Chapitre 21 - Summer

699 53 5
                                        

Steven étant épuisé on ne tarde pas trop dans le bassin. Boris remonte dans la chambre sans nous attendre.

— Tu restes ou tu montes?, me demande Steven en se séchant.

Je me balance d'un pied sur l'autre ce qui l'interpelle. Il fronce ses sourcils avant de m'observer avec un sourire en coin.

— Qu'est ce qu'il y a?

— Rien, j'élude en évitant de le regarder.

— Summer .. tu fais toujours ça quand tu as quelque chose à me dire, me fait il remarquer.

J'inspire un grand coup avant de lâcher la question qui me démange depuis tout à l'heure.

— On peut dormir ensemble ce soir?

Voilà c'est dit, pfiou! Steven ouvre la bouche et son visage se ferme.

— Je .. je te l'ai dit, il fait des cauchemars si..

— Oh pardon, je le coupe. Je reformule, je peux dormir avec vous ce soir?

Ses sourcils se lèvent, l'incompréhension se peignant sur ses traits.

— Tu.. on.. quoi? Tu veux dormir avec nous deux ?

— Je veux surtout dormir avec toi, mais puisque Boris a aussi besoin de toi ... On peut prendre chacun un côté, je propose avec un sourire.

Son regard devient si intense que j'en rougis jusqu'à la racine. Il se penche vers moi et capture mes lèvres sous les hurlements de ses coéquipiers.

— Il faut que j'en parle à Boris, le moindre changement peut très vite le perturber et même s'il t'adore je ne veux pas le brusquer, tu comprends?

— Oui bien sûr, je marmonne.

— J'en ai envie Summer. Très envie, je t'assure.

Je hoche la tête avant de le suivre jusqu'à l'étage. Je retourne dans ma chambre pour me changer et fais les cents pas en attendant le verdict. Mon coeur s'emballe quand on frappe à ma porte. Je m'empresse d'ouvrir pour voir Steven détailler ma tenue.

— Dommage, j'aimais bien ta nuisette.

— Alors?, je demande sans tenir compte de sa remarque alors que j'ai enfilé un t-shirt et un pantalon de jogging.

— Alors, il regarde un dessin animé. On a environ 1h27 devant nous, annonce t il en vérifiant sa montre.

— 1h27?, je répète en declutissant face à son regard carnassier.

— Je n'ai pas pris le temps qu'il fallait hier et j'aimerais beaucoup le rattrapper si tu n'y vois pas d'inconvénients?

— Je .. euh .. tu ...

Son sourire me fait défaillir, je ne sais même plus comment je m'appelle. Il approche un peu plus, ses mains s'ancrent sur mes hanches et mes lèvres s'entrouvent d'impatience, mais au lieu de m'embrasser il décide de me torturer.

Sa langue lèche mes lèvres avant de venir titiller mon lobe. Il nous dirige lentement vers le lit sur le quel il m'allonge avant de me surplomber. Il m'aide a enlevé mon t-shirt et contemple mon corps avec son regard brûlant. Mon corps se cambre contre lui lorsqu'il effleure mes seins, je me tortille d'impatience quand il lèche mes tétons. Doucement il parseme ma peau de baisers jusqu'à descendre à la lisière de mon pantalon. Il le fait glisser habilement jusqu'à mes pieds. Et avant même que je n'ai le temps de comprendre ce qu'il se passe, il leche mon sexe, insérant un doigt qu'il courbe jusqu'à trouver l'angle qui me fait hurler. Je le sens sourire contre moi alors qu'il s'évertue à me faire jouir. Quand il vient capturer mes seins, sa langue jouant avec mon clitoris, je finis par perdre pied et exploser contre sa bouche.

Encore tremblante, il continue à torturer mon corps. Sa bouche effleure ma peau devenue hyper sensible, jusqu'à remonter vers la mienne. Nos langues se mêlent, son érection se glisse entre mes lèvres trempées, ses doigts enfoncés dans mes hanches. Je gémis et soulève mon bassin à sa rencontre. Il n'a pas de préservatif, je sais que je suis clean mais je ne sais presque rien de lui. Pourtant à ce moment précis toute rationalité me fuit, mes pieds sur ses fesses, j'appuie l'invitant à me pénétrer encore plus fort, encore plus loin.

Lorsqu'il se retire, je le fixe perdue et vide. J'ai besoin de lui, maintenant. Il sourit et prend le temps d'admirer mon corps mais je n'en peux plus, c'est une vraie torture.

— Steven, je supplie.

Son sourire se fane, ses narines frémissent et il me bascule sur le ventre. Mon bassin se cambre automatiquement, prêt à l'accueillir.
Avec une lenteur exagérée il me pénètre. Je ressens chaque centimètre qui me donne envie d'hurler de frustration. Parce que j'en veux plus, maintenant. Impatiente, je viens à sa rencontre et il s'arrête me laissant aller et venir contre lui.

— Putain de merde, jure t il alors que j'accélère.

Sans prévenir il attrape mes bras qu'il croise dans mon dos, mon buste en lévitation, et reprend le contrôle. Il m'assène des coups de butoir de plus en plus violents et je finis par jouir en gémissant. Encore tremblante, je le repousse, il s'exécute et je m'agenouille devant lui. Mes mains sur ses cuisses, j'ouvre la bouche et l'accueil dans sa globalité. Un râle rauque lui échappe lorsqu'il touche le fond de ma gorge. Sa verge tressaute sur ma langue et il tente de reculer mais je l'en empêche, aspirant son gland jusqu'à ce qu'il se vide dans ma bouche.

Il m'aide à me relever et m'embrasse comme si sa vie en dépendait, agrippant ma nuque pour me plaquer contre lui avant de coller son front au mien.

— Tu vas me rendre dingue, souffle t il.

Je rigole avant de remettre ma culotte.

— Nuisette ou jogging?, je lui demande ne sachant toujours pas si Boris accepte que je dorme avec eux.

— Jogging, annonce t il avec un sourire.



Ocean of LoveDes histoires addictives. Découvrez maintenant