Oasis, 15 septembre 6728
Des mois avaient passé. Téa et ses amis s'étaient protégés. Ils essayaient d'éviter toute confrontation avec le monde qui était extérieur au microcosme des Oasii d'Oasis tout en restant informés par le biais de leurs nouveaux amis. Téa devenait distante. Elle voulait agir contre Ayden. Même si elle avait peu d'informations au sujet de ce qu'il se passait à la capitale, elle ne doutait pas qu'Ayden empirât son joug arbitraire de jour en jour. Elle se sentait terriblement coupable.
Elle ne voulait plus approcher qui que cela fût, pour protéger ses proches. Elle était dangereuse et le savait. Elle détruisait tout ce qui l'entourait.
Elle passait des jours et des nuits dans sa case. Seule. Quand Ilo, que tout le monde appelait maintenant affectueusement Gwel, passait la voir, elle ne lui disait rien. Il semblait croire qu'elle était triste. Ce n'était pas vrai. Elle n'avait pas peur non plus. Elle ressentait en elle une profonde rage. Elle avait envie de continuer à détruire. De tout briser. La nuit c'était presque si elle s'amusait, dans ses rêves, à démembrer Ayden. Il le méritait tellement. Elle ne se reconnaissait plus vraiment. Elle n'avait jamais été fan de la haine. Ses parents ne l'avaient pas éduquée de la sorte. Ils seraient tellement déçus de la voir ce jour s'ils le pouvaient encore. Elle ne faisait que ruminer sa colère et sa haine grandissait chaque jour. Elle cultivait le mutisme, faisait mal à ceux qui l'appréciaient. Elle n'agissait pas comme elle le devrait pourtant. Elle ne prenait pas d'initiatives, n'avançait tout bonnement pas. Chaque jour passait comme le précédent, à la différence qu'elle était de plus en plus rongée par la haine, la crainte, la rage et la culpabilité. Et chaque jour Gwel revenait. Et chaque soir Asha arrivait. Tous deux tentaient de l'aider. Elle le voyait. Au fond d'elle, elle n'y était pas totalement indifférente. Mais elle se cachait derrière un masque d'impassibilité qu'elle n'osait pas briser. La douleur était trop vive.
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NOVA
Ciencia FicciónEn l'an 6615, des astrohistoriens de la civilisation néo-terrienne de Nova découvrent la dernière relique de la vie terrienne "antique": un livre ! On l'estime datant du XXIe siècle et il est écrit en "paraglyphes". Cette découverte sera déterminant...
