41- She's

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KAY

















Assis dans la salle de réunion, je frôle du doigt le nom d'Adriana dans les messages sans savoir quoi faire. Bien évidemment que je n'ai pas enregistré la photo, ni été la revoir depuis. Mais bordel, que ça me donne des frissons dans l'entièreté de mon corps rien que d'y penser. A son audace.

Je ne peux que lâcher un sourire au coin, face à ce souvenir.

« ..on perd du terrain.. »

Je continue d'écouter d'une seule oreille les dires de mon père positionner à ma droite. Comment faire autrement quand il y'a une personne qui ronge toutes mes pensées, alors que ce n'était pas dans les plans ? Tel une araignée qui m'enroule dans ses filets.

« ..faudrait préparer.. »

Ses lèvres murmurent un vieil appel. J'en veux encore.

Putain je suis dans une merde pas possible.

Je ne devais que la garder dans nos rangs en oubliant nos différences, la haine que j'ai envers elle et de ce que je peux ressentir. Pourtant elle arrive à surpasser tout cela puis montrer une partie d'elle qui m'interpelle et qui me chuchote d'y aller sans penser aux conséquences. Encore plus que je ne le fais déjà.

Je veux qu'elle redevienne mon aimant, comme avant.

« Kay ? »

Je cligne des yeux et tourne ma tête vers mon père quand mon prénom sort de sa bouche.

« Hm ? »

Il lève les yeux en l'air agacé que je n'ai pas suivi, alors que je connais déjà d'avance toutes ses inquiétudes. Et pour l'énerver encore plus, je joue avec mon cellulaire quelques secondes de trop puis le déverrouille pour ensuite le retourner contre la table avec sur la langue, le goût du regret. De me laisser autant imprégner par elle.

« Il faut que tu prévois une livraison en urgence.
— Ça sera fait. Ils partiront cette nuit.
— Bien. »

Il fait les derniers comptes auprès de Tristan et je repars dans mes idées destructrices. Mais cette fois, elles ne sont pas dirigées vers la brune aux yeux océan mais à nos ennemis qui rampent un peu trop rapidement vers nos territoires tout en gardant une certaine distance.

« Je pense qu'il faut prendre en considération l'idée d'Adriana sur les réseaux des autres pays. Commente Tristan. »

A l'entente de son prénom, je lève les yeux et le dévisage sans retenue. Mon père acquiesce, d'accord, pourtant moi je ne le suis pas. De quoi il se mêle celui-là ? Pourquoi a-t-il toujours son putain de prénom en bouche ? Pourquoi ça ne me plaît pas ?

« Je ne vois pas en quoi s'intéresser à d'autres horizons aideront à améliorer notre situation. Donc à la place d'essayer d'élargir nos plans en émettant l'idée d'Adriana, ferme là c'est mieux. »

Le rire de mon cousin résonne dans la pièce et ça me met encore plus en rogne de voir le culot qu'il a de se foutre de ma gueule. Victor a ma gauche souffle doucement en marmonnant un "on va voir qui a la plus grande je suppose".

« Ferme là toi aussi. »

Mon ami lève les mains en l'air en se dédouanant de la situation.

« Ça suffit. Grogne mon père en se levant pour se tourner ensuite vers moi. Il va falloir que tu arrêtes de l'éloigner alors que le but est de l'avoir dans nos camps. Donc toi tu arrêtes et tu la ferme c'est clair ? »

Son regard dur me fait bien rigoler pourtant, je sens que cette fois il ne vas pas laisser les choses se passer comme d'habitude. Quand est-ce qu'il comprendra qu'elle n'est pas faite pour ça et que je lui sauve la vie, même si je veux la maintenir à mes côtés ?

DARK IN DEATHDes histoires addictives. Découvrez maintenant