Un reveil brutal

610 42 7
                                        

*Narration d'Elisabeth

- Il faut partir ! Hurla une voix lointaine. Nous n'arriverons pas à les retenir plus longtemps ! Derrière elle on pouvait entendre des bruits de flèche et d'épées .

- Kathleen venait ici... Lui demanda une voix familière, peut-être celle d'Aragorn où Boromir je n'en avais aucune idée.

Lorsque j'entrebâillais mes paupières, je pouvais apercevoir une multitude d'actions floues autour de moi, comme un tourbillon d'aller et venus. En y repensant, ça me rappelait les urgences, avec son trop plein d'agitations, de cris, de pleurs et de sang, beaucoup trop de sang...

Après avoir attendu plusieurs secondes pour retrouver une vue correcte, j'ai essayé de me lever, mais en vain, laissant échapper un léger gémissement de douleur. J'ai ensuite voulu mettre ma main droite sur l'endroit endolori, mais en la relevant, j'avais la main recouverte de sang ! Ce sang, voilà la seule et unique chose que j'ai aperçue en remontant ma main au niveau de mon visage. Elles se mirent à trembler, tellement l'idée de m'être blessée en plein combat me terrifiait. "Est-ce une fracture ouverte ? Un poumon perforé ? Pourtant je n'ai pas de mal à respirer.. " Le nombre de diagnostic était vaste, après un choc aussi violent !

Je fermais les yeux, pour les rouvris juste après. En les rouvrant je pouvais voir le visage de Legolas m'examinait, à quelques centimètres de moi. Il était là, à côté de moi, me regardant avec attention comme si j'étais une petite chose casée qu'on devait essayer de réparer.  

- Kathleen ? Voilà l'unique source de mes tourments, ce petit être pétri d'arrogance et d'insolence, mais qui pour une raison que j'ignore encore, j'aime plus que tout au monde.

- Elle va bien, vous l'avez sauvé. Me dit-il tout en me serrant la main avec force comme pour m'empêcher de partir.

- Elisabeth, nous devons partir, aller levez-vous ! Insista-t'il en essayant de me soulever.

- AAAAA ! Hurlai-je tellement la douleur était insupportable. Il me regarda avec effroi en voyant la mare de sang dans laquelle j'étais allongée. Legolas approcha ses mains précieusement vers mes côtes pour trouver la cause du saignement.

En la trouvant , je l'entendis murmurer quelque chose en elfique. Son visage devint d'une pâleur inquiétante.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Dites le moi ! C'est grave c'est ça ? Répondez-moi Legolas !

- C'est une barre de fer, elle vous a transpercé entre vos côtes. Elle a dû vous perforer lors de l'impact. Si nous voulons arrêter le saignement je vais devoir vous la retirer, vous comprenez ? M'expliqua-t'il avec un ton plat et monotone, le même que lorsqu'on annonce à une mourante que si elle souhaitait vivre, il fallait qu'elle fasse une chimiothérapie.  Sauf que cette fois la mourante c'était moi et que le cancer c'était une barre de fer... 

Legolas nous devons y aller ! Ordonna Gandalf une seconde fois avec une voix intimidante. En l'attendant je compris que nous devions partir si nous souhaitions vivre.. 

- Je ne peux pas ! Lui expliqua l'elfe en m'indiquant avec un signe de tête. Le vieil homme se dirigea vers nous, accompagné des Hobbits. Legolas lui montra la blessure. Le magicien se courba pour mieux l'examiner.

- Voilà ce qui n'est pas bon, non, pas bon du tout. Voilà ce qu'on va faire, il faut la retirer si nous voulons éviter les risques d'infections et éviter que vous ne vous vidiez de votre sang. Alors on va compter tous les deux jusqu'à cinq. C'est compris ?

- Ca par exemple ! s'exclama Pippin. C'est bien la première fois que je vois autant de sang...  La seule fois où il y en avait autant c'était chez Wilibard Bolger ! Tu te souviens Merry ?! Cet imbécile s'était entaillé une artère du pied en essayant de faucher l'herbe.

- Que lui est-il arrivé après ? Lui demanda d'un air étonné Sam. 

- Il est mort ! Le pauvre s'est vidé de son sang avant même que quelqu'un n'est pu l'aider. Une histoire bien regrettable. Le crétin de Touque leva les yeux au ciel en signe de profond regret tout en arborant un sourire amusé. Legolas ainsi que Merry se retournèrent en le regardant avec désapprobation, comme pour lui dire "T'es sérieux ?!". 

- Idiot de Touque, allez rejoindre Aragorn et les autres et dîtes leurs que nous arrivons ! S'énerva une fois de plus Gandalf. Elisabeth regardez moi, je vais commencer à compter, d'accord ? J'acquiesçai en serrant la mâchoire pendant que Legolas me tenait fermement, pour éviter que je gigote pendant l'acte .

- 1, 2, 3, 4 ...

- HAAAAAAAAAA

Un voyage sans fin Des histoires addictives. Découvrez maintenant