Chapitre 7: Socrate p75-90

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Sophie finit par recevoir une réponse de la part de son professeur de philosophie, qui selon la signature se nommerait: Alberto Knox. Il lui répond qu'il est encore trop tôt pour qu'il se rencontre, et qu'il est possible que le foulard rouge qu'elle a retrouvé sous son lit appartienne à un/une autre élève, il lui recommande d'en prendre bien soin et lui fait savoir qu'il choisira lui-même l'emplacement et le moment de leur rencontre. Elle se demande également si elle finira par rencontrer Hilde, qui semble être une autre élève. Existe-t-il une pudeur naturelle? La plus intelligente est celle qui sait qu'elle ne sait pas. La vrai connaissance vient de l'intérieur. Celui qui sait ce qui est juste fera aussi ce qui est juste. Pour découvrir Alberto Knox, elle décide de faire parler le messager, que le professeur décrit comme "petit". Elle imagine alors qu'il s'agit peut être d'un enfant, et qu'elle n'aura aucun mal à le faire parler, malheureusement pour elle, il s'agit d'un chien, un labrador sable. Dans la lettre, l'homme précise qu'il s'appelle Hermès. Puis, il fait allusion à Athènes et à Socrate. Sophistes: personnes cultivée et compétente, dont le gagne-pain était d'enseigner aux citoyens, ils critiquaient la mythologie, mais en même temps, rejetaient l'idée de certitude. Ils s'intéressaient à l'homme et à sa place dans la société. Socrate (470-399 avt J-C) était un philosophe habile, qui s'enrichissait, non pas en enseignant, mais en discutant. On raconte que sa mère était sage-femme, et qu'il comparait sa pratique philosophique à la maïeutique (l'art de faire accoucher). En effet, ce n'est pas la sage-femme qui met au monde l'enfant, cependant elle aide à la naissance. Socrate, faisait de même avec les citoyens, il faisait peu à peu sortir leur propre jugement, au fil de la conversation. La vrai connaissance ne peut venir que de l'intérieur de chacun. Si Socrate finit par mourir, c'était justement pour "importuner" les gens d'Athènes. "Athènes est comme un cheval paresseux, déclarait Socrate, et moi, je suis comme un taon, qui essaie de le réveiller et de le maintenir en vie". Le professeur le compare à Jésus, personnage qui fut considéré comme énigmatique par ses contemporains. Après sa lecture, Sophie a encore des embrouilles avec sa mère, qui ne semble plus le supporter, et part en faisant claquer la porte derrière elle.


lecture du monde de Sophie, de Jostein GaazdezDes histoires addictives. Découvrez maintenant