CHAPITRE 17

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Preston, présent.

Je vais péter les plombs.

Les dents serrées, je reste assis sur le siège arrière de la voiture de mon frère, qui vient à peine de sortir de l'aéroport.

-Avant de monter dans l'avion, elle m'a dit qu'elle se rendait chez toi. indique Lia au téléphone. Ça fait plus de 12h qu'on a plus de nouvelle, il y a forcément dû avoir un problème !

12h.

Il est 2h du matin, il pleut des cordes.

Et Elodie n'est toujours pas rentrée.

Je suis mort d'inquiétude, et je suis à deux doigts de partir en vrille.

Est-ce que ça a un lien avec sa crise de panique de tout à l'heure ?

Je m'imagine mille scénarios.

Elle pourrait avoir eu un accident, avec cette pluie. Peut-être qu'elle a fait une crise de panique et elle n'a pas pu s'en remettre. On peut mourir d'une crise de panique, je l'ai lu sur Internet.

Elle semblait tellement paniquer, j'ai cru mourir en voyant qu'elle n'arrivait plus à respirer.

Quand je lui ai demandé ce qui lui avait déclencher cela, elle m'a simplement dit que c'était la peur de la maison hantée, mais je sais que ce n'est pas le cas.

Je sais reconnaître quand Elodie Davis ment.

-Mei, je suis enceinte et plein d'hormones ! Alors crois-moi, si je vais chez ton putain de connard de mari, il y a de fortes chances que je le tue ! Elodie ne disparaît jamais sans donner de nouvelle.

- Calme-toi, mon cœur.

J'espère sincèrement que ce connard ne l'a pas encore mis dans la merde, parce que je risque fortement de ne pas pouvoir me contrôler.

À minuit, quand j'ai vu qu'elle n'était toujours pas rentrée, j'ai appelé Lia. Elle n'avait aucune nouvelle non plus, et à peine deux minutes après l'avoir contactée, elle était devant chez nous.

Et nous voilà, devant la maison de cet enfoiré.

Ashton ne sait même pas encore arrêter que je saute de la voiture, et avance à grands pas vers la maison de ce fils de pute.

C'est qu'elle est pas mal, en plus.

Je ne toque pas, je ne sonne pas, car il ne mérite pas de respect.

À peine est-ce que je suis rentré que je l'aperçois dans l'entrée de la maison.

Il me regarde, les yeux écarquiller et en a peine quelques secondes, je le fais voltiger contre le mur.

-Qu'est-ce que-

-Fils de pute !

Je ne me contrôle pas, cette fois.

Ses enfants ne sont pas là pour m'en dissuader.

Mon avant-bras appuie contre sa trancher.

Pourtant, j'ai l'impression que c'est moi qui suis en train d'étouffer.

J'ai envie de buter ce connard pour ce qu'il a fait.

Mais je ne peux pas, tant que je ne sais pas où est sa petite sœur.

-Ou est-ce qu'elle est ?

-J'ai... j'ai pas fait exprès.

-Pas fais exprès de quoi ?!

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