L'interview

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- Bonjour, monsieur le comte j'aimerai vous remercier de nous accueillir dans votre charmant manoir qui appartenait à votre mère et que le public connaît si bien. La philanthrope Lady Sophie. Permettez-moi d'abord, de vous féliciter pour vos fiançailles.

-Merci, tout le plaisir est pour moi George. Ma fiancée et moi sommes ravis de vous accueillir dans cette demeure qui était si chère à ma défunte mère, pour vivre avec nous ce joyeux événement.

- Oui, on n'est heureux d'y assister. La première question s'adresse à mademoiselle Caroline. Caroline, Caroline Marquez, vous êtes une énigme pour nous. Apparut dans les journaux et la société comme par magie, alors qu'on n'a jamais entendu parlez de vous. Sans parler que vous n'avez aucun lien familial, ni amical avec les personnalités ou l'aristocratie d'ici. Pouvez-vous, nous dire un peu plus sur vous et votre vie avant le scandale de Suède.

Le comte la regarde en lui faisant signe qu'elle pouvait y répondre.

- Je n'ai rien de surprenant vous savez. Je  vis dans une campagne en Algarve où j'étudie, je vais quelques fois à la plage et j'aime me promener dans les champs.

Elle donne très peu d'informations, car elle non plus n'a pas trop envie d'étaler sa vie à la presse. Déjà qu'ils connaissaient son nom c'était assez. S'ils connaissent la vérité sur la vie pas très catholique de la famille Marquez, cela ne créerai qu'un scandale de trop.

-C'est tout! Répondit George d'un sourire contrarié.

-Caroline est une jeune femme bien ordinaire avec une vie très simple. C'est pourquoi vous connaissez très peu de choses sur elle. Dit Ernest.

George s'est mit à la regarder d'un regard perçant, comme s'il doute de ce qu'elle dit Il essaye à tout prix de connaître la vérité, car son instinct lui dit qu'il se cache quelque chose entres eux.

-Oui, je vois. Bon passons à une autre question! Je sais que c'est un sujet très délicat, mais vous comprenez que c'est mon travail de tout savoir sur les nouvelles de la société. J'aimerai que vous me parlez et cette fois clairement et précisément sur ce qui s'est vraiment passé à  la soirée du bal de Suède.

Caroline se stresse face à ses insistances. Elle ne s'y attendait pas à cette question et surtout qu'elle soit posé par un homme aussi acharné à savoir la vérité. Elle a l'impression qu'il est comme un détecteur de mensonge qui peut lui arracher la vérité avec de simples mots et un simple regard. Elle qui n'est pas bonne menteuse jouer cette comédie la rend tendue. Heureusement, Ernest qui semblait plus détendu, finit par lui toucher les genoux en faisant signe qu'il va répondre à sa place.

-À vrai dire, même-si cela est très gênant et il n'est pas convenable de parler de ce sujet tabou. J'aimerai vous dire que Caroline et moi vivons une histoire d'amour si fusionnelle que nous avons finis par passer à l'acte. Si vous comprenez ce que je veux dire. Cela explique la position pas du tout respectable que cet homme nous a trouvé dans cette salle.

-Je comprends et je respecte votre intimité, mais je veux surtout savoir qu'elle est l'origine du cri de Caroline. C'est vraiment cet événement qui a interpellé les invitées de cette soirée et a créé ce scandale.

-À vrai dire Caroline a une phobie des araignées et en trouvant une sur le piano elle a lâché un cri incontrôlable.

-C'est juste à cause de ça? Dit-il en levant son sourcil droit, comme signe que cette réponse ne le satisfaisait pas.

Ernest continu à sourire, comme si de rien était.

-Oui, il y'a rien d'autre à ajouter sur ce sujet.

- Puisque le temps passe si vite, je vais passer vers la dernière question. Vous savez Ernest, il y'a quelques années vous étiez mariés à Lady Mary qui était devenu quelques temps après votre mariage comtesse. Est-ce que Caroline sera destinée après ce mariage à avoir ce titre?

Elle gloussa en entendant cette question.

« Moi Comtesse? Bien-sûr que non!  » Se dit-elle.

-Non! Cela ne fait pas partie de nos projets futurs. Ce mariage n'est pas un mariage aristocratique et Caroline ne possédera aucun titre à cela. Elle sera que mon épouse et ce sera déjà beaucoup. Dit-il en révélant sa personnalité narcissique qu'il tente tant bien que mal de dissimiler.

-Et pourquoi, elle n'aura pas le droit à cela? George semblant vexé que ce conte de fée ne finisse pas par un couronnement, comme celui de princesse Sissi.

-Parce qu'elle ne connaît pas beaucoup de choses de la société pour devenir comtesse. De plus, cela prend des années de formations et même là il faut voir. Tout le monde n'a pas les qualités innées et l'éducation de noblesse que Mary possédait. Dit-il, semblant un peu énervé. Le comte commence malgré-lui à montrer ce qu'il pense vraiment de Caroline et surtout à perdre son sang froid.

Georges reste bouche bée devant ces propos et elle aussi. Elle sait qu'il ne l'apprécie pas, mais il n'était pas obligé de parler d'elle comme une fille de la basse société qui ne possédait pas la moindre qualité pour être acceptée dans ce milieu.

Le journaliste finit par être satisfait d'avoir déstabilisé le comte. Il n'a jamais vu Ernest perdre son sang froid. Cela est un indice qu'il a bien fait son travail.

-Bon, alors je vous remercie pour cette entrevue et je vous souhaite de très belles années de mariages aux futurs époux.

'' Coupé! '' dit le metteur en scène.

La caméra s'éteint et on se lève pour se diriger dans la salle de réception avant que la cérémonie commence. Nous prirent quelques photos du couple. Une des plus belles était celle qui était dans la salle de réception donnant sur le grand jardin. Ernest enlaçait sa future épouse en la regardant chaleureusement tandis que Caroline le regardait à son tour d'un sourire resplendissant. Sa main était sur l'épaule d'Ernest en mettant en valeur son alliance. Cette photo a fait la Cover du magazine, elle était tellement belle qu'on les a appelé le couple de l'année. Ensuite l'équipe partie et les invités arrivèrent.

Au-delà des apparences (Terminé)Des histoires addictives. Découvrez maintenant