Le jour venait de se lever, les oiseaux commençaient à chanter, et la rosée du matin venait d'être déposée. L'agitation bâtée à son plein, les enfants étaient excités comme jamais auparavant, les femmes ne vaguaient pas à leurs occupations et les hommes, eux attendaient patiemment que la nuit tombe. Le jour du départ était arrivé, beaucoup de monde le redoutait, mais nul ne voulait le rater, ces héros de tous horizons aller s'en aller, et certainement ne jamais revenir de l'aventure la plus dangereuse, et la plus palpitante de tous les âges réunis. Hommes, femmes, elfes, Hobbits, magicien et nain, allez partir détruire l'anneau unique et faire régner la paix de nouveau.
Mais dans toute cette agitation, une personne en particulier ne voulait pas montrer le bout de son nez.
- Aller Élisabeth lève-toi ! C'est l'heure ! On va devoir y aller ! Cria Kathleen en se jetant sur le lit de sa soeur.
- Mais aller où ? Marmonna-t-elle à moitié endormie
- À l'aventure ! Cria-t-elle d'excitation
- À la mort tu veux dire... Répondit-elle tout en se redressant de son lit.
- Ne commence pas je t'en prie...
- Commencer ? Mais à quoi bon ! Tu m'as piégé pour que je t'accompagne dans ton aventure suicidaire !
- Tu étais consentante je te rappelle ! Tu as décidé de venir par toi-même. Rétorqua Kathleen tout en apportant un verre d'eau à sa sœur.
- Par moi-même ? Tu te fiches de moi ! Tu m'as mise devant le fait accompli. Et maintenant grâce à toi, on est coincées avec tous ces hommes qui ne rêvent qu'à une chose nous voir renoncer.
- Raison de plus pour ne pas renoncer alors ! Habille-toi je t'attends au point de rendez-vous. S'amusa Kathleen en sortant de la chambre de sa sœur. À oui, avant de partir, on t'a apporté un présent, il est sur la chaise de ta coiffeuse. Termina Kathleen avant de claquer la porte d'entrée.
« Et après on ose me demander si j'aurais voulu être fille unique ! » marmonna Elisabeth en levant les yeux au ciel.
Elle se leva et saisit sa robe de chambre près de son lit, avant de se diriger vers sa coiffeuse. Sur la chaise de celle-ci, elle découvrit une grande malle, elle s'en approcha et retira délicatement la carte qui y était accrochée. Elle l'ouvrit délicatement. Dans celle-ci se cacher un petit mort. On pouvait y lire:
" Mon petit doigt m'a dit que vous en auriez besoin. Que la grâce des Vallars veille sur vous Elisabeth "
Elrond
Elisabeth, touchée par le geste de l'elfe, déverrouilla la malle. A l'intérieur se trouvait un grand carquois rempli de flèches taillées avec la plus grande minutie. Celui-ci était en acier argenté, orné de petite inscription elfique, elle ne sut pas ce que cela signifiait mais la beauté du travail elfique la fascinait. En le sortant du coffre, son œil fit attirer par le fond de la malle, il y avait un objet recouvert par des couvertures. Intriguait, la jeune femme le sortit, et retira les couvertures qui le protéger avec délicatesse. Une fois déballé, les couvertures laissèrent place à un magnifique arc. Élisabeth parcourût avec ses doigts les contours de celui-ci. la splendeur de l'objet la laissa sans voix. La beauté du geste de l'artisan était juste unique. L'arc était orné de sculptures qui le décorait de long en large, le bois choisit était du chêne massif.
Un sourire se dessina sur son visage, décidément la générosité de son hôte n'avait vraiment aucun obstacle. Elle s'en sentit presque gênée, surtout depuis la nuit dernière avec ce qu'elle lui avait dit.
Regardant l'heure, elle se pressa d'ôter ses habits du matin contre une combinaison en cuir végétal vert feuille qui moulait avec élégance ses formes féminines. Élisabeth pouvait se vanter de son physique digne d'une athlète, elle était grande et élancée, et son visage était fin avec ses lèvres délicates et sensuelles.
Elle s'arrêta un instant devant le miroir de sa chambre près de sa commode, regardant la jeune femme qu'elle était, innocente et incapable de faire du mal à qui que ce soit. Elle savait pertinemment que lorsqu'elle reviendrait, cette innocence et cette fougue se seraient envolées avec ce qui restait encore de la jeune femme qu'elle était...
Par la suite elle prit ses cheveux et les attacha, maintenant elle était prête pour l'aventure.
Une fois arrivée au point de rendez-vous, Elisabeth retrouva sa soeur entourée par Legolas, Aragorn et les Hobbits. Une fois à ses côtés sa soeur et les Hobbits lui adressèrent un sourire en guise de bienvenue.
- Vous êtes venue finalement. Lui-dit Frodon en lui adressant un grand sourire de remerciement.
- Jamais je ne vous aurai abandonné, et je n'allais quand même pas laisser ma sœur partir seule, dit elle en la regardant. J'espère seulement que
vous ne nous mènerez pas à la mort petit homme. Continua-t'elle en rigolant.
Après quelques instants de silence, Elrond prit la parole afin de lancer le coup d'envoi de la quête :
- Le porteur de l'Anneau prend la route en quête de la Montagne du Destin. Vous qui voyagez à ses côtés, aucun serment, aucun engagement ne vous oblige à aller plus loin que vous le souhaitez. Adieu. Ne vous détournez pas de votre but. Et que la bénédiction des Elfes, des Hommes et de tous les peuples libres vous accompagnent. Elrond adressa alors un dernier regard à Elisabeth, avant que les portes de la cité ne laissent partir la communauté.
La communauté se mit en route avec à sa tête Frodon, mais à la première croisée des chemins le Hobbit s'arrêta ne sachant pas quels chemins il devait prendre.
- Le Mordor, Gandalf. C'est à gauche où à droite ? Questionna le Hobbit en chuchotant
- A gauche. Lui répondit-il
Et Voilà comment les deux sœurs Leroy se retrouvèrent dans cette aventure des plus effrayantes et incroyables de leur vie.
VOUS LISEZ
Un voyage sans fin
ParanormalPréparez vous à plonger dans le monde merveilleux de la terre du milieu avec Elisabeth et Kathleen, deux sœurs que tout sépare. C'est après avoir emménagé chez leur oncle après la mort de leur parents que les deux sœurs vont découvrir un passage sec...
