Bonne lecture!
Lorsque je me réveille, une douce odeur de chocolat chaud flotte dans la pièce. Mais un mal de tête affreux gronde dans mon crâne, essayant de sortir de sa cage. J'attrape ma tête à l'aide de mes deux mains et essaye de calmer la douleur. Faites que ça cesse ! J'en ai plus que marre de souffrir alors pourquoi mon corps se met-il lui aussi dans le camp de mes ennemis ?
Je grogne et tente de me rendormir mais un bruit étrange me fait sortir de mon demi-sommeil et, lorsque j'ouvre les yeux, la réalité vient me dire bonjour en forme d'immense claque.
La chambre n'est pas mienne.
Non c'est bien trop propre et grand, spacieux plutôt. Un gigantesque miroir prend quasiment toute la surface du mur d'en face, une belle armoire en bois sombre se tient juste à côté, plus loin sur la droite on peut voir plusieurs tableaux d'une immense valeur, à en croire la taille et la manière dont ils ont été peins - je ne suis pas une experte mais ça se voit au premier coup d'œil - bon là c'est clair, je ne suis pas chez-moi.
Je ne suis pas très sûre mais je pense qu'une garde-robe se situe derrière la porte en verre ou alors une salle de bain. L'angoisse me saisit et me tord le ventre dans divers sens. Je m'extirpe du lit et sors de cette pièce. J'arpente le long couloir en faisant bien attention à ne pas faire craquer le parquet en bois et essayant de ne pas me prendre les différentes décorations qui meublent la demeure. Non, en effet ce n'est pas ma maison, suis-je en train de rêver ? Un bruit de fond parvient jusqu'à mon oreille et d'instinct je prends sur la gauche. Je me retrouve dans une... putain de cuisine ! Tout est si luxueux ici. Mais où suis-je tombée ? Si c'est un rêve alors faites qu'il ne s'arrête jamais !
Je détaille la cuisine de mes yeux encore très fatigués. Tout est si beau, propre et étincelant. J'ai comme l'impression que mon satané mal de tête va revenir d'une seconde à l'autre. Je caresse la table de travail du bout de mes doigts et frissonne. C'est trop froid. Ayant remarquée le somptueux frigo derrière moi, je m'oblige à ne pas me ruer sur lui ; j'ai tellement faim que mon ventre se met à gargouiller comme un possédé.
Je m'avance encore un peu, fascinée par tant de nouveautés, et... stoppe net ma démarche au moment où j'aperçois un grand garçon assis tranquillement sur un magnifique canapé en cuir noir. Il regarde la télé - un stupide match de foot - cependant dès qu'il a sentis ma présence, il éteint l'écran plasma et se lève d'un mouvement ample avant de se tourner vers moi.
Et là, cette stupide réalité me remet une seconde claque : c'est lui, le même gars insupportable de la veille. Celui qui m'a sauvé pour ensuite m'insulter et limite m'ordonner de continuer mon "spectacle". Je n'arrive pas à croire qu'il se trouve ici ! Comme si ça ne suffisait pas d'avoir une sorte de dette envers lui, il fallait en plus que je sois dans sa maison.
Soudain une question me frappe de plein fouet : qu'est-ce que je fais ici ?
Comment ce fait-il que je me trouve une seconde fois en sa présence ? J'essaye de me remémorer les événements qui ont succédé à ma folie. Je me suis "excusée", - si on peut appeler mes lamentables paroles comme ça - il a rit puis m'a dit de l'accompagner et moi je l'ai suivi dans sa voiture. Ensuite - curieuse que je suis - j'ai dû lui poser une question et là...rien, un trou noir. Je ne me souviens pas de la suite. C'est comme si j'avais fais un immense trait au marqueur indélébile sur les quelques heures passées en sa compagnie, effaçant les preuves.
Je jette un regard furtif sur mes fringues et surprise! Ce ne sont pas les miens. Je ne suis vraiment pas du genre à porter un short rose saumon et un sweet doté d'une inscription débile : je suis arrogante.
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Kill me
RomansaC'est seulement quand on a trouvé la raison de mourir que l'on oublie celle de vivre. La vie n'a jamais été qu'un lourd fardeau selon Kaelee. La seule personne qui comptait à ces yeux étant morte, l'héroïne de ce roman décide de la rejoindre dans l...
