Orpheline depuis l'enfance, Meredith avait appris à n'aimer personne d'autre qu'elle-même.
Seule au monde, elle avait été recueillie par la CIA. Ils avaient fait d'elle une tueuse travaillant pour le gouvernement.
Jamais elle n'avait raté une seule...
Il resta en état de choc. Cela me permit d'avancer vers lui et de lui prendre l'arme des mains. Je la jeta à terre en tremblant de tout mon corps. Jamais je n'avais eu aussi peur de ma vie. J'avais eu tellement peur que j'en avais eu une petite boule au ventre. Mais tout allait bien maintenant.
-Oh mon Dieu Nikolas. Non! Ne me refais plus jamais une peur pareil.
Il vint poser sa main sur mon ventre comme pour réaliser ce que je venais de dire.
-On va avoir un bébé. Dis-moi que tu comprends. Jamais je n'aurais pu te tuer parce que cet enfant c'est le nôtre, lui dis-je.
Des larmes coulaient sur son visage. Probablement pour la première depuis sa plus tendre enfance, Nikolas pleurait. C'était à cause de moi. Par ma faute... Il n'avait même pas pleuré à la mort de son père mais là il le faisait. Cela me fit me rendre compte que je l'avais brisé...
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En voyant le vide dans ses yeux, je me disais que j'aurais versé toute les larmes de mon corps s'il le fallait pour que lui n'ait pas à en verser un seule.
-Depuis quand tu le sais? Demanda-t-il d'un ton que je n'avais jamais entendu avant.
Sa voix laissait paraître toute la peine et la frustration qu'il ressentait en cet instant.
Je voulu attraper sa main dans la mienne. Mais il tremblait tellement. Il tremblait bien plus que moi. Jamais je n'aurais crus que je lui infligerais toute cette souffrance.
-Depuis deux mois.
Il essuya ses larmes et sembla reprendre ses esprits.
-Tu me mens, me dit-il en me tournant le dos.
-C'est la vérité et on peut le prouver, lui répondis-je.
Je restai à distance. J'avais vite compris qu'en ce moment, il ne voulait sûrement pas que je le touche ou que je m'approche de lui.
-Est-ce que c'est vraiment moi le père? Ou c'est encore un autre de tes mensonges? Demanda-t-il cette fois en me regardant dans les yeux.
Je n'arrivais pas à croire qu'il me pose une telle question.
-Tu as beau me détester en ce moment Nikolas mais au fond de toi, tu sais parfaitement qu'il n'y a que toi qui puisse été le père, lui dis-je.
Ses yeux étaient humides. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux.
-C'était censé être le plus beau moment de ma vie. Celui où j'allais savoir que j'allais enfin devenir père, m'avoua-t-il.
Ça avait toujours été son rêve je le savais. Mais les circonstances, ne le rendaient pas satisfait. Je le comprenais parfaitement. Je baissai les yeux vers mes mains.
-C'est toi qui décide de ce que l'on va faire, lui dis-je.
Je m'en remettai totalement à lui. Il avait toute ma confiance et quoiqu'il déciderait, je le suivrai.