Hilde descend de son lit et pose le classeur surson bureau. Elle prend rapidement sa douche. Sa mère l'appelle pourlui annoncer le petit déjeuner et s'intrigue lorsque sa fille luirépond qu'elle va rapidement faire un tour en barque.
« La planète vivante, c'est nous,Sophie! Nous sommes le grand bateau qui navigue autour d'un soleilbrûlant au sein de l'univers. Mais chacun de nous est aussi unbateau qui traverse la vie avec son changement de gènes. Si nousparvenons à livrer la marchandise à bon port, nous n'aurons pasvécu en vain... »
Elle se souvient de ces phrases par cœur, etcelles-ci la perturbent, elle sent qu'elles s'adressent plus à ellequ'à Sophie. Hilde rame énergiquement une fois dans la barque etn'arrête que lorsqu'elle se sent calmée. Elle s'interroge à proposde Sophie et d'Alberto, a du mal à croire qu'il s'agit simplement depersonnages imaginé par son père. Bien que ce classeur soit à sesyeux un cadeau fantastique, elle trouve toujours qu'il y est allé unpeu fort et pense au petit fil à retordre qu'elle va lui mettre surle chemin du retour afin de les venger, imagine son père perdu àl'aéroport de Copenhague. Apaisée elle finit par rentrer, mangetranquillement avec sa mère et apprécie le fait de parler debanalités comme: l'œuf à la coque est délicieux...Tard dans lasoirée elle reprend sa lecture.
Il est encore question de la porte frappée,Alberto propose de se boucher les oreilles, que la personne finirapar s'en aller, mais Sophie veut aller voir de qui il s'agit, ill'accompagne. Sur le perron se trouve un homme nu qui se tientdignement, la seule chose qu'il a sur lui est une couronne sur latête.
« -Eh bien que pense la noble assembléedu nouveau costume de l'empereur? »
Voilà ce que dit cet homme, tous les deux sontébahis et l'empereur est indigné qu'ils ne lui répondent pas.Courageusement Alberto lui fait remarquer sa nudité, la pose del'homme finit par faire rire Sophie et celui-ci comprenant enfin lavérité s'enfuit dans la forêt. Après avoir rit ensemble quelquesinstants sur le perron, Sophie et Alberto rentrent. Voyant qu'il estdéjà deux heures et demies Sophie précise à Alberto qu'elle aencore beaucoup à faire pour préparer sa fête, celui-ci comptecependant lui dire quelque mot sur Sigmund Freud. Le philosophenaquit en 1856 et étudia à la médecine de l'université de Vienne.Il y vécu sa vie, à l'époque où cette ville était un des grandscentres culturelles d'Europe. Il fut très vite spécialisé danscette branche de la médecine qu'on appelle la neurologie. À partirde la fin du XIX e et durant une grande partie du XX e siècle iltravailla sur la psychanalyse. Sous la demande de Sophie, Albertonous explique que le terme « psychanalyse » concerne àla fois une description de l'âme humaine et une méthode poursoigner les souffrances nerveuses et psychiques. « Freudpensait qu'il existe toujours une relation conflictuelle entre unhomme et son milieu. Il s'agit plus exactement d'un conflit entre,d'un côté, les pulsions et les désirs de l'homme et, de l'autre,les exigences du monde qui l'entoure. On peut dire sans exagérationque Freud est le premier à avoir découvert la vie pulsionnelle deshommes. Cela fait de lui un des représentant les plus importants desmouvements naturalistes qui ont tant marqué la fin du XIX esiècle. » Par « vie pulsionnelle » il est entenduque toutes nos actions ne sont pas guidées par la raison, Freud amême osé allé jusqu'à parler de « sexualité infantile »ce qui fit de lui quelqu'un de très impopulaire à la bourgeoisie deVienne. À l'époque victorienne (du règne de la reine Victoriad'Angleterre) ce qui était en lien avec la sexualité était tabou.C'est dans son travail de psychothérapeute que Freud pris consciencede la sexualité des enfants. Il remarqua aussi que certainsproblèmes de santés pouvait remonter à des conflits d'enfance. Ilcréer peu à peu une « archéologie de l'âme », faitremonter la conscience du patient à une expérience douloureuse quecelui-ci a essayé d'oublier, mais qui, malgré tout, est resté aufond de lui. Freud se rend compte que la manifestation de nos désirsse modifie au fur et à mesure durant notre vie. Ce qui fait que nousprenions conscience que nos désirs sont « sales », « demauvais goûts » il l'appelle le « surmoi ». Ungrand nombre des patients de Freud vécurent ce conflit entre ledésir et la culpabilité (venant la plupart du tant de l'enfance oùl'on reprochait au plus jeune de toucher ses organes sexuels) demanière si dramatique que le psychothérapeute appelait « lanévrose ».
« Nous vivons sous la pression constantede ces pensées refoulées qui essaient de se frayer un chemin versla conscience. C'est pourquoi il nous arrive souvent d'avoir « lalangue qui fourche » c'est à dire des lapsus. »
On parle sans le vouloir. C'est un peu la mêmechose en ce qui concerne le fait de rationaliser et projeter.Toutefois le terme « projeter » s'attribue plus auxsentiments sexuels que l'on ressent malgré nous sans oser les avoueren traitant alors les autres d'obsédés sexuels. Il est important delaisser la porte entrebâillée entre la conscience et l'inconscient.Le névrosé est celui qui fait tout son possible pour chasser de saconscience ce qui le met mal à l'aise. Ces expériences sont des« traumatismes », durant ses heures d'entrevues Freudtentait de faire ouvrir ces portes closes dans la mémoire de sespatients. Son livre le plus important, parut en 1900 L'interprétationdes rêves explique que nos rêves ne sont pas un hasard, nospensées inconscientes essayent de se frayer un chemin vers laconscience. Freud après avoir traité ses patients et aussi analyséses propres rêves parvint à la conclusion que ceux-ci permettent laréalisation du désir. Cependant le rêve a un « contenulatent » il faut prendre le tant de l'analyser, car il possèdeun sens caché à la conscience. En général les contenus du rêvesont dut au jour précédent. Nous devenons nerveux et irritablelorsqu'on nous dérange dans une phase de rêve, ce qui prouve notrebesoin de ressentir dans une expression artistique notre situationexistentielle. Freud nous a prouvé l'importance magistrale de laconscience humaine « nous gardons quelque part enfoui au plusprofond de notre conscience ce que nous avons vu et vécu. Et toutpeut remonter à la surface. »
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lecture du monde de Sophie, de Jostein Gaazdez
De Todoen ce moment je lis le monde de Sophie, comme je vais faire de la philo cette année. Ce livre est assez volumineux, mais très intéressant, et je pense qu'il est tout de même dommage de ne pas le lire, c'est pourquoi j'ai moi-même fait de petits résu...
