Chapitre 21: Hume p 285-297

1K 2 0
                                        


Alberto continue son cours en passant au philosophe écossai Hume qui vécu durant la période des lumières de 1711 à1776. Sa philosophie reste la plus déterminante pour les empiristes, sa famille souhaitait qu'il devienne un homme politique, mais il prétendait qu'il "sentait une aversion irrésistible envers tout ce qui n'était pas philosophie ou culture générale". Son premier livre traité de la nature humaine, paru à ses 28 ans, bien qu'il affirme avoir eu l'idée de ce livre à ses quinze ans. Sophie interrompt son professeur, elle lui explique que si elle doit élaborer sa propre philosophie elle se mettrait alors à part de tous les philosophes dont ils ont parlés jusque-là puisque ceux-ci s'intéressent surtout à l'humanité, tandis qu'elle, elle s'intéresse à l'ensemble de la nature. Alberto lui répond qu'elle a raison, mais Hume est différent des autres philosophes vu jusque-là. En tant qu'empiriste il cherche à remettre de l'ordre dans les concepts et les constructions intellectuelles des précédents philosophes. Selon lui aucune philosophie ne peut «nous mener au-delà des expériences quotidiennes» ni «nous donner des règles de conduites différentes de celles qu'une réflexion sur la vie de tous les jours nous permet de trouver». Hume sous-entend ainsi qu'il faut mettre les idées impossibles ( ex : les anges) au feu et cherche à revenir sur la façon dont l'enfant perçoit le monde, c'est à dire «avant que les pensées et les réflexions n'aient envahi son cerveau». Il distingue deux types de représentations chez l'homme, les impressions et les idées. Impressions: les perceptions vives et immédiates du monde extérieur. Idées: souvenirs attachées à ces impressions. Hume s'attaque à décomposer toutes les représentations pour vérifier ou non si elles sont réelles, à partir des idées, de l'ensemble de nos impressions nous avons créé beaucoup de réalités imaginaires. «Nous appliquons le même schéma que dans un rêve». Sophie essaye d'appliquer la notion du «moi» par rapport aux conceptions du philosophe, ce qui se révèle assez compliqué, sa représentation est plutôt un ensemble d'idées comme le lui fait remarquer son maître. Hume n'était pas chrétien, il ne cherche pas à démontrer que l'âme de l'homme est immortelle ou à affirmer l'existence de Dieu, cependant il était un agnostique. Un agnostique est quelqu'un qui ne sait pas si Dieu existe, n'y croit ni n'y croit pas. Hume constate le besoin qu'ont les hommes de croire au surnaturel. L'enfant lui ne sait pas ce qu'est le surnaturel, car il ne connaît pas les lois de la nature et garde toujours ses sens en éveil, ce que Hume souhaiterait que fasse les hommes «L'enfant est sans préjugés qualités première d'un philosophe». Selon Hume ce n'est pas parce qu'on a été témoin de quelque chose qu'on en a fait l'expérience. Selon lui «les  lois naturelles» et «lois de cause à effets» relèvent de l'habitude et ne sont aucunement fondées sur la raison. L'un des premiers devoirs du philosophe est d'empêcher l'homme de tirer trop rapidement des conclusions. Pour clore le chapitre le professeur ajoute que selon Hume ce n'est pas la raison qui détermine nos paroles et nos actions mais nos sentiments.

lecture du monde de Sophie, de Jostein GaazdezOù les histoires vivent. Découvrez maintenant