métallique, nous fixent avec une acuité déconcertante. Sous ses sourcils épais, son regard semble peser des tonnes. Sa mâchoire, est encadrée par une barbe bientôt blanche soigneusement taillées. Ses mains, énormes sont ornées de quelques bagues discrètes mais manifestement précieuses.
David Mars.
Le Parrain.
David: Il était temps qu'on se rencontre, vous ne trouvez pas ?
Son regard croise le mien, un sourire se dessine sur son visage.
David: Mercedes, comment vas-tu ?
Je hausse un sourcil.
-C'est vous le fameux Parrain ?
David: À toi de me le dire. Je suppose que tu as vu ce que contient la clé.
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MERCEDES
Fiksi UmumOn dit souvent que la mort est l'un des remèdes à la souffrance, à la douleur. Qu'il y a des souffrances que seule la mort peut soulager. Eh bien, je pense que c'est la realité. Après tout, vaut mieux abréger la vie de quelqu'un qui souffre contin...
