Chapitre 18 - Summer

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Après de longues minutes immobile, je commence enfin à respirer normalement. La sensation de l'eau sur mon corps ne m'oppresse plus autant et je me détends légèrement. Steven continue de me fixer, et je prends de plus en plus conscience de notre proximité. 

— On avance ou tu préfères rester là?

— J'ai peur, je lâche dans un souffle de panique.

— Je sais Blondinette. On y va doucement et tu me dis quand c'est trop, ok?

Je hoche la tête alors qu'il recule un peu plus dans les profondeurs du bassin. L'eau sous ma poitrine, il se stoppe à nouveau. Ses épaules sont rouges à causes de mes ongles qui lacèrent ses chaires mais je n'arrive pas à défaire ma prise sur ses muscles puissants. Je me sens à nouveau me tétaniser, je manque d'air, Steven le remarque et se réavance un peu pour nous sortir de l'eau. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais à cet instant c'est la seule porte de sortie qui me permet d'oublier ce qui me terrifie tant.  

Je dépose mes lèvres sur les siennes. Surpris, il se fige à son tour avant de me rendre mon baiser avec passion. Nos lèvres bougent à l'unisson et ma langue vient à la rencontre de la sienne. Mes mains quittent enfin ses épaules pour venir se perdre dans ses cheveux en bataille. Je ne pense plus à rien d'autre que lui et moi, l'un contre l'autre, en train de s'embrasser à en perdre haleine. Ses mains lâchent ma taille, l'une pour remonter dans mon dos jusqu'à ma nuque, caressant chaque parcelle de peau à sa disposition, l'autre agrippant ma fesse avec fermeté et impatience. La bosse qui appuie contre mon maillot ne laisse que très peu de place à l'imagination. 

— Tu veux faire un Hammam?, demande t il essoufflé.

Je rigole contre ses lèvres et secoue la tête. Il grogne de frustration et rapproche un peu plus son bassin du mien, au cas ou je n'aurais pas remarqué à quel point il est excité.

— On monte?, je propose en mordant sa nuque.

Il ne prend même pas la peine de répondre et sort de l'eau en quelques secondes sous mes éclats de rire. Il attrape mon peignoir et me couvre les épaules. Il enroule sa serviette autour de sa taille pour cacher son érection et nous pousse vers la sortie. Dans l'ascenseur, il me plaque au mur, prenant mon cou d'assaut. Mes gémissements emplissent l'air et mes jambes commencent à trembler sous les ondes de plaisir qui me submergent. Quand les portes s'ouvrent, on court vers ma chambre. Je suis en train de déverrouiller la porte quand on entend des pleurs. Je me fige alors que Steven blêmit.

— Je ... désolé.

Sans plus d'explication il rentre dans sa propre chambre. La porte claque me laissant seule et perdue dans le couloir. Inquiète, je colle mon oreille au battant dans l'espoir d'entendre quelque chose.

— Chuuuut, c'était juste un cauchemar petit frère. Tout va bien. Les petits poissons dans l'eau, nagent, nagent, nagent...

Pauvre Boris. Je décide de prendre une douche et d'enfiler une nuisette avant d'écrire à Steven pour avoir des nouvelles. Je ne vais pas passer la nuit à écouter à la porte, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Les minutes passent et je n'obtiens aucune réponse. Dépitée, je me glisse sous la couette. La soirée passe et repasse dans ma tête, m'empêchant de trouver le sommeil. 

Après une longue heure d'attente, on toque à ma porte. J'ouvre à Steven, toujours aussi pâle. 

— Je suis dé...

— Comment il va?, je le coupe balayant sa remarque d'un revers de main. 

Un sourire timide s'étire quand il détaille ma tenue. Ma nuisette en dentelle noire ne semble pas le laisser indifférent. Sa pomme d'Adam roule sous la peau fine de sa gorge et une bouffée de chaleur m'étreint le bas ventre avant d'exploser en une nuée de sensations plus intenses les unes que les autres. Ses lèvres retrouvent leur place sur les miennes alors qu'il ferme la porte d'un coup de talon. 

Dans la précipitation et impatients, je déboutonne son jean's alors qu'il arrache ma nuisette pour dévorer ma poitrine nue. Ses mains passent sous la dentelle de ma culotte pour la faire glisser le long de mes jambes. Sans plus de cérémonie il introduit un doigt en moi. Mon gémissement se répercute sur les murs alors qu'il jure en baissant son boxer. 

On ne prend même pas la peine d'atteindre le lit. Il me soulève et me plaque contre le mur. Un couinement de surprise m'échappe alors qu'il ricane en dévorant mon cou. Il se baisse une seconde le temps d'attraper un préservatif et l'enfiler. Rapidement il me pénètre, soulageant le besoin ardent que j'avais de le sentir en moi.

Mes cris sont de plus en plus incontrôlables, se mélangeant à ses râles. Son bassin rencontre le mien avec de plus en plus de puissance et je finis par me contracter autour de lui, lacerant encore plus ses épaules et son dos. Il jouit peu de temps après moi et colle son front contre le mien avant d'embrasser le bout de mon nez. Je souris bêtement, comblée. Ses bras se desserent légèrement me laissant glisser et me remettre sur mes pieds. Il se débarrasse du préservatif et se rhabille. Mal a l'aise j'attrape ma nuisette que j'enfile à mon tour. Il se tourne me regarde de la tête aux pieds avant de m'embrasser furtivement .

— Bonne nuit Summer.

Interloquée, je reste muette et figée dans l'entrée de ma chambre alors qu'il ferme la porte dans son dos. Je me sens humiliée et complètement stupide. Qu'est ce que je m'étais imaginé? Des larmes barrent mes joues et c'est en boule que je m'endors, seule.

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