Chapitre 15

521 31 3
                                        

Il put à peine entrer chez les Grant-Nash, que Buck fut fortement enlacé. Il rendit l'étreinte.

- Je suis tellement heureuse que tu viennes vivre ici, comme ça je vais pouvoir rester avec toi. J'ai apporté les séries et les films dont on a parlé, Josh m'en a passé aussi, dit May.

- Ne gâche pas tes vacances May.

- Qu'est-ce que tu racontes Buck ? Je vais passer mes vacances avec mon grand frère ! Je suis très heureuse.

Il sourit tendrement.

- May, tu peux le lâcher, tu n'es pas la seule à vouloir lui souhaiter la bienvenue, dit Athena.

- D'accord, dit sa petite sœur de cœur en soupirant.

Il se pencha pour prendre Jee qui lui tendait les bras. Sa nièce lui fit des bisous sur ses joues.

- Oncle Buck, pour toi.

Elle lui donna un dessin.

- Il est magnifique Jee. Tu es très douée.

Il l'embrassa sur ses joues rondes.

- Et si tu demandais à Bobby et Athena si on peut le mettre sur le frigo ? Comme ça je verrais tout le temps et tout le monde verra combien ma nièce adorée est une artiste.

La petite acquiesça en souriant. Il la posa au sol, Jee alla vers Athena.

Il put à peine se redresser qu'il fut enlacé par Maddie.

- Comment tu te sens ? Lui demanda cette dernière.

Il savait qu'il ne devait pas lui mentir, elle le verrait et ça la blesserait.

- Je suis fatigué, mais j'ai pris déjà rendez-vous chez un psy, mes premières séances se feront par cam puis quand je me sentirais mieux, j'irais à son cabinet.

- D'accord, très bien. Pour tes plaies, je viendrais les nettoyer, mais je montrerais à May comment faire, en cas qu'un jour je ne peux pas venir.

- D'accord, merci.

Il fut ensuite enlacé par Athena.

- Je suis heureuse de t'avoir à la maison mon chéri, tu es ici chez toi.

- Merci Ma'.

- Je vais te montrer ta chambre, lui dit Bobby en revenant avec Jee.

- D'accord.

¤¤¤

Son père de cœur avait à peine posé ses sacs qu'il le prit dans ses bras. Il répondit à son étreinte.

- Sois le bienvenue à la maison fils.

- Merci papa.

¤¤¤

Une semaine était passée depuis son arrivée chez ses parents de cœur.

Il était assis sur le canapé, il venait de préparer le dvd de Toy Story qu'ils allaient voir avec May. Cette dernière l'avait entendu parler avec Chris, ils avaient prévu d'aller voir le 5 au cinéma ensemble, May lui avait dit qu'elle ignorait qu'il y en avait autant, qu'elle n'avait même pas vu le trois. Alors ils avaient décidé de regarder les quatre premiers fils ensemble car il n'y avait pas d'âge pour regarder un film d'animation.

- Limonade, eau, pop-corn et bonbons, ah, tes médicaments, dit May en posant le plateau sur la table basse.

Même s'il ne prenait pas d'antidépresseur, il prenait des antidouleurs à cause de ses poignets.

- Tiens, dit sa sœur de cœur en lui tendant les gélules.

- Merci.

Il prit ensuite le verre d'eau.

Il vit qu'elle était un peu gênée quand elle s'assit à ses côtés.

- May, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je ne veux pas te rendre triste, mais ...

- Dis-moi, dit-il en prenant ses mains dans les siennes.

- Déjà grand frère, est-ce que tu savais qu'il y a six ans, j'ai fait une tentative de suicide ?

- Quoi ? Non ... Bobby n'a rien dit.

- Il n'était pas encore avec maman. J'étais encore au lycée, une fille m'a rendu la vie impossible, je vivais l'enfer par sa faute, puis mes parents nous ont annoncé qu'ils allaient divorcer, que mon père était gay, Tout était compliqué, mais je ne disais rien, je cachais tout.

Il acquiesça d'un simple signe de tête alors qu'il caressait de ses pouces les mains de May.

- Ma mère avait été blessée peu avant, par gravement comme son combat avec Jeffrey Hudson, elle avait juste plaqué violemment un suspect, elle s'était blessée à l'épaule, elle avait des médicaments, je les ai pris. Elle m'a trouvé, elle m'a sauvé. Quand maman m'a appris que tu étais à l'hôpital, la raison de ton hospitalisation, je me suis rappelée combien j'ai souffert d'avoir tout caché, elle m'a dit que tu avais écrit ta douleur, j'aimerais, si, enfin ...

Il la prit dans ses bras en la voyant pleurer.

- Oui, ça été très dur, même si j'écrivais ce qui n'allait pas. Je me sentais seul, et tu peux lire le carnet. De toutes les personnes qui l'ont lu, tu es celle qui comprendra.

- Merci. Ne refais plus ça Buck, j'ai réussi à aller de l'avant alors que je n'avais que mes parents et mon frère, toi, tu as tout une grande famille, des amis. Je ne veux pas te perdre Buck.

- Promis.

Après une longue étreinte, il essuya les joues de May.

- Mon carnet est dans la table de chevet de ma chambre.

- Je le lirais plus tard, maintenant, nous devons regarder Toy Story.

Il sourit.

- D'accord.

Ce fut en ayant sa sœur de cœur dans ses bras, les yeux encore humides qu'ils mirent le premier film.


BriséOù les histoires vivent. Découvrez maintenant