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- Love you, Bro -

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OS Ziam ou il n'était pas censé être plus qu'un frère.

Juste ce garçon châtain, un peu trop grand pour ses huit ans, qui lui avait tendu un bonbon dans la salle d'attente du foyer, avec un sourire si large que ça avait presque effacé la peur. Ils avaient été placés ensemble, élevés dans la même maison, partagés entre deux adultes bienveillants qui avaient décidé de leur donner un avenir stable. Et pendant des années, ça avait suffi.

Ils s'étaient chamaillés, protégés, serrés fort pendant les cauchemars. Ils s'étaient appelés "frérot", parfois avec tendresse, parfois comme une mauvaise blague. Ils avaient appris à tout partager, sauf ce qui les brûlait en silence.

Zayn avait commencé à le sentir avant même de le comprendre. Quelque chose dans la façon dont Liam disait son prénom, dans ses mains trop grandes qui traînaient parfois un peu trop longtemps sur sa peau. Quelque chose dans ses propres regards, dans ses rêves fiévreux qu'il étouffait sous son oreiller.

Et puis, un jour, le mot "frère" n'a plus suffi.

*******************************

Point de vue Zayn :

Je l'ai rencontré dans une salle d'attente.
Assis sur cette vieille chaise aux pieds grinçants, j'avais huit ans, un sac de vêtements usés sur les genoux et les yeux secs. J'avais déjà compris qu'il ne servait à rien de pleurer.
Il en avait huit aussi, mais lui, il souriait.

— Tu viens habiter chez moi ?
— J'crois.

Il s'était levé pour venir s'asseoir à côté de moi. Juste comme ça. Sans gêne. Et il avait tendu un bonbon coloré que je n'avais pas osé refuser. C'était la première fois qu'on me tendait quelque chose sans rien attendre en retour.

Nos parents d'accueil s'appelaient Karen et Geoff, un couple doux, simple, qui nous a jamais séparés. On partageait la même chambre, la même école, les mêmes jouets. Et au bout d'un moment, les mêmes silences.

Liam est devenu mon frère à la seconde où il a posé sa main sur mon épaule et m'a dit : "t'as plus à être tout seul maintenant."
Et moi, j'ai décidé qu'il serait le dernier que je laisserais partir.

On est restés soudés.

On a appris à s'aimer dans cette maison beige aux odeurs de café et de lessive. Les disputes étaient rares, les jeux bruyants. Il me réveillait le matin en me lançant son oreiller à la tête, et je lui tirais les cheveux pour me venger. Il courait plus vite que moi, mais je gueulais plus fort. On faisait une bonne équipe.

Mais c'est à partir de la quatrième que les choses ont changé.

Il avait toujours été plus grand, plus musclé, plus charismatique. Il attirait les regards, les rires, les conversations. Moi, j'étais plus sec, plus rapide, plus sarcastique. On disait souvent que j'étais le petit frère, même si on avait le même âge. Et peut-être que j'aimais bien ça. Être protégé. Être gardé près de lui.

Mais à treize ans, j'ai commencé à remarquer des choses. La façon dont son t-shirt s'accrochait à son dos quand il sortait de la douche. La ligne de sa mâchoire quand il se penchait sur ses devoirs. Le soupir qu'il poussait quand il s'allongeait sur son lit, bras au-dessus de sa tête, torse nu, sans penser que j'étais là. Je ne savais pas ce que ça voulait dire.

Mais ça me faisait chaud. Et mal.

Alors j'ai commencé à me cacher un peu.
À tourner le dos quand il changeait de t-shirt. À sortir de la salle de bain plus vite.
À prétendre dormir quand il parlait la nuit.

Mais je l'écoutais.

Tout le temps.

— Za, tu dors ?

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