Après qu'il soit sortit, je reçus une autre visite, une que j'aurais jamais pensé recevoir.
- Alysée … Tu vas bien?
La crainte s'était emparée de mon esprit, et je m'asseyais en me reculant le plus possible. Je ne répondais pas.
- Je sais que tu m'en veux … mais je sais aussi qu'il est temps que je te présente mes excuses.
Toujours aucun son ne sortait de ma bouche, mais pourtant mon esprit s'agitait tellement de colère qu'on aurait pu entendre toute ma haine sans même que je parle.
- Je n'aurais jamais du … te faire ce que je t'ai fait. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, je voulais te punir. Te punir d'être la fille de celle qui a rendu mon père si malheureux qu'il est devenu fou. Et je sais que les textos, c'était toi. Je le sais depuis le début. Mais je ferais tout pour me pardonner, je suis tellement désolé.
Je devenais folle et n'arrivais plus à me contrôler. Pourtant je faisais tout pour garder un minimum de calme, mais je ne pouvais pas.
- Tu n'as aucune excuse! Ce que tu m'as fais, tu l'as fait de toi-même, tu n'étais pas obligé de devenir comme ton... notre père! Ce n'est pas les gens qui nous entourent qui doivent faire ce que l'on est, mais nos actes! Et tu crois qu'être «désolé» va suffire?!
Il m'était devenu impossible de ne pas crier. Il essayait de s'approcher afin de me calmer, mais ça ne fit que me faire repartir de plus belle.
- Tu m'as volé ma première fois, Ryan!
- Je suis …
- Ta gueule! J'ai été enceinte de toi, à cause de tout ça!
Sa stupéfaction pouvait se lire sur son visage. Je me répétais:
- J'étais enceinte! C'est le médecin qui m'a dit que le bébé est mort pendant l'accident, et il m'a expliqué que j'ai eu un déni de grossesse et … et j'attendais un bébé de mon demi-frère tu te rends compte? Tu savais quel lien nous unissait, et pourtant … et pourtant tu l'as quand même fait!
- Je … je …
Les larmes avait envahi son visage, et il partait en courant de ma chambre d'hôpital. Je ne l'avais jamais vu pleurer. Même de loin. Il n'avait pas vraiment pleuré, mais il n'en était pas loin. Le temps d'un instant j'ai cru qu'il avait un cœur. Je me sentais épuisée et m'allongeais, n'ayant plus de force. Ça m'ait venu d'un coup et je ne comprend pas. On dirait que j'ai fumer une grande quantité de «substances illicites» et que les effets me sont venus directement. J'essaye tout de même de garder les yeux ouverts mais il m'en ait impossible. Je lutte, je lutte, mais rien n'y fait. Au bout d'un moment, je me laisse aller, sentant le confort de mes paupières refermées. Je m'abandonne à ce plaisir. Un plaisir un peu trop long. J'ai l'impression d'être enfermée dans mon propre corps et de ne pas pouvoir me réveiller. Je sens que je dors, mais pourtant j'entends ce qu'il se passe autour de moi, enfin que des bribes. «Vite en urgence»;«Comment … annoncer … famille. ..»;«Je … occuperais … ça»;«Amenez... chambre 325». Á travers leurs paroles, je savais bien que le temps qui venait de passer approchait les deux heures, mais moi il me parut si rapide, comme un clignement de paupières. Je sentais ensuite que mon corps avait été déposé sur un matelas plus moelleux, et ma tête fut déposée sur un coussin sûrement fait en plume vu son confort.
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Déception
Teen FictionDis moi que tu m'aimes, Mens moi mais quand je le saurais, qui sait où je tomberai.
